Défense et Sécurité Internationale
DSI
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Article par DSI
Théorie du drone
17/05/13
Grégoire Chamayou, Editions La Fabrique, Paris, 2013, 363 p.
Ce n’est pas une histoire du drone ou une étude comparative que nous propose l’auteur mais bien une réflexion philosophique autour du drone armé. Faisant de la stratégie génétique sans en avoir l’air – il repart de l’instrument pour chercher les intentions de ses concepteurs – il revient, non sans malice ni une ironie très supportable, sur les rationalités propre à l’emploi de ces appareils.
Très foucaldien, le drone permettrait de « surveiller et anéantir » mais met également la guerre à distance, remettant en question, du coup, la valeur politique, souveraine, de la guerre. Ce faisant, le drone est un symptôme d’une mutation plus large de notre rapport à la politique ou à la mort. Qu’en penser ? La suite >
Naissance de Kership
15/05/13
Piriou et DCNS ont créé Kership, une société commune visant à constituer à terme un leader mondial des navires destinés à l’action de l’Etat en mer. La co-entreprise est déjà opérationnelle et est active le domaine des navires aux standards civils destinés à l’action de l’Etat en mer. Ce projet s’inscrit dans les stratégies de croissance respectives des deux entreprises en élargissant leurs marchés accessibles.
Détenue par Piriou et DCNS à respectivement 55% et 45%, Kership est une société anonyme par actions simplifiées à Conseil de surveillance avec parité de représentation des deux partenaires. La société est dirigée par Patrick de Leffe, jusqu’à présent Directeur de l’Audit et des Risques de DCNS et qui avait notamment été de 1999 à 2008 directeur de l’ingénierie de ce groupe. Le siège social est basé à Concarneau (29). La suite >
La Chine a-t-elle lancé un super-ASAT ?
15/05/13
La presse américaine indique aujourd’hui que la Chine a procédé au test d’un missile anti-satellite Dong-Neng-2, capable de frapper sur les orbites de satellites moyennes et géostationnaires. Concrètement, si les faits se vérifient, cela signifierait que Pékin serait en mesure de frapper les réseaux de navigation par satellite mais aussi les satellites de communication et de détection de lancement de missiles balistiques. La Chine a quant à elle indiqué qu’il s’agissait du tir d’une fusée-sonde à très haute altitude.
Voici ce que nous avions publié dans DSI n°86 (novembre 2012) : « Selon les analystes américains, la Chine serait sur le point de tester un nouveau type de missile antisatellite, le Dong Neng 2. A les suivre, l’engin serait une menace majeure pour les forces occidentales dès lors qu’il serait expressément conçu pour mener des frappes par collision directe sur des orbites géosynchrones, à environ 36 000 km de distance de la terre, soit l’altitude à laquelle opèrent les satellites de communication. Jusque là, les essais antisatellites menés, américains, russes ou chinois, visaient des satellites opérant sur des orbites basses ». La suite >
13ème RDP : au-delà du possible
14/05/13
L’excellent 13ème RDP a posté hier une vidéo de présentation pour le moins bien fagottée :
Défilé du 9 mai sur la Place rouge
13/05/13
Le défilé de la victoire, le 9 mai 2013 à Moscou a commémoré la victoire sur l’Allemagne nazie. 11 000 hommes, 101 véhicules dont 3 SS-27 Topol-M et 68 aéronefs ont défilé sur la Place rouge.
Echec du 6ème tir de M51, au mauvais moment politique
6/05/13
L’affaire est aussi peu courante qu’embarrassante : le tir d’un missile balistique stratégique M51, lancé de sous-marin le 5 mai au large du Finistère, a abouti à un échec, le missile s’étant détruit en vol pour une raison inconnue. Engin de dernière génération d’une portée de 8 000 km et pouvant embarquer jusque six têtes nucléaires, le M51 avait été tiré à cinq reprises avant ce vol, l’essai du 5 mai devant permettre de valider la conversion du SNLE Le Vigilant au missile.
C’est, par ailleurs, la première fois depuis 1996 qu’un essai de missile balistique est raté. Or, ce ratage tombe à un mauvais moment : le Livre blanc tout juste paru montre une réduction capacitaire et si elle ne touche pas le nucléaire, il est difficile de ne pas faire le rapprochement. La suite >
LBDSN 2013. La France, première force européenne ? Plus maintenant.
30/04/13
Depuis la SDSR britannique, la France se trouvait de facto en position de leader militaire européen : elle avait plus de frégates, de brigades et d’appareils de combat que la Grande-Bretagne, qui la « battait » seulement sur quelques points (SNA, tonnage des bâtiments amphibies, drones, capacités GMTI).
Or, au regard des décisions publiées hier, on constate un nouveau retournement de situation. Certes, comparaison n’est pas raison : les lecteurs de DSI sont bien placés pour savoir que les armées sont très loin d’être les listes de matériels publiées par l’IISS ou Brassey’s. Reste que sur l’échiquier militaire européen, la France a perdu son rang, il est vrai acquis par défaut et non par volonté : La suite >
LBDSN 2013. Quelles menaces ?
29/04/13
Le spectre des menaces potentielles reconnu par le LBDSN est large. S’il est question de menaces irrégulières, il est également question de la résurgence de conflits interétatiques avec des engagements de haute intensité nécessitant de conserver une « supériorité technologique« .
La question de la prolifération nucléaire est considérée comme primordiale mais n’est citée que trois fois dans le document. Au passage, s’il est question de défense antimissiles, c’est soit de théâtre et en mettant en avant la nécessité de disposer d’une capacité de détection, soit dans le cadre de l’OTAN. La menace de la prolifération nucléaire est bien moins citée que le terrorisme, reconnu au passage comme mode d’action.
On notera l’apparition dans le lexique stratégique des « menaces hybrides », uniquement considérées comme devant être le fait d’acteurs non-étatiques et devant s’entrevoir dans des phases de transition. Fréquemment traitées dans DSI elles nécessitent, paradoxalement, une réelle masse de combat pour leur traitement, en plus de modes de combat voire de structures adaptés. A l’aune de l’histoire, elles sont un mode de combat en soi et non le résultat d’une transition dans l’emploi de la force. La suite >
LBDSN 2013. Format et capacités des armées, ce qui change
29/04/13
La publication du Livre blanc 2013 induit un certain nombre de changements quant aux structures de force telles qu’elles étaient projetées en 2008, à commencer par les effectifs, avec 24 000 pertes de postes supplémentaires. Depuis 2008, 78 000 postes auront donc été perdus – c’est près de deux fois le format de la Marine nationale de 2011 (elle était alors à 40 3853 personnels).
Paradoxalement, on notera l’apparition dans le lexique stratégique des « menaces hybrides », qui nécessitent pourtant une réelle masse de combat pour leur traitement, en plus de modes de combat adaptés (1). La cyberdéfense, y compris par actions offensives, est prise en compte. Plus largement, le rôle du renseignement est conforté, y compris par un meilleur partage des capacités entre les divers organismes, la place du coordonateur (comme de l’Assemblée nationale, en matière de contrôle) sera renforcée.
D’un point de vue budgétaire, de 2014 à 2025, les armées sont sensées recevoir 364 milliards d’euros – ressources exceptionnelles comprises (mais on sait ce qu’il faut en penser…) – dont 179 pour la prochaine LPM, qui couvre la période 2014-2019.
Concrètement, l’armée de Terre va se structurer autour de 7 brigades « interarmes » (- 1) qui se répartissent entre deux brigades aptes au combat de coercition contre des chars lourds, trois brigades multirôles, deux brigades légères. Un total de 66 000 hommes seraient projetables. Elles seront dotées d’« environ » 200 Leclerc (- 54) ; 250 chars médians (- 166) ; 2 700 blindés (actuellement : 3 586 VAB). La composante aérienne est la moins touchée : le format 2013 prévoit 140 machines de reconnaissance et d’attaque (80 Tigre au total ont été commandés – ce qui semble laisser de la place pour le futur X-4) ; 115 machines de transport (64 NH90 ont été commandés, 23 Cougar et 8 Caracal sont disponibles hors-Puma) ; 30 drones tactiques (le Watchkeeper est en test). La suite >
DSI n°92, mai 2013
29/04/13
Nominations et agenda
La chronique de Carl von C.
Veilles contre-terroristes
Veilles conflits
Veilles stratégiques
Veilles industrie
Stratégie
Des exemples choisis. Pensée militaire et manipulation historique
Par Benoist Bihan, chercheur en études stratégiques, rédacteur en chef adjoint de la revue Histoire & Stratégie, animateur du blog La Plume et le Sabre
Cyber-conflits au sein des populations : les vulnérabilités de la société française
Par David Kaufmann, chef de bataillon, stagiaire de la 20ème promotion de l’Ecole de guerre
L’initiative des forces connectées de l’OTAN. Maintenir l’interopérabilité au lendemain de l’Afghanistan
Capitaine (air) Grégory Boutherin, chef de l’équipe « Prospective et études de sécurité » du Centre de recherche de l’armée de l’air ; docteur en droit public. La suite >











