Qualification du Tigre HAD

La DGA a prononcé, le 21 novembre 2014, la qualification de l’hélicoptère de combat Tigre appui-destruction (HAD) destiné à l’armée de Terre française dans sa version définitive (dite block 2).

Après la certification prononcée le 17 novembre 2014, cette qualification marque la fin des développements de la nouvelle version du TIGRE. Elle ouvre la voie à la réception par la DGA des appareils de série aptes à tous types d’engagements. Cette version apporte au Tigre HAD les capacités suivantes : navalisation et aérotransport, accroissement de la précision du tir des roquettes, accroissement de l’autonomie de l’appareil avec les bidons de combat. La suite >

Colloque « Drones et robots en mer » – CESM

Café-débat stratégique « La fin du modèle militaire occidental » avec C. Brustlein et J. Henrotin

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France’s War in Mali. Lessons for and Expeditionary Army

Michael Shurkin, Rand Corporation, Santa Monica, 2014.

Source de nombre de leçons, l’opération Serval a également été suivie par les alliés et leur vision éclaire, de manière intéressante, nos propres modes d’action. En l’occurrence, le rapport de Michael Shurkin, préparé à la demande de l’US Army (et gratuitement accessible en ligne), porte sur la période de janvier à avril 2013 et met en évidence la flexibilité opérationnelle des forces françaises, à plusieurs niveaux.

D’abord d’un point de vue organisationnel, au travers des structures de type GTIA/SGTIA, interarmes et véritablement modulaires. Ensuite, du point de vue opérationnel, en cherchant à limiter l’empreinte des forces et en mettant aussi bien en évidence la recherche de la manœuvre que l’aptitude à prendre en compte les spécificités sociopolitiques du théâtre d’opérations. Enfin, du point de vue technologique, par la combinaison de véhicules légers et de systèmes de numérisation. La suite >

Un nouvel art de la guerre

Jean-François Phélizon, Coll. « La pensée stratégique », Nuvis, Paris, 2014, 305 p.

Déjà auteur de plusieurs ouvrages, dont l’excellent Introduction à la stratégie co-écrit avec Vincent Desportes, Jean-François Phelizon revient ici avec un ouvrage atypique. Progressant dans son raisonnement au travers de 712 maximes regroupées en 14 chapitres, l’auteur utilise une pédagogie particulière : si toutes peuvent être lues individuellement, l’ensemble offre une cohérence supérieure.

C’est d’autant plus le cas que chacune est savamment pesée et laisse à méditer. L’ouvrage fait donc partie de cette catégorie bien particulière du livre de chevet, qui ne peut pas se lire d’une traite si l’on veut bénéficier de l’ensemble de ses leçons. Sur le fond, on notera l’attention particulière de l’auteur à l’égard de deux aspects aussi essentiels que – relativement – peu traités dans la littérature. La suite >

Le bateau qui fait « boum »

Vu que la tendance est venteuse, avec fort coups de Mistral ; et vu que finalement, on ne sait toujours pas quoi faire de deux bateaux dont des pans entiers sont russes, petit retour en arrière sur la chronique que j’avais fait paraître dans DSI n°58, en avril 2010. Oui, absolument. Vous étiez prévenu…

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Ach, mes amis, Carl vient de passer en revue une exposition d’affiches de propagande de la guerre froide et n’a pu manquer de tomber sur la fameuse « colombe qui fait boum », qui raillait la politique de paix soviétique alors qu’au même moment, la doctrine Sokolovsky envisageait sérieusement d’utiliser l’arme nucléaire comme une arme du champ de bataille. Ce qui m’a renvoyé illico à nos jours si pacifiques (bon, d’accord, c’est une blague) où un gentil amiral russe, après avoir justifié l’achat d’un BPC Mistral par le rôle qu’il pourrait jouer dans les opérations humanitaires, s’est fait doubler par un de ses camarades indiquant que si la marine de Moscou avait eu ledit Mistral en 2008, il n’aurait pas fallu six heures pour envahir la Géorgie mais bien 40 minutes.

Bref, et pour ne pas m’attirer que des amis, un « bateau qui fait boum ». En même temps, l’amiral russe en question, ce n’était pas moi. Plus sérieusement, cette affaire à un petit goût bizarre en bouche. Certes, on l’a suffisamment dit, on veut vendre, vendre et vendre encore. Mais, d’un autre côté, a-t-on bien compris toutes les implications de la vente ? Certes, les Baltes, les Suédois, l’Administration Obama et quelques autres ne sont pas franchement pour et il a fallu déployer des trésors de diplomatie pour faire comprendre que c’est un bâtiment de combat qui n’est pas un bâtiment de combat. La suite >

Le monde des publications – novembre 2014

Novembre sera peu prodigue en parutions francophones autour des questions militaires. Au-delà des récentes publications, deux ouvrages retiennent l’attention dans la collection « La pensée stratégique » de Nuvis. Le premier, sous la plume de Régis Debray, Vincent Desportes et Caroline Galacteros-Luchtenberg est intitulé Guerre, technologie et société (Paris, 2014, 84p). Le deuxième, Guerre, mémoire et identité est l’œuvre, sous direction, de Grégory Cattaneo (Paris, 2014, 226 p.).

Chez Tallandier, Max Schiavon publie Le front d’Orient. Du désastre des Dardanelles à la victoire finale 1915-1918 (Paris, 2014, 378 p.). Dans un registre politique, la question nord-coréenne est tellement peu abordée, a fortiori en français, que la publication de La dynastie rouge. Corée du Nord, 1945-2014 de Pascal Dayez-Burgeon (Perrin, Paris, 2014, 320 p.) constitue un petit événement.  Chez Pierre de Taihlac, Jean-Dominique Merchet publie quant à lui Au cœur du renseignement militaire. Histoire du 13ème régiment de dragons parachutistes (Paris, 2014, 192 p.).

C’est donc en anglais qu’il faudra trouver un peu plus de matière à réflexion. Dans le registre historique, on note le Fu-Go: The curious history of Japan’s balloon bomb attack on America de Ross Cohen (University of Nebraska Press, 2014, 296 p.) mais aussi, par Gérard Chaliand, A Global History of War (University of California Press, Berkeley, 2014, 312 p.). Chez Osprey, Mark Stille publie The Imperial Japanese Navy in the Pacific War (New York, 2014, 400 p.). La suite >

SCAF : ça se précise

Suite à la signature de l’accord politique au salon aéronautique de Farnborough en juillet dernier, Dassault Aviation et BAE Systems ont aujourd’hui annoncé avoir reçu un contrat de deux ans de la part des gouvernements français et britannique, afin de contribuer à définir l’expression de besoin franco-britannique pour un Système de Combat Aérien Futur (SCAF).

Le contrat a été officiellement notifié à Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation, et Ian King, Président exécutif (CEO) de BAE Systems, par les responsables des agences nationales d’acquisition de matériels de défense, nommément Laurent Collet-Billon, Délégué Général pour l’Armement (DGA), et Bernard Gray, Chief of Defence Materiel du ministère britannique de la Défense, à l’occasion d’une cérémonie organisée au Siège de Dassault Aviation à Saint-Cloud. La suite >

Histoire & Stratégie Hors-Série n°5 – Encyclopédie de l’armement. Les principales forces navales dans le monde

Longtemps figée et limitée à quelques grandes nations maritimes, la carte de la puissance navale est en plein bouleversement depuis deux décennies. Appuyés sur leur développement économique, et sous des pressions tant économiques – participer à la sécurisation des voies maritimes et s’assurer du contrôle de leurs Zones Economiques Exclusives (ZEE) – que stratégiques, nombre d’États autrefois presque inexistants dans le domaine naval sont devenus des puissances qui comptent. Poussées par l’expansion maritime chinoise, de plus en plus offensive, les puissances de l’Asie de l’Est et du Sud-Est se sont engagées dans un processus de modernisation de leurs forces aéronavales, souvent doublé d’un accroissement quantitatif de celles-ci. L’Amérique latine pourrait connaître un scénario similaire dans les trois décennies à venir, d’autant que nombre de marines sud-américaines sont vieillissantes.

Le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord connaissent des microcourses aux armements navals, l’Algérie et le Maroc étant les deux exemples les plus parlants. Les puissances nouvelles ou en renouveau, comme le Brésil ou la Turquie, déploient des ambitions navales en cohérence avec leur poids économique et l’influence politique qu’ils souhaitent avoir. Enfin, l’Europe et – moins perceptiblement – les États-Unis sont engagés dans un déclin de leur puissance navale, qui – s’agissant de la France – s’accompagne d’une relative incapacité à définir une stratégie navale cohérente.

Voici le panorama de ce nouveau numéro hors série d’Histoire & Stratégie, qui fait suite à celui proposé en 2013 sur les puissances aériennes, et se propose de classifier les puissances navales en proposant une analyse succincte des principales forces navales de la planète et en détaillant leur équipement et leur organisation. Le croisement des deux classements ne manque pas d’être révélateur des équilibres militaires dans les « espaces fluides » aéromaritimes, et sera suivi en 2015 du classement des puissances terrestres. Introduit par Benoist Bihan, chercheur en études stratégiques et rédacteur en chef adjoint d’Histoire & Stratégie, ce numéro propose une classification unique en France, et est appelé à constituer un outil de travail précieux pour le professionnel comme pour l’étudiant.

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Techno-guérilla et guerre hybride. Le pire des deux mondes

Joseph Henrotin vient de faire paraître son nouvel ouvrage aux éditions Nuvis, dans la collection « La pensée stratégique » : en 360 pages et huit chapitres, il analyse l’émergence des logiques d’hybridation, notamment au travers d’un état de l’art complet des travaux sur les stratégies alternatives menés dans les années 1970 et 1980. Au-delà, c’est également du développement des opérations terrestres, navales, aériennes, non-conventionnelles et informationnelles dont il est question, au travers d’une série d’exemples éclairants.

La table des matière de l’ouvrage peut être consultée sur le site de l’Institut de Stratégie Comparée. La suite >