Magazine DSI
Défense et Sécurité Internationale
Défense et Sécurité Internationale
23/05/13
Yann Andruétan, Coll. « Guerres et opinions », Economica, Paris, 2013, 116 p.
La question des « blessures invisibles » n’est certes pas neuve mais elle devient plus urgente dès lors que les guerres ne sont plus menées pour une question de survie nationale « justifiant » plus facilement les traumatismes. Aussi, l’auteur, psychiatre et médecin en chef dans le service de santé des armées fait-il œuvre utile avec cet ouvrage qui présente plusieurs intérêts.
Le premier est « d’entrer » dans ce type de blessures, d’en comprendre le « comment » et les expressions, au-delà de la simple expression de témoignages. L’auteur traite de facto son sujet en dix questions en ne manquant pas de s’appuyer sur des exemples concrets et, surtout, en en donnant une bonne vue. Certes, ce n’est pas un ouvrage scientifique mais il a toute l’apparence d’un manuel pratique. La suite >
22/05/13
Notre rédacteur en chef étant manifestement plus doué pour l’écriture que pour l’informatique, il avait rendu secret le précédent groupe Facebook de DSI. L’occasion d’en créer un neuf, de « liker » mais aussi de venir débattre de nos articles. A voir ici.
22/05/13
Le débat autour de l’usage de drones armés connait des développements intéressants en France. Reste qu’il apparaît comme considérablement en retard : le premier drone RQ-1 a volé en 1994 et le premier tir opérationnel s’est déroulé au Yémen (déjà), en 2002. Il y a donc respectivement près de vingt ans et plus de dix ans (!). Voici ce que nous écrivions à son sujet dans DSI n°32 (décembre 2007), dans le cadre de la fiche technique qui était consacrée aux R/MQ-1A et C. La fiche technique consacrée au MQ-9 est parue dans DSI n°85.
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Petit (et donc facilement projetable), très adaptable, affichant un taux de disponibilité supérieur à 90 % et peu coûteux (l’appareil est estimé à un million de dollars), le Predator a déjà une riche carrière opérationnelle derrière lui et l’on peut estimer qu’à bien des égards, il a radicalement contribué à l’engouement des forces aériennes pour les drones MALE. Certes, son développement s’est souvent produit à la suite de missions opérationnelles (les premiers appareils ne disposant pas d’un système de dégivrage, plusieurs s’étaient écrasés sous le poids de la glace accumulée sur les ailes) et les pertes – 48 ou 49 exemplaires – ont été nombreuses. La suite >
21/05/13
Les 28 et 29 mai 2013, dans le cadre du programme de recherche « Guerre et société » (Fondation Simone et Cino Del Duca / ASMP).
Lieu : Fondation Simone et Cino Del Duca – 10 rue Alfred de Vigny – 75008 PARIS
Inscription : info@asmp.fr
Programme
Mardi 28 mai 2013
9h30 : Accueil et présentation de la journée d’étude,
par Jean Baechler, Professeur émérite, Université Paris-Sorbonne, Membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
10h-12h : D’Athènes à Constantinople
Présidence de séance : Jean Baechler, Professeur émérite, Université Paris-Sorbonne, Membre de l’Académie des sciences morales et politiques. La suite >
20/05/13
Dans la foulée des récentes déclarations portant sur l’acquisition de drones MQ-9 Reaper, il nous a paru intéressant de revenir sur cet article, publié en octobre 2012, avant donc la parution du Livre blanc et alors qu’était évoqué le projet de fusion EADS/BAE System.
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI. Article paru dans DSI, n°85, octobre 2012 (pp. 90-95), aucune reproduction sans l’autorisation préalable de la rédaction.
C’est malheureusement banal de l’écrire, le dossier du renouvellement des drones MALE a pris un retard phénoménal et l’actualité récente (évocation d’une fusion entre BAE et EADS, collaboration sur les MALE entre l’Allemagne et la France, questionnements autour du Telemos franco-britannique) va dans le sens d’une redistribution industrielle des cartes qui pourrait ne pas permettre une réflexion posée. Tout cela laisse peu de place à la réflexion militaire autour de ces appareils. Mais comment conçoit-on un MALE ?
Les trois vecteurs militaires
La valeur de toute force militaire et des équipements dont elle est dotée se mesure à l’aune des effets politiques qu’ils sont en mesure de produire. Pour les drones, MALE comme HALE[i], ceux-ci sont fondamentalement de deux grandes catégories d’ordres. Le premier est évidemment l’ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) en ayant à disposition des plateformes dotées de capteurs dont l’avantage comparatif réside dans la persistance au détriment de la fugacité, qui est le propre des appareils de reconnaissance. En orbitant sur une zone donnée, un drone autorise une surveillance constante des points qui lui sont assignés. Stratégiquement parlant, le drone apparaît comme utile : parce que les dispositifs militaires se contractent, le drone troque de la présence humaine sur zone contre une présence technologique. Cette dernière est trompeuse dès lors que le système n’est pas autonome. Il n’élimine nullement le recours à l’homme, dès lors que 24 heures de vol d’un MQ-9, par exemple, requièrent 66 analystes du renseignement, en plus de l’équipage et des maintenanciers de l’appareil, même s’ils restent au sol. In fine, le drone est donc un facteur d’anticipation augurant d’une action militaire pouvant jouer avec le temps. La suite >
17/05/13
Grégoire Chamayou, Editions La Fabrique, Paris, 2013, 363 p.
Ce n’est pas une histoire du drone ou une étude comparative que nous propose l’auteur mais bien une réflexion philosophique autour du drone armé. Faisant de la stratégie génétique sans en avoir l’air – il repart de l’instrument pour chercher les intentions de ses concepteurs – il revient, non sans malice ni une ironie très supportable, sur les rationalités propre à l’emploi de ces appareils.
Très foucaldien, le drone permettrait de « surveiller et anéantir » mais met également la guerre à distance, remettant en question, du coup, la valeur politique, souveraine, de la guerre. Ce faisant, le drone est un symptôme d’une mutation plus large de notre rapport à la politique ou à la mort. Qu’en penser ? La suite >
15/05/13
Piriou et DCNS ont créé Kership, une société commune visant à constituer à terme un leader mondial des navires destinés à l’action de l’Etat en mer. La co-entreprise est déjà opérationnelle et est active le domaine des navires aux standards civils destinés à l’action de l’Etat en mer. Ce projet s’inscrit dans les stratégies de croissance respectives des deux entreprises en élargissant leurs marchés accessibles.
Détenue par Piriou et DCNS à respectivement 55% et 45%, Kership est une société anonyme par actions simplifiées à Conseil de surveillance avec parité de représentation des deux partenaires. La société est dirigée par Patrick de Leffe, jusqu’à présent Directeur de l’Audit et des Risques de DCNS et qui avait notamment été de 1999 à 2008 directeur de l’ingénierie de ce groupe. Le siège social est basé à Concarneau (29). La suite >
15/05/13
La presse américaine indique aujourd’hui que la Chine a procédé au test d’un missile anti-satellite Dong-Neng-2, capable de frapper sur les orbites de satellites moyennes et géostationnaires. Concrètement, si les faits se vérifient, cela signifierait que Pékin serait en mesure de frapper les réseaux de navigation par satellite mais aussi les satellites de communication et de détection de lancement de missiles balistiques. La Chine a quant à elle indiqué qu’il s’agissait du tir d’une fusée-sonde à très haute altitude.
Voici ce que nous avions publié dans DSI n°86 (novembre 2012) : « Selon les analystes américains, la Chine serait sur le point de tester un nouveau type de missile antisatellite, le Dong Neng 2. A les suivre, l’engin serait une menace majeure pour les forces occidentales dès lors qu’il serait expressément conçu pour mener des frappes par collision directe sur des orbites géosynchrones, à environ 36 000 km de distance de la terre, soit l’altitude à laquelle opèrent les satellites de communication. Jusque là, les essais antisatellites menés, américains, russes ou chinois, visaient des satellites opérant sur des orbites basses ». La suite >
14/05/13
L’excellent 13ème RDP a posté hier une vidéo de présentation pour le moins bien fagottée :
13/05/13
Le défilé de la victoire, le 9 mai 2013 à Moscou a commémoré la victoire sur l’Allemagne nazie. 11 000 hommes, 101 véhicules dont 3 SS-27 Topol-M et 68 aéronefs ont défilé sur la Place rouge.