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	<title>Magazine DSI &#187; Brèves</title>
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	<description>Défense et Sécurité Internationale</description>
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		<title>Nouveau groupe Facebook</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 15:52:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre rédacteur en chef étant manifestement plus doué pour l&#8217;écriture que pour l&#8217;informatique, il avait rendu secret le précédent groupe Facebook de DSI. L&#8217;occasion d&#8217;en créer un neuf, de &#171;&#160;liker&#160;&#187; mais aussi de venir débattre de nos articles. A voir ici.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notre rédacteur en chef étant manifestement plus doué pour l&#8217;écriture que pour l&#8217;informatique, il avait rendu secret le précédent groupe Facebook de DSI. L&#8217;occasion d&#8217;en créer un neuf, de &laquo;&nbsp;liker&nbsp;&raquo; mais aussi de venir débattre de nos articles. <a href="https://www.facebook.com/DsiMagazine" target="_blank">A voir ici</a>.</p>
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		<title>Lorsque l&#8217;on parle de drones&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 09:53:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie et armement]]></category>

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		<description><![CDATA[Le débat autour de l&#8217;usage de drones armés connait des développements intéressants en France. Reste qu&#8217;il apparaît comme considérablement en retard : le premier drone RQ-1 a volé en 1994 et le premier tir opérationnel s&#8217;est déroulé au Yémen (déjà), en 2002. Il y a donc respectivement près de vingt ans et plus de dix&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le débat autour de l&#8217;usage de drones armés connait des développements intéressants en France. Reste qu&#8217;il apparaît comme considérablement en retard : le premier drone RQ-1 a volé en 1994 et le premier tir opérationnel s&#8217;est déroulé au Yémen (déjà), en 2002. Il y a donc respectivement près de vingt ans et plus de dix ans (!). Voici ce que nous écrivions à son sujet dans DSI n°32 (décembre 2007), dans le cadre de la fiche technique qui était consacrée aux R/MQ-1A et C. La fiche technique consacrée au MQ-9 est parue dans DSI n°85.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Petit (et donc facilement projetable), très adaptable, affichant un taux de disponibilité supérieur à 90 % et peu coûteux (l’appareil est estimé à un million de dollars), le Predator a déjà une riche carrière opérationnelle derrière lui et l’on peut estimer qu’à bien des égards, il a radicalement contribué à l’engouement des forces aériennes pour les drones MALE. Certes, son développement s’est souvent produit à la suite de missions opérationnelles (les premiers appareils ne disposant pas d’un système de dégivrage, plusieurs s’étaient écrasés sous le poids de la glace accumulée sur les ailes) et les pertes – 48 ou 49 exemplaires – ont été nombreuses. <span id="more-5887"></span></p>
<p>Cependant, elles sont aussi à relativiser très largement à la fois en vertu du nombre d’heures (plus de 300 000 pour 25 000 sorties en 12 ans) mais aussi de la dangerosité de certaines missions. Ainsi, deux appareils ont été abattus par la défense antiaérienne serbe en 1995, tandis qu’un autre sera abattu par un Mig-25 irakien en 2002. Plutôt que de rompre le contact à l’approche du Foxbat, le pilote du drone avait voulu l’engager au moyen des Stinger dont il était doté pour son autoprotection.</p>
<p>Durant la phase de haute intensité d’Iraqi Freedom, plusieurs appareils seront également utilisés comme appâts pour la défense AA irakienne et perdus de la sorte. Mais les apports du drone sont également importants et seront révélés, en particulier, par la frappe de novembre 2002, lorsqu’un Predator de la CIA engagé depuis Djibouti détruira une voiture où se trouvait le responsable de l’attaque sur l’USS Cole (2000). En Afghanistan comme au Pakistan, plusieurs frappes viseront également des responsables d’al Qaïda ou des talibans. La charge explosive relativement faible du missile Hellfire couplée à la précision de la désignation laser ont ainsi fait de cette arme, antichar à l’origine, un instrument considéré comme très utile dans la lutte armée contre les groupes terroristes.</p>
<p>Et, de fait, l’appareil démontre à merveille ce que nous pourrions poser comme le principe de persistance : la capacité à « durer » au-dessus d’une zone spécifique et, le cas échéant, à détruire tout objectif planifié ou d’opportunité. Très discret lorsqu’il évolue à son altitude nominale – ce qui permettra une utilisation au Pakistan où les Américains ne sont pas censés combattre – la modularité de ses charges découlant de la simplicité de sa conception lui offre des capacités que des appareils de combat modernes n’atteignent qu’au prix de plusieurs dizaines de millions de dollars.</p>
<p>Certes, en matière de frappe, le Predator n’est pas la panacée – ce que démontre par ailleurs le développement du MQ-9 comme l’attachement de l’US Air Force à ses appareils pilotés. Mais il s’avère sans doute être l’une des trouvailles les plus brillantes de ces 20 dernières années. En contrepoint, il fait cependant se poser à l’Europe une question assez dérangeante : comment se fait-il que nos constructeurs, capables de concevoir des appareils considérés comme parmi les meilleurs du monde, ne sont pas capables de produire un appareil d’un coût dérisoire comparativement aux services qu’il peut rendre ; qui peut être produit rapidement et en grande quantité ; et qui peut être doté d’armements en effectuant ce qui s’apparente plus à du bricolage qu’à un effort complet de R&amp;D ?</p>
<p>A fortiori, mais la question s’adresse là au niveau politique, comment des investissements aussi faibles n’ont-ils pas été consentis ? Il y a là des questions que nombre d’experts ont été amenés à se poser et qui ne trouvent sans doute de réponse solide que dans une culture américaine de l’innovation où de petites entreprises – comme General Atomics – et des officiers innovants peuvent atteindre plus rapidement et plus brillamment leurs objectifs que les lourdes structures hiérarchiques et industrielles. Le R/MQ-1, de ce point de vue, est probablement l’illustration la plus brillante de ce que pouvait apporter la Révolution dans les Affaires Militaires. J.H.</p>
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		<title>Naissance de Kership</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 07:59:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Piriou et DCNS ont créé Kership, une société commune visant à constituer à terme un leader mondial des navires destinés à l’action de l’Etat en mer. La co-entreprise est déjà opérationnelle et est active le domaine des navires aux standards civils destinés à l’action de l’Etat en mer. Ce projet s’inscrit dans les stratégies de&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Piriou et DCNS ont créé Kership, une société commune visant à constituer à terme un leader mondial des navires destinés à l’action de l’Etat en mer. La co-entreprise est déjà opérationnelle et est active le domaine des navires aux standards civils destinés à l’action de l’Etat en mer. Ce projet s’inscrit dans les stratégies de croissance respectives des deux entreprises en élargissant leurs marchés accessibles.</p>
<p>Détenue par Piriou et DCNS à respectivement 55% et 45%, Kership est une société anonyme par actions simplifiées à Conseil de surveillance avec parité de représentation des deux partenaires. La société est dirigée par Patrick de Leffe, jusqu’à présent Directeur de l&#8217;Audit et des Risques de DCNS et qui avait notamment été de 1999 à 2008 directeur de l’ingénierie de ce groupe. Le siège social est basé à Concarneau (29). <span id="more-5877"></span></p>
<p>Cette nouvelle société exerce ses activités sur les marchés français et internationaux. Piriou et DCNS bénéficient d’une expérience commune réussie dans le cadre de la construction de l’OPV Gowind L’Adroit réalisé sur fonds propres en 2010-2011 par DCNS.</p>
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		<title>La Chine a-t-elle lancé un super-ASAT ?</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5873</link>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 06:39:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Technologie et armement]]></category>

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		<description><![CDATA[La presse américaine indique aujourd&#8217;hui que la Chine a procédé au test d&#8217;un missile anti-satellite Dong-Neng-2, capable de frapper sur les orbites de satellites moyennes et géostationnaires. Concrètement, si les faits se vérifient, cela signifierait que Pékin serait en mesure de frapper les réseaux de navigation par satellite mais aussi les satellites de communication et&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La presse américaine indique aujourd&#8217;hui que la Chine a procédé au test d&#8217;un missile anti-satellite Dong-Neng-2, capable de frapper sur les orbites de satellites moyennes et géostationnaires. Concrètement, si les faits se vérifient, cela signifierait que Pékin serait en mesure de frapper les réseaux de navigation par satellite mais aussi les satellites de communication et de détection de lancement de missiles balistiques. La Chine a quant à elle indiqué qu&#8217;il s&#8217;agissait du tir d&#8217;une fusée-sonde à très haute altitude.</p>
<p>Voici ce que nous avions publié dans DSI n°86 (novembre 2012) : &laquo;&nbsp;Selon les analystes américains, la Chine serait sur le point de tester un nouveau type de missile antisatellite, le Dong Neng 2. A les suivre, l&#8217;engin serait une menace majeure pour les forces occidentales dès lors qu&#8217;il serait expressément conçu pour mener des frappes par collision directe sur des orbites géosynchrones, à environ 36 000 km de distance de la terre, soit l&#8217;altitude à laquelle opèrent les satellites de communication. Jusque là, les essais antisatellites menés, américains, russes ou chinois, visaient des satellites opérant sur des orbites basses&nbsp;&raquo;.<span id="more-5873"></span></p>
<p>Nous étions également revenus sur cette problématique dans notre <a href="http://www.dsi-presse.com/?p=5597" target="_blank">28ème DSI hors-série</a>, consacré à la militarisation de l&#8217;espace, en émettant toutefois plusieurs réserves : &laquo;&nbsp;D&#8217;un point de vue stratégique, supprimer les satellites GPS est a priori tentant. Reste que détruire une vingtaine de satellite pose un réel problème en termes de génération de débris, sur des gammes d&#8217;orbites où évoluent également GLONASS et Galileo&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dans le même temps, le nombre même de satellites à détruire impose une résilience systémique : on est loin de la possibilité d&#8217;une décapitation du réseau GPS. Reste aussi que disposer d&#8217;une trentaine ou d&#8217;une quarantaine d&#8217;intercepteurs pour un Etat dont les efforts balistiques, civils comme militaires, sont actuellement les premiers au monde ne semble pas de nature à constituer un problème.</p>
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		<title>Echec du 6ème tir de M51, au mauvais moment politique</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5863</link>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 07:55:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[L’affaire est aussi peu courante qu’embarrassante : le tir d’un missile balistique stratégique M51, lancé de sous-marin le 5 mai au large du Finistère, a abouti à un échec, le missile s’étant détruit en vol pour une raison inconnue. Engin de dernière génération d’une portée de 8 000 km et pouvant embarquer jusque six têtes&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’affaire est aussi peu courante qu’embarrassante : le tir d’un missile balistique stratégique M51, lancé de sous-marin le 5 mai au large du Finistère, a abouti à un échec, le missile s’étant détruit en vol pour une raison inconnue. Engin de dernière génération d’une portée de 8 000 km et pouvant embarquer jusque six têtes nucléaires, le M51 avait été tiré à cinq reprises avant ce vol, l’essai du 5 mai devant permettre de valider la conversion du SNLE Le Vigilant au missile.</p>
<p>C’est, par ailleurs, la première fois depuis 1996 qu’un essai de missile balistique est raté. Or, ce ratage tombe à un mauvais moment : le Livre blanc tout juste paru montre une réduction capacitaire et si elle ne touche pas le nucléaire, il est difficile de ne pas faire le rapprochement.<span id="more-5863"></span></p>
<p>Au-delà, les échecs de tirs balistiques sont traditionnellement embarrassants &#8211; d&#8217;autant plus lorsque l&#8217;on ne sait pas ce qui les a causé &#8211; dès lors que toute forme de dissuasion repose sur la crédibilité, mélange de technique et de politique. Reste que l’embarras est historiquement de courte durée pour peu que les succès dépassent les échecs. Le missile Trident 2D5 a subit plusieurs échecs de suite dans les années 1980 avant que plus de 120 essais consécutifs ne prouvent sa fiabilité.</p>
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		<title>150 ans de Camerone</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 14:57:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[Foule à Aubagne aujourd’hui, pour commémorer le 150e anniversaire de la bataille de Camerone. En présence de Jean-Yves Le Drian, du général Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre et, exceptionnellement, des 11 groupements et détachements de la Légion, avec à leur tête les chefs de corps accompagnés des gardes aux drapeaux. Inauguration également du&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5858" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.dsi-presse.com/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0085_BD.jpg"><img class="size-medium wp-image-5858" title="DSC_0085_BD" src="http://www.dsi-presse.com/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0085_BD-300x200.jpg" alt="(c) VS/Areion" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">La main du capitaine Danjou était portée par le général d’armée (2S) Michel Guignon, accompagné de l’adjudant (er) Berthold Vossler et du caporal-chef Sully Laplagne du 2e REI. (c) VS/Areion</p></div>
<p>Foule à Aubagne aujourd’hui, pour commémorer le 150e anniversaire de la bataille de Camerone. En présence de Jean-Yves Le Drian, du général Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre et, exceptionnellement, des 11 groupements et détachements de la Légion, avec à leur tête les chefs de corps accompagnés des gardes aux drapeaux.</p>
<p>Inauguration également du nouveau musée de la Légion, agrandi, dont les portes n’ouvriront au public qu’au mois de juin.</p>
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		<title>LBDSN 2013. La France, première force européenne ? Plus maintenant.</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 11:41:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Forces armées]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis la SDSR britannique, la France se trouvait de facto en position de leader militaire européen : elle avait plus de frégates, de brigades et d&#8217;appareils de combat que la Grande-Bretagne, qui la &#171;&#160;battait&#160;&#187; seulement sur quelques points (SNA, tonnage des bâtiments amphibies, drones, capacités GMTI). Or, au regard des décisions publiées hier, on constate&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la SDSR britannique, la France se trouvait de facto en position de leader militaire européen : elle avait plus de frégates, de brigades et d&#8217;appareils de combat que la Grande-Bretagne, qui la &laquo;&nbsp;battait&nbsp;&raquo; seulement sur quelques points (SNA, tonnage des bâtiments amphibies, drones, capacités GMTI).</p>
<p>Or, au regard des décisions publiées hier, on constate un nouveau retournement de situation. Certes, comparaison n&#8217;est pas raison : les lecteurs de DSI sont bien placés pour savoir que les armées sont très loin d&#8217;être les listes de matériels publiées par l&#8217;IISS ou Brassey&#8217;s. Reste que sur l&#8217;échiquier militaire européen, la France a perdu son rang, il est vrai acquis par défaut et non par volonté : <span id="more-5852"></span></p>
<p>- 15 frégates de première ligne &#8211; on a appris que le nombre de FREMM serait réduit à 8 &#8211; c&#8217;est moins que les 19 britanniques. A vrai dire, c&#8217;est même moins que l&#8217;Italie (16 ; 14 à terme) et une de plus que les 14 frégates allemandes (nuançons : 11 à terme). Certes, le porte-avions et trois des quatre BPC sont conservés mais le GAN et la protection des SNLE absorberont l&#8217;essentiel capacités d&#8217;escorte.</p>
<p>- Au plan aérien, à 225 appareils de combat, nous rejoignons la RAF (219 appareils pour l&#8217;heure, hors-Reaper qui peuvent être armés). Avantage à la France, son dispositif de projection : 12 MRTT (11 Voyager britanniques) ; une combinaison de 50 A400M/C-130 (contre 32 C-17/A400M à terme) et surtout des unités telles que le 25ème RGA traité il y a peu dans nos pages.</p>
<p>- Au plan terrestre, nos 7 brigades (une brigade perdue), ce sont moins que les 8 allemandes mais cela reste plus que les 5 britanniques de la Reaction force (7 brigades sont disponibles au titre de l&#8217;Adaptable force mais qui comptent des forces de réserve). Les Britanniques conservent toutefois 227 chars et les Allemands 350 Leopard 2A6 &#8211; contre 200 Leclerc. A la LPM, ensuite, de trancher dans les autres matériels devant être reçus par l&#8217;armée de Terre&#8230;</p>
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		<title>LBDSN 2013. Quelles menaces ?</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5844</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 16:55:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[Le spectre des menaces potentielles reconnu par le LBDSN est large. S’il est question de menaces irrégulières, il est également question de la résurgence de conflits interétatiques avec des engagements de haute intensité nécessitant de conserver une &#171;&#160;supériorité technologique&#171;&#160;. La question de la prolifération nucléaire est considérée comme primordiale mais n’est citée que trois fois&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le spectre des menaces potentielles reconnu par le LBDSN est large. S’il est question de menaces irrégulières, il est également question de la résurgence de conflits interétatiques avec des engagements de haute intensité nécessitant de conserver une &laquo;&nbsp;<em>supériorité technologique</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>La question de la prolifération nucléaire est considérée comme primordiale mais n’est citée que trois fois dans le document. Au passage, s&#8217;il est question de défense antimissiles, c&#8217;est soit de théâtre et en mettant en avant la nécessité de disposer d&#8217;une capacité de détection, soit dans le cadre de l&#8217;OTAN. La menace de la prolifération nucléaire est bien moins citée que le terrorisme, reconnu au passage comme mode d’action.</p>
<p>On notera l&#8217;apparition dans le lexique stratégique des « menaces hybrides », uniquement considérées comme devant être le fait d’acteurs non-étatiques et devant s&#8217;entrevoir dans des phases de transition. Fréquemment traitées dans DSI elles nécessitent, paradoxalement, une réelle masse de combat pour leur traitement, en plus de modes de combat voire de structures adaptés. A l&#8217;aune de l&#8217;histoire, elles sont un mode de combat en soi et non le résultat d&#8217;une transition dans l&#8217;emploi de la force.<span id="more-5844"></span></p>
<p>Au surplus, on peut sans doute douter de la pertinence de cette interprétation face aux exemples historiques et quasi-étatiques (Hezbollah, Polisario, Serbes de Bosnie, LTTE) voire étatiques (en Chine, les forces côtières ou les milices « de dissuasion populaire de troisième génération » ; l&#8217;Allemagne nazie durant la bataille de Berlin). Par ailleurs, pour nombre de groupes irréguliers, les opérations hybrides sont un mode de combat en soi, impliquant une stratégie des moyens propre ayant des ramifications dans les domaines du combat mais aussi en termes de stratégie médiatique ou d&#8217;influence.</p>
<p>Au-delà, la cyberdéfense est largement prise en compte, bien plus qu’en 2008. Les problèmes potentiels vont du renseignement adverse par le biais des réseaux jusqu’à la possibilité future de destruction de nos infrastructures ; le spectre retenu est donc le plus large qui soit. Pour contrer les problèmes rencontrés, il s’agira de déterminer l’origine des attaques (une gageure en la matière), d’organiser la résilience de la nation mais aussi de pouvoir répondre par des actions offensives.</p>
<p>Plus largement, le rôle du renseignement est conforté, y compris par un meilleur partage des capacités entre les divers organismes, la place du coordonateur (comme de l&#8217;Assemblée nationale, en matière de contrôle) sera renforcée. On notera que la fonction stratégique &laquo;&nbsp;anticipation&nbsp;&raquo;, dont la pertinence avait fait débat en 2008, est conservée, devenant même la première des fonctions stratégiques.</p>
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		<title>LBDSN 2013. Format et capacités des armées, ce qui change</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 11:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[La publication du Livre blanc 2013 induit un certain nombre de changements quant aux structures de force telles qu’elles étaient projetées en 2008, à commencer par les effectifs, avec 24 000 pertes de postes supplémentaires. Depuis 2008, 78 000 postes auront donc été perdus &#8211; c&#8217;est près de deux fois le format de la Marine&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La publication du Livre blanc 2013 induit un certain nombre de changements quant aux structures de force telles qu’elles étaient projetées en 2008, à commencer par les effectifs, avec 24 000 pertes de postes supplémentaires. Depuis 2008, 78 000 postes auront donc été perdus &#8211; c&#8217;est près de deux fois le format de la Marine nationale de 2011 (elle était alors à 40 3853 personnels).</p>
<p>Paradoxalement, on notera l&#8217;apparition dans le lexique stratégique des &laquo;&nbsp;menaces hybrides&nbsp;&raquo;, qui nécessitent pourtant une réelle masse de combat pour leur traitement, en plus de modes de combat adaptés (1). La cyberdéfense, y compris par actions offensives, est prise en compte. Plus largement, le rôle du renseignement est conforté, y compris par un meilleur partage des capacités entre les divers organismes, la place du coordonateur (comme de l&#8217;Assemblée nationale, en matière de contrôle) sera renforcée.</p>
<p>D&#8217;un point de vue budgétaire, de 2014 à 2025, les armées sont sensées recevoir 364 milliards d&#8217;euros &#8211; ressources exceptionnelles comprises (mais on sait ce qu&#8217;il faut en penser&#8230;) &#8211; dont 179 pour la prochaine LPM, qui couvre la période 2014-2019.</p>
<p>Concrètement, l’armée de Terre va se structurer autour de 7 brigades &laquo;&nbsp;interarmes&nbsp;&raquo; (- 1) qui se répartissent entre deux brigades aptes au combat de coercition contre des chars lourds, trois brigades multirôles, deux brigades légères. Un total de 66 000 hommes seraient projetables. Elles seront dotées d’« environ » 200 Leclerc (- 54) ; 250 chars médians (- 166) ; 2 700 blindés (actuellement : 3 586 VAB). La composante aérienne est la moins touchée : le format 2013 prévoit 140 machines de reconnaissance et d’attaque (80 Tigre au total ont été commandés &#8211; ce qui semble laisser de la place pour le futur X-4) ; 115 machines de transport (64 NH90 ont été commandés, 23 Cougar et 8 Caracal sont disponibles hors-Puma) ; 30 drones tactiques (le Watchkeeper est en test).<span id="more-5828"></span></p>
<p>Si elle va conserver ses futurs SNA (et le Charles de Gaulle, de même que les 4 SNLE), la Marine va surtout perdre des capacités en termes d’escorte : le nouveau format prévoit 15 frégates de premier rang. Or, au terme du LBDSN de 2008, les La Fayette étaient considérées comme de premier rang. Si 2 Forbin et 5 La Fayette sont disponibles, cela veut donc dire soit que 8 Aquitaine seulement (sur 11) seront reçues, soit que des La Fayette quitteront le service à mesure de l’entrée en service des Aquitaine. La force comprendra également 15 patrouilleurs et les 6 frégates de surveillance. Trois BPC sur 4 seront reçus. Les ravitailleurs ne sont pas évoqués, par contre les capacités de guerre des mines devront être projetables.</p>
<p>L’ambition en matière de capacité aériennes subit une réduction majeure : il n’est seulement plus question que de 225 appareils de combat (-75 &#8211; l&#8217;objectif de 300 appareils était toutefois trop optimiste), Marine comprise. Les capacités de transport semblent également une déflation : il en est question « d’une cinquantaine » (la cible de 2008 comprenait 50 A400M, 14 C-130 et les CN235 &#8211; 27 pour l&#8217;heure). Douze MRTT sur 14 envisagés seront reçus. Les drones montent en puissance mais moins que prévu en 2008 : 12 unités (il avait été question de 16 à 18 drones MALE). Des avions légers de surveillance et de reconnaissance seront acquis et les 8 systèmes SAMP reçus sont conservés.</p>
<p>Les forces spéciales sont les grandes gagnantes de l’opération « LB2013 » : « <em>leurs effectifs et leurs moyens de commandement seront renforcés, comme leur capacité à se coordonner avec les services de renseignement</em> ».</p>
<p>Au niveau de la réactivité &#8211; elle a été essentielle pour Serval &#8211; il est question d&#8217;un échelon national d&#8217;urgence, interarmées, de 5 000 hommes. En son sein, une FIRI (Force Interarmées de Réaction Immédiate) de 2 300 hommes devra permettre de s&#8217;engager jusqu&#8217;à 3 000 km en 7 jours. Sous préavis plus long (jusque 6 mois), il est question de pouvoir engager &laquo;&nbsp;dans la durée&nbsp;&raquo; jusque 2 brigades représentant 15 000 hommes, en plus de 45 appareils de combat, de forces spéciales et de forces navales (porte-avions, 2 BPC et bâtiments d&#8217;escorte compris).</p>
<p><a href="http://www.elysee.fr/assets/pdf/Livre-blanc-sur-la-Defense-et-la-Securite-nationale.pdf" target="_blank">Le Livre blanc peut être lu à cette adresse.</a></p>
<p>(1) Sur la question des conflits/guerres hybrides, techno-guérillas et autres menaces posées, nous renverrons le lecteur à l&#8217;imposante masse des articles que nous avons publié sur le sujet depuis 2006.</p>
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		<title>Corée du Nord &#8211; la problématique de la crédibilité</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 14:02:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Forces armées]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis son dernier essai nucléaire en février, la Corée du Nord n’a eu de cesse de faire monter la pression diplomatique mais aussi stratégique, accumulant les menaces, jusqu’à la « guerre thermonucléaire » &#8211; et sans guère de sens ni de la crédibilité, ni de l’escalade. Reste que les déclarations de Pyongyang ont déclenché un&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis son dernier essai nucléaire en février, la Corée du Nord n’a eu de cesse de faire monter la pression diplomatique mais aussi stratégique, accumulant les menaces, jusqu’à la « guerre thermonucléaire » &#8211; et sans guère de sens ni de la crédibilité, ni de l’escalade. Reste que les déclarations de Pyongyang ont déclenché un débat autour des capacités nord-coréennes. Plusieurs constats sont, de ce point de vue, à faire.</p>
<p>Au plan nucléaire, le nord ne disposerait pas de plus d’une dizaine de têtes selon les estimations les plus optimistes. Une partie d’entre-elles seulement pourraient être installées sur les Musudan (copie des vieux SS-N-6 soviétiques) dévoilés relativement récemment et de 3 500 à 4 000 km de portée – Le système de guidage de ces missiles n’autorise que des erreurs circulaire probables supérieures au kilomètre. <span id="more-5793"></span></p>
<p>Au plan conventionnel, l’activité des forces nord-coréennes n’a guère connu d’évolutions depuis l’année passée. La succession de visites de Kim Jong-un aux forces armées ne traduit pas un accroissement de la préparation de celles-ci. D’une manière plus générale, l’essentiel des efforts militaires du nord se sont portés sur le domaine balistique.</p>
<p>Ce faisant, toute possibilité de modernisation de forces classiques est réduite &#8211; leur situation matérielle n&#8217;a guère évolué depuis le dossier que nous avions publié dans le DSI n°20, en novembre 2006. Elles restent pataudes et si elles peuvent être entraînées au niveau des petites unités – les entraînements au niveau divisionnaire restant rares –, le commandement est paralysé par le poids d&#8217;une idéologie contraignante au plan tactique et opératif (primat de la puissance de feu, actions linéaires, manque d&#8217;initiative aux échelons inférieurs).</p>
<p>In fine, face aux armadas sud-coréenne et américaine, les gesticulations du nord sont certainement plus à interpréter comme une volonté du nouveau leader nord-coréen d’asseoir sa légitimité, presque un an exactement après qu’il ait gagné tous les pouvoirs. Et ce, d’autant plus que, dans le même temps, il faisait nommer un nouveau premier ministre, plutôt considéré comme une « colombe » suivant les critères nord-coréens.</p>
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