Techno-guérilla et guerre hybride. Le pire des deux mondes

Joseph Henrotin vient de faire paraître son nouvel ouvrage aux éditions Nuvis, dans la collection « La pensée stratégique » : en 360 pages et huit chapitres, il analyse l’émergence des logiques d’hybridation, notamment au travers d’un état de l’art complet des travaux sur les stratégies alternatives menés dans les années 1970 et 1980. Au-delà, c’est également du développement des opérations terrestres, navales, aériennes, non-conventionnelles et informationnelles dont il est question, au travers d’une série d’exemples éclairants.

La table des matière de l’ouvrage peut être consultée sur le site de l’Institut de Stratégie Comparée. La suite >

DSI n°108, novembre 2014

Editorial
Nominations et agenda
Veilles contre-terroristes
Veilles conflits
Veilles stratégiques
Veilles industries
Contrats du mois

Stratégie

La possibilité d’une défaite
Par Benoist Bihan, chercheur en études stratégiques, rédacteur en chef adjoint de la revue Histoire & Stratégie, animateur du blog La Plume et le Sabre

Histoire brève d’une victime conciliante
Par Vincent Desportes, Général (r), ancien directeur de l’Ecole de Guerre, professeur de stratégie à Sciences Po et à HEC

De l’Irak à la Syrie : convergence de feux aériens contre l’Etat islamique
Par Romain Mielcarek, spécialiste des questions de défense La suite >

XWind 4000 : le concept ship de DCNS

DCNS présentait le concept ship XWind 4000 prenant la forme d’une corvette trimaran – qui n’est pas destinée à entrer en production – et permettant de tester un certain nombre de technologies.

Conçu depuis plusieurs années, il intègre huit catégories d’innovations, à commencer par un mât topside intégré doté d’antennes conformales. Doté de deux spots d’appontage, il permet d’embarquer des drones aériens, de surface et sous-marins, y compris dans une baie multifonction (« flex-zone ») reconfigurable qui donne sur les hangars. La suite >

DSI sur Euronaval

L’équipe de DSI sera présente sur Euronaval 2014. Venez nous rendre visite sur le stand A30 !

Des armes à tout faire ? Modularité et polyvalence des équipements militaires

La polyvalence et la modularité ont été considérées comme des impératifs pour la conception de matériels militaires, permettant de réduire les coûts comme de faciliter l’entraînement et la maintenance. Mais ces concepts doivent être définis plus avant, en particulier au regard du domaine – terrestre, aérien ou naval – dans lequel ils seront appliqués. Si elles peuvent être utiles, la polyvalence et la modularité ne devraient cependant pas être considérées comme la panacée face aux contraintes budgétaires actuelles.

J. Henrotin revient sur cette question dans le 54ème Focus stratégique de l’IFRI. La monographie peut être gratuitement téléchargée.

Euronaval : CMN présente la corvette C Sword 90

CMN confirme en 2014 sa volonté de proposer aux marines les plus exigeantes des concepts innovants et performants. En complément des nouveaux navires Ocean Eagle 43 Mine Hunter et Combattante FS 46, CMN poursuit sa démarche en introduisant de nouveaux designs comme facteurs de performance de ses navires. A l’occasion du salon Euronaval à Paris, CMN présente un concept innovant la : corvette C Sword 90

C’est le plus grand bâtiment de combat jamais conçu par CMN. Bénéficiant d’études en matière de furtivité, la corvette C Sword 90 adopte un design de coque et de superstructure innovant. Rien n’a été laissé au hasard, chaque volume et courbe est ajusté de façon à n’autoriser aucun compromis entre manœuvrabilité, performances et tenue à la mer.

La corvette C Sword 90, ne cède en rien aux tendances ou effets de style, elle est tout simplement étudiée pour opérer de façon sûre et efficace. Conçu pour les combats de haute intensité, le nouveau fleuron de CMN peut aussi bien intervenir en haute mer qu’en zone littorale. La suite >

AirSea Battle : à la recherche de la contre-guerre littorale

Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI. Article paru dans DSI hors-série n°38, octobre-novembre 2014. Sa suite y est disponible. Aucune reproduction autorisée.

Evoqué dès 2010, le concept d’AirSea Battle devait être une réponse aux mesures A2/AD (Anti-Access/Area Denial) mises en œuvre par la Chine. Au fil du temps, il est devenu central dans la politique de défense américaine, en orientant la stratégie des moyens des différents services mais aussi en constituant l’arrière-plan du « pivotement » américain vers l’Asie. Mais ses enjeux dépassent, également, le cadre géostratégique : il est surtout emblématique d’un renouveau de la dialectique entre offensive et défensive et des questionnements qui y sont liés pour y faire face.

L’A2/AD à la chinoise : la redécouverte de la défensive

Bien comprendre ce qu’est l’AirSea Battle implique de revenir à la vision qu’ont eu les Américains du développement de la stratégie navale chinoise dans les années 2000. A cette époque, le Pentagone estime que Pékin met en place une série de mesures coordonnées visant à interdire l’accès de ses mers à d’éventuels adversaires. La Chine utiliserait une combinaison technologique complexe. Elle s’appuie d’abord sur une flotte de haute mer, alors en plein développement avec les Type-052B et Type-052C mais aussi les frégates Type-054. La suite >

Major Events in Cyberspace: What We Learned and What We Should Have Learned

Martin Libicki, Conseiller scientifique à la RAND Corporation et professeur à la Georgetown University, donnera une conférence à la chaire Castex de cyberstratégie

Mardi 28 octobre 2014, de 19:30 à 21:00, Amphithéâtre Des Vallières, Ecole Militaire – 75007 Paris
Métro Ecole Militaire ou la Motte-Picquet Grenelle

Inscription obligatoire

Nouvelles restructurations dans les armées : quelles conséquences ?

Que penser de nouvelles annonces effectuées hier sur la restructuration des forces, au-delà de l’incontestable problématique humaine mais aussi politique ?

Premièrement, la perte d’un état-major de brigade, annoncée dans le Livre blanc 2013 (voir DSI n°91), signifie la perte d’un huitième des forces terrestres françaises. Certes, les régiments rattachés à cette brigade ne sont pas tous dissous mais la brigade est toujours, du moins officiellement, le « pion d’engagement » principal de l’OTAN. Et c’est en brigades que s’établissent les comparatifs internationaux de puissance.

Deuxièmement, l’« échenillage » des régiments toujours en activité est une perte sèche aux conséquences multiples. D’une part, est-il encore raisonnable de parler de régiments alors que leur taille s’apparente à celle d’un bataillon ? La suite >

La Belgique a un nouveau gouvernement : quelles conséquences pour la défense ?

Ayant prêté serment le 11 octobre, le nouveau gouvernement belge de coalition (libéraux francophones et flamands, sociaux-chrétiens flamands et nationalistes de la NVA) a rendu public son accord de gouvernement. Plusieurs mesures sont prises en matière de défense.

Un Conseil national de sécurité sera ainsi mis en place, remplaçant le Collège du renseignement et de la sécurité. Plus largement, il s’agit de mieux mutualiser les efforts des trois services de renseignement du pays (SGRS militaire s’occupant de renseignement extérieur, sûreté de l’Etat dépendant du ministère de la justice et DR3 de la police).

Il devrait participer à la mise en place d’un programme de « sécurité intégrale ». Le renseignement militaire devrait par ailleurs faire l’objet d’une attention plus soutenue, notamment dans le domaine de la cyberdéfense, perçue comme défensive. La suite >