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Article par DSI

Première vue d’un BPC russe

DCNS a rendu public une première vue d’artiste du futur BPC russe. La firme indique travailler aux adaptations nécessaires pour le client, à commencer par des modifications devant permettre l’embarquement d’hélicoptères Kamov et d’autres équipements. DCNS indique également qu’elle ne travaille pas sur l’armement des navires – qui est du ressort de la Russie. La phase de conception de détail est lancée depuis avril 2012, après la fin de la phase de conception préliminaire et devrait se terminer en septembre. La construction des blocs est quant à elle engagée à Saint Nazaire, avec une première livraison attendue pour septembre, la mise sur cale de la première des deux unités commandées devant intervenir début 2013.

Innovation navale

Par Benoist Bihan, chercheur en études stratégiques, paru dans DSI n°65, décembre 2010. Aucune reproduction sans autorisation de la rédaction.

Alors que les mers sont devenues, pour la France et l’Europe, que d’aucuns qualifient « d’île stratégique », un enjeu de premier plan, l’innovation navale semble au point mort et la prise en compte des impératifs du combat quasi inexistante au sein de nos marines de guerre. Il est vrai que celles-ci, en tout cas dans les pays européens, ne se préparent plus qu’anecdotiquement à faire la guerre, tout absorbées qu’elles sont par des missions de sécurité maritime et de service public de plus en plus prenantes.

Le marin de guerre s’efface aujourd’hui derrière le marin d’État. Mais l’impact d’un tel glissement est considérable sur le potentiel de combat réel de nos flottes, à commencer par ce qui relève de la conception même des navires, pour laquellela guerre n’est plus la première exigence. La tactique navale, enfin, est bel et bien une discipline oubliée. La suite >

Premier tir complet pour le MdCN/SCALP Naval

La DGA a réalisé avec succès le premier tir complet d’un Missile de croisière naval (MdCN) le 9 juillet 2012. Ce troisième tir de développement, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre DGA « Éssais de missiles », est représentatif d’un tir à partir d’une frégate.

Tous les objectifs ont été atteints, notamment la validation de la phase terminale avec guidage autonome par reconnaissance de scène infrarouge, qui assure une très grande précision d’impact. Le MdCN équipera à partir de 2014 les frégates de la classe Aquitaine et les sous-marins Barracuda à l’horizon 2017.

LPM : 4,10 milliards non financés en 2013 ?

La Cour des comptes vient de rendre public un rapport thématique portant sur l’application de la Loi de Programmation Militaire (LPM) alors qu’elle en est à mi-parcours. La Cour relève qu’elle « a péché par excès d’optimisme : certaines hypothèses de la programmation budgétaire n’ont pas fait preuve d’un réalisme suffisant. Ainsi, les recettes exceptionnelles attendues des cessions des bandes de fréquence et des ventes immobilières, qui devaient apporter 3,5 Md€ de recettes entre 2009 et 2011, n’ont pu être utilisées qu’à hauteur de 0,98 Md€« .

Plus problématique, des dépenses liées à la pleine participation de la France aux structures de l’OTAN n’ont pas été prises en compte. Les prévisions de surcoût des OPEX ont également été optimistes : alors qu’environ 870 millions d’euros par an ont été dépensés au cours des derniers exercices, 630 millions étaient budgétés 2011. L’intervention en Libye en 2011 a engendré un surcoût additionnel de 370 millions. La suite >

Principes de la techno-guérilla : de Brossolet au Hezbollah

Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI (article paru dans DSI-Technologies, n°15, janvier-février 2009 – aucune reproduction sans autorisation de la rédaction)

Dans les années 1970 et 1980, la perception d’une montée en puissance des capacités de combat de l’URSS ; la crainte d’un affrontement nucléaire entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie ou encore l’émergence des mouvements et partis écologistes en tant qu’acteurs politiques influents ont formé à un contexte favorable à une étude plus approfondie, en Europe occidentale, des formes alternatives de stratégie. En découlera une littérature particulièrement fournie mais aussi diverses écoles – française, allemande, scandinaves, indienne – rassemblées sous la terminologie de « défense non-offensive »/Non-Offensive Defence (NOD). Globalement, les grandes caractéristiques de cette approche impliquaient :

- Des versants politiques, avec le démantèlement des alliances militaires, une politique de stricte neutralité, la mise en évidence des politiques de coopération, de confidence building, de désarmement et d’arms control. Pour certains auteurs, l’adoption d’une telle vision était le préalable permettant d’ambitionner la mise en œuvre d’un désarmement total (thématique du transarmement) ;

- Des versants doctrinaux avec la mise en évidence d’un comportement militaire et l’affichage d’intentions stratégiques strictement défensives aux plans stratégique et opérationnel, mais aussi tactique (la possibilité d’offensives à ce niveau étant toutefois reconnue). Les conceptions alors développées ont eu des rapports très spécifiques à l’espace – en ce compris à la dispersion des forces et à leur mobilité – et au temps;

- Sociologique, dans leur rapport aux armées de conscription voire le développement de milices territoriales constituant non seulement une masse mise à la disposition d’un message dissuasif mais aussi en tant que facteur de compensation militaire à la supériorité technologique d’un adversaire ;

- Technologiques, dans leur rapport à la disposition d’armement de précision dont la portée et le rayon létal n’entraient pas en contradiction avec les principes politiques et militaires des doctrines de défense non-offensives. La suite >

Stratégique n°100-101 est publié

L’ISC-CFHM vient de publier le n°100-101 de la revue Stratégique, qui porte en l’occurrence un bandeau noir en signe de deuil, suite au décès d’Hervé Coutau-Bégarie, fondateur de l’Institut de Stratégie Comparée et président de l’ISC-CFHM.

Le numéro, de 366 p., est consacré à « Insurrection et contre-insurrection ». Sa table des matières peut être consultée en ligne. Par ailleurs, dans son éditorial, l’Institut annonce également qu’une vingtaine d’ouvrages sont en préparation.

Adhérer à l’ISC-CFHM est, au demeurant, possible, et donne droit notamment au service des revues Stratégique, Etudes polémologiques et Revue Internationale d’Histoire Militaire (son édition française) : à voir ici.

Dolo rock !

La promotion Bigeard de l’EMIA. Parce qu’on ne rigole pas avec les traditions !

Belgique : vers la fin de la brigade médiane ?

La suite des différents plans de « transformation » – en fait, d’économies – ayant affecté les forces belges n’ont pas abouti à une situation très saine pour la composante terrestre. Dernièrement, une des deux brigades dites « médiane » avait été dissoute, ne laissant que la brigade « légère » (deux bataillons parachutistes, groupe de forces spéciales et le 12/13ème bataillon Prince de Ligne) et une brigade médiane (quatre bataillons). La suite >

Bientôt une nouvelle munition en dotation dans l’AdA : tir de qualification de la SBU-64

La DGA a effectué avec succès le premier tir de qualification de l’Armement Air-Sol Modulaire (AASM) Hammer de Sagem (groupe
Safran) dans sa version à guidage terminal laser. Le test a été réalisé depuis la base de Cazaux le 31 mai dernier, à partir d’un Rafale de série. La cible était une pile de pont située à plus de 50 km du point de largage. Elle avait été éclairée par un illuminateur aéroporté activé lors des dernières secondes de vol de la munition.

Le guidage de l’AASM Hammer avait été volontairement initialisé en décalant les coordonnées GPS de la cible de plus de cinquante mètres. Grâce à ses algorithmes de navigation, de détection de la tache laser et de guidage terminal, l’AASM a atteint sa cible avec une précision métrique. Avant l’impact, l’arme a adopté une pente de 20°, comme souhaité pour ce type de scénario opérationnel. La suite >

L’Indonésie se tourne vers l’Allemagne pour ses chars ; Riad entend acheter de 600 à 800 Leopard 2A7+

Jakarta a abandonné les négociations avec La Haye, qui portaient sur l’achat de 80 chars Leopard 2A6 pour une valeur de 200 millions d’euros. La possibilité de cette vente avait soulevé l’opposition du parlement néerlandais face aux violations des droits de l’homme commises en Indonésie.

Le gouvernement indonésien s’est alors tourné vers l’Allemagne. Reste que l’affaire est encore loin de se conclure, pour les mêmes raisons. L’Allemagne a en effet connu en 2011 des débats intenses sur l’opportunité de vendre de 200 à 300 chars Leopard 2A7+ à l’Arabie saoudite. Les partis d’opposition s’inquiétaient notamment de ce que cette version du Leopard était optimisée pour les opérations en milieu urbain. La suite >