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	<title>Magazine DSI &#187; Thématiques</title>
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	<description>Défense et Sécurité Internationale</description>
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		<title>Drones 101. Pourquoi la France n&#8217;est pas prête de renouveler ses MALE</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 10:52:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie et armement]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la foulée des récentes déclarations portant sur l&#8217;acquisition de drones MQ-9 Reaper, il nous a paru intéressant de revenir sur cet article, publié en octobre 2012, avant donc la parution du Livre blanc et alors qu&#8217;était évoqué le projet de fusion EADS/BAE System. Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI. Article paru dans&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la foulée des récentes déclarations portant sur l&#8217;acquisition de drones MQ-9 Reaper, il nous a paru intéressant de revenir sur cet article, publié en octobre 2012, avant donc la parution du Livre blanc et alors qu&#8217;était évoqué le projet de fusion EADS/BAE System.</p>
<p>Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI. Article paru dans DSI, n°85, octobre 2012 (pp. 90-95), aucune reproduction sans l&#8217;autorisation préalable de la rédaction.</p>
<p><strong>C&#8217;est malheureusement banal de l&#8217;écrire, le dossier du renouvellement des drones MALE a pris un retard phénoménal et l&#8217;actualité récente (évocation d&#8217;une fusion entre BAE et EADS, collaboration sur les MALE entre l&#8217;Allemagne et la France, questionnements autour du Telemos franco-britannique) va dans le sens d&#8217;une redistribution industrielle des cartes qui pourrait ne pas permettre une réflexion posée. Tout cela laisse peu de place à la réflexion militaire autour de ces appareils. Mais comment conçoit-on un MALE ? </strong></p>
<p><strong>Les trois vecteurs militaires </strong></p>
<p>La valeur de toute force militaire et des équipements dont elle est dotée se mesure à l&#8217;aune des effets politiques qu&#8217;ils sont en mesure de produire. Pour les drones, MALE comme HALE<a title="" href="#_edn1">[i]</a>, ceux-ci sont fondamentalement de deux grandes catégories d&#8217;ordres. Le premier est évidemment l&#8217;ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) en ayant à disposition des plateformes dotées de capteurs dont l&#8217;avantage comparatif réside dans la <em>persistance</em> au détriment de la <em>fugacité</em>, qui est le propre des appareils de reconnaissance. En orbitant sur une zone donnée, un drone autorise une surveillance constante des points qui lui sont assignés.  Stratégiquement parlant, le drone apparaît comme utile : parce que les dispositifs militaires se contractent, le drone troque de la présence humaine sur zone contre une présence technologique. Cette dernière est trompeuse dès lors que le système n&#8217;est pas autonome. Il n&#8217;élimine nullement le recours à l&#8217;homme, dès lors que 24 heures de vol d&#8217;un MQ-9, par exemple, requièrent 66 analystes du renseignement, en plus de l&#8217;équipage et des maintenanciers de l&#8217;appareil, même s&#8217;ils restent au sol. <em>In fine</em>, le drone est donc un facteur d&#8217;anticipation augurant d&#8217;une action militaire pouvant jouer avec le temps. <span id="more-5882"></span></p>
<p>Le deuxième ordre d&#8217;utilité stratégique continue de faire débat, en particulier en France : la possibilité, précisément parce qu&#8217;il est persistant, de pouvoir frapper des objectifs fugaces (TST &#8211; Time Sensitive Targeting). Le drone est &laquo;&nbsp;tout en un&nbsp;&raquo;, un chasseur-tueur qui présente un avantage décisif sur l&#8217;avion qui ne serait pas doté de pods de désignation efficaces<a title="" href="#_edn2">[ii]</a> et dont la mise en action dépend d&#8217;un système organisationnel (chaîne du renseignement préalable, ordres et transmissions, frappes, évaluation des dommages). Le gain de temps par simplification de la &laquo;&nbsp;boucle OODA&nbsp;&raquo; est donc un gain d&#8217;efficacité mais aussi, paradoxalement, un gain éthique. C&#8217;est, en effet, paradoxal dès lors que l&#8217;image du &laquo;&nbsp;drone tueur&nbsp;&raquo;, qui serait autonome dans ses décisions de frappe est un mythe, qui continue d&#8217;affecter les drones et qui participe, dans le cas français, des débats à rallonge sur la nécessité ou non d&#8217;armer les drones. Les ressorts de cette perception tenace sont complexe, mobilisant à la fois la peur d&#8217;une technique devenue incontrôlée, une culture populaire volontiers sensationnaliste et le quasi-désert intellectuel en ce qui concerne la sociologie des techniques. Plus prosaïquement, ce mythe s&#8217;appuie en particulier sur les frappes ayant touché des civils innocents au Pakistan, les missiles ayant été tirés depuis des drones.</p>
<p>Mais il convient aussi et sans doute de se poser deux questions, complémentaires. D&#8217;une part, l&#8217;engagement d&#8217;appareils de combat classiques, sans que leurs pilotes ne soient entourés d&#8217;analystes du renseignement et de conseillers juridiques, auraient-ils fait mieux ? D&#8217;autre part, est-ce le type de plateforme engagé qui pose problème où d&#8217;autres éléments, tels que la pertinence de la définition d&#8217;une campagne aérienne et de ses objectifs ; les règles d&#8217;engagement ; la formation des analystes ou encore les facteurs humains (stress, fatigue, pression cognitive, intrication envahissante de l&#8217;échelon supérieur, etc.) ? Si poser les questions revient à y répondre, pour nombre d&#8217;analystes, l&#8217;armement des drones est un facteur d&#8217;inefficacité politico-stratégique flagrante voire, pire encore, serait susceptible de violer le droit international.</p>
<p>Au-delà, la génération d&#8217;effets politiques ne peut se passer de la génération d&#8217;effets militaires. A ce stade, comprendre l&#8217;utilité des drones ne suffit plus, ce qui passe par l&#8217;édiction de cahiers des charges et qui implique de rentrer dans leur processus de conception. Mais comment concevoir un drone, MALE comme HALE ? Si l&#8217;on rationalise les différents ressorts de cette conception, quelles que soient les stratégies et concepts nationaux, trois vecteurs fondamentaux apparaissent :</p>
<p>- L&#8217;endurance des drones est ce qui va leur donner leur aptitude à la persistance. Si elle est également dimensionnante d&#8217;un point de vue organisationnel, elle a également des implications en termes de conception (motorisation, carburant et empreinte logistique, <em>etc</em>.). Au demeurant, grande endurance ne signifie pas nécessairement complexité : des drones comme le ScanEagle ou le RQ-21 peuvent dépasser la quinzaine d&#8217;heures de vol en étant dotés de petits moteurs. De l&#8217;endurance dépend également la question des liaisons nécessaires aux commandes de vol (et aux ordres de tir) aussi bien qu&#8217;à la récupération des informations ;</p>
<p>- La charge utile est au cœur de l&#8217;efficacité militaire des drones, ce sont les capteurs ou armements embarqués qui donnent un sens à l&#8217;achat et à l&#8217;emploi de l&#8217;appareil. Trois facteurs sont ici à prendre en considération. Le premier est la masse embarquée : plus elle est importante, plus le nombre de capteurs emporté sera important  et plus grande sera la probabilité d&#8217;adaptation de capteurs déjà existants, réduisant le besoin de développer de nouveaux systèmes. Le deuxième facteur est celui des possibilités en termes de volumes d&#8217;emport, qui rend possible le positionnement des charges utiles (et masse pouvant être supportées) et détermine leur modularité. D&#8217;une manière plus générale, c&#8217;est à la doctrine de déterminer ce que doit être cette charge. La boule optronique, par exemple, est systématique, mais elle induit également un &laquo;&nbsp;effet tunnel&nbsp;&raquo; : la fauchée optique est relativement faible et un drone peut ne pas détecter ce qui peut se passer à seulement quelques kilomètres, parce que la boule n&#8217;est pas orientée dans la bonne direction. Un radar SAR/GMTI (radar à ouverture de synthèse/indicateurs de mouvements au sol) offre une meilleure fauchée mais encore faut-il le calibrer correctement. D&#8217;autres capteurs peuvent être retenus : charges COMINT, ELINT, voire relais de communications. Enfin, le dernier facteur est lié aux systèmes de communication, dès lors que le drone n&#8217;est pas juste une composante venant se greffer sur les armées, il en a également besoin, notamment en matière de communications spatiales. Si l&#8217;US Air Force peut sereinement annoncer vouloir plus de 400 drones MALE à terme, c&#8217;est également parce qu&#8217;elle dispose de la première flotte mondiale de satellites de communication, qui couvrent pratiquement tous les espaces de la planète… ce qui n&#8217;est pas le cas de la France ;</p>
<p>- Le prix des systèmes n&#8217;est pas qu&#8217;un facteur de politique budgétaire ou de politique de défense, c&#8217;est également le déterminant du nombre d&#8217;appareils ou de systèmes (plusieurs appareils et leur station de contrôle) qui pourra être acheté, indépendamment des doctrines d&#8217;emploi retenues. Or, ce prix n&#8217;est pas uniquement le coût à l&#8217;achat, c&#8217;est également le coût de possession, qui est très variable suivant ce que les constructeurs incluent dedans : outre le coût à l&#8217;heure de vol en termes de carburant et de pièces détachées, il doit également comprendre le coût des personnels (salaires, temps, formation) et celui des grands entretiens, tout comme celui des capteurs. Dans plusieurs cas de figure, ce dernier n&#8217;est pas nécessairement pris en compte (il pourra inclure la boule optronique mais pas d&#8217;autres capteurs, <em>etc</em>.). Par ailleurs, plus qu&#8217;ailleurs en aéronautique, &laquo;&nbsp;mass matters&nbsp;&raquo; dans l&#8217;emploi des drones : le nombre importe. Les appareils sont naturellement vulnérables, à l&#8217;adversaire comme aux conditions météo, voire aux erreurs de pilotage, de sorte que l&#8217;US Air Force a perdu, ces quinze dernières années, une centaine de Predator. De même, accéder à la &laquo;&nbsp;capacité drone&nbsp;&raquo; sans considérer la taille du maillage ISR ou, concrètement, le nombre d&#8217;orbites qu&#8217;ils offrent démontre un manque de réflexion sur son emploi. De ce point de vue, ne disposer que de quatre Harfang ou de sept &laquo;&nbsp;SIDM bis&nbsp;&raquo;<a title="" href="#_edn3">[iii]</a> revient à investir beaucoup pour disposer de capacités non seulement limitées par elles-mêmes mais aussi limitant en cascade l&#8217;aptitude des autres armées : si l&#8217;on continue à faire surveiller chaque sortie d&#8217;une FOB par un drone, il est évident que, quelque soit le volume des forces, ces dernières ne sortiront guère sur le terrain…</p>
<p><strong>Tableau. Comparaison des différents types de drones MALE dont l&#8217;achat a été évoqué par la France</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="120"><strong>Type </strong></td>
<td valign="top" width="69"><strong>Charge utile (t)</strong></td>
<td valign="top" width="90"><strong>Endurance (heures)*</strong></td>
<td valign="top" width="88"><strong>Armement </strong></td>
<td valign="top" width="120"><strong>Coût </strong></td>
<td valign="top" width="131"><strong>Remarques</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">EADS Talarion</td>
<td valign="top" width="69">2,3</td>
<td valign="top" width="90">24</td>
<td valign="top" width="88">Evoqué</td>
<td valign="top" width="120">R&amp;D de 1,4 milliard et 90 millions d’euros par système (3 appareils et station de contrôle).</td>
<td valign="top" width="131">Nouveau type de cellule. Coût de R&amp;D à répartir sur les trois partenaires du programme.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">BAE Mantis/Telemos</td>
<td valign="top" width="69">2,15</td>
<td valign="top" width="90">24 à 36</td>
<td valign="top" width="88">Oui</td>
<td valign="top" width="120">?</td>
<td valign="top" width="131">Nouvelle plateforme.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">General Atomics MQ-9 Reaper</td>
<td valign="top" width="69">1,7</td>
<td valign="top" width="90">14 à pleine charge</td>
<td valign="top" width="88">Oui</td>
<td valign="top" width="120">Entre 80 et 175 millions de dollars par système suivant les contrats (4 appareils et station de contrôle). Dernières données : 209 millions d&#8217;euros pour 7 appareils et 2 stations de contrôle</td>
<td valign="top" width="131">Achat sur étagère.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">Dassault/Thales Voltigeur/Heron TP</td>
<td valign="top" width="69">1</td>
<td valign="top" width="90">24 à 36</td>
<td valign="top" width="88">Evoqué</td>
<td valign="top" width="120">318 millions d&#8217;euros par système (7 appareils et deux stations de contrôle).</td>
<td valign="top" width="131">Cellule Heron TP d’origine israélienne. Coût incluant la R&amp;D.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">Sagem Patroller</td>
<td valign="top" width="69">0,25</td>
<td valign="top" width="90">20 à 30</td>
<td valign="top" width="88">Evoqué</td>
<td valign="top" width="120">Coût : entre 20 et 30 millions d’euros par système (3 appareils et station de contrôle).</td>
<td valign="top" width="131">Cellule Stemme. Peut être utilisé en mode piloté ou drone. Coût incluant <em>a priori</em> la R&amp;D.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">EADS Harfang/Eagle</td>
<td valign="top" width="69">0,25</td>
<td valign="top" width="90">24 heures à pleine charge</td>
<td valign="top" width="88">Non</td>
<td valign="top" width="120">Coût : 380 millions  d’euros par système (3 appareils et station de contrôle).</td>
<td valign="top" width="131">Cellule Stemme. Peut être utilisé en mode piloté ou drone. Coût incluant <em>a priori</em> la R&amp;D.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>* Il est nécessaire de garder à l&#8217;esprit que l&#8217;endurance est fonction de la charge emportée. De ce fait, les données communiquées par les industriels ne sont pas nécessairement comparables.</p>
<p><strong>La conception d&#8217;une plateforme </strong></p>
<p>Une fois l&#8217;équilibre entre ces trois vecteurs trouvé &#8211; il se détermine en fonction des besoins des forces &#8211; reste encore à prendre en considération plusieurs facteurs. Le premier est celui de la place de la plateforme dans la réflexion. Pour un MALE, la plateforme est théoriquement le produit des trois vecteurs susmentionnés mais encore faut-il sortir des schémas de conception traditionnels en aéronautique, qui sacralisent la plateforme. Or, il importe d&#8217;en revenir aux fondamentaux et de considérer que les charges utiles importent plus que les performances de la plateforme, à tout le moins pour les drones MALE de première génération (grosso modo, ceux qui sont actuellement en service). Or, si l&#8217;on reprend le cas du Harfang, la récupération des boules optroniques des drones Hunter, si elle apparaissait comme une solution de bon sens économique, s&#8217;est avérée peu militairement intéressante, ses performances étant trop faibles. Paradoxe, ce manque de considération des capteurs a été l&#8217;une des principales raisons qui a poussé à rendre urgent à l&#8217;acquisition rapide d&#8217;un nouveau drone MALE…</p>
<p>Reste aussi que cette vision du drone comme &laquo;&nbsp;ascenseur à capteurs&nbsp;&raquo;, classique dans la littérature sur la question, pourrait bien être remise en cause par l&#8217;évolution du caractère de la guerre. Jusqu&#8217;ici, les forces aériennes occidentales n&#8217;ont pas été confrontées à des adversaires très dangereux pour leurs capacités aériennes. Or, il est évident que les forces aériennes, dans de nombreuses régions du monde, se modernisent. Pire, la polarité de la stratégie aérienne, traditionnellement offensive, pourrait bien devenir défensive. Nombre d&#8217;Etats se dotent ainsi de systèmes de défense aérienne perfectionnés, abandonnant même parfois une capacité &laquo;&nbsp;chasse&nbsp;&raquo; au sein de leur force aérienne<a title="" href="#_edn4">[iv]</a>. Dans pareil contexte, la sûreté des missions ISR est tout sauf garantie et la question d&#8217;un retour sur les fondamentaux de la conception des plateformes pourrait se poser. C&#8217;est, par exemple, l&#8217;approche de General Atomics sur l&#8217;Avenger (ex-Predator C), doté d&#8217;un réacteur et aux formes furtives. Cependant, sans doute ne faut-il pas trop attendre de la furtivité. Historiquement, tout avantage technologique n&#8217;est que transitoire et les recherches conduites sur les radars relativisera sans doute l&#8217;avantage conféré par la furtivité. En la matière, c&#8217;est plus de la résilience des flottes &#8211; et donc le nombre &#8211; que provient l&#8217;aptitude à maintenir une présence ISR.</p>
<p><strong>Les facteurs d&#8217;influence  </strong></p>
<p>Reste aussi que, comme tout objet technologique, les drones ne sont pas seulement le produit de considérations militaires : leur conception et les choix y afférant sont <em>toujours</em> le résultat d&#8217;influences multiples… et parfois contradictoires. Ainsi, si l&#8217;on revient au concept &laquo;&nbsp;d&#8217;effet politique&nbsp;&raquo; évoqué au début de cet article, ce dernier n&#8217;est pas nécessairement d&#8217;ordre stratégique-militaire. Dans un pays comme la France, il peut également être stratégique-économique, en sachant que l&#8217;acquisition ou la conservation de savoirs-faires est, en soi, aussi bien une garantie de puissance qu&#8217;un enjeu industriel. Reste aussi que cette vision se heurte au réel : comme le soulignaient les sénateurs se positionnant en faveur du MQ-9 Reaper, 7 drones ne constituent pas un marché, en sachant que les perspectives à l&#8217;export sont maigres face aux rouleaux compresseurs commerciaux américains et israéliens. Au passage, sans doute s&#8217;agit-il là d&#8217;une magistrale mais douloureuse leçon en matière d&#8217;art de l&#8217;innovation : il y a quinze ans, les Américains n&#8217;étaient à peu près nulle part en matière de drones MALE &#8211; soit au même niveau que nous. La différence a résidé dans une véritable réflexion, non pas sur les technologies mais bien sur ce que devaient être les engagements futurs et ensuite, seulement, ce qu&#8217;ils nécessiteraient comme nouvelles capacités…</p>
<p><em>In fine</em>, on serait bien en peine de discerner un responsable ou une catégorie de responsables dans le fiasco du programme français de drones MALE. En réalité, les hésitations du politique (le drone comme vecteur militaire ou économique ?) ; les compétitions entre industriels pour des ressources de plus en plus limitées ; et l&#8217;indécision des états-majors, DGA comprise (quel rôle pour les drones et quel cahier des charges ?) ont joué un rôle. Reste que désigner des responsables ne fera guère avancé un dossier trop peu avancé. Le Talarion abandonné, c&#8217;est le Telemos &#8211; symbole s&#8217;il en était de la coopération découlant des accords de Lancaster &#8211; qui voit son avenir s&#8217;assombrir, au point que certains évoquent un abandon pur et simple. Dans le même temps, la perspective d&#8217;une coopération franco-allemande (même élargie à d&#8217;autres partenaires) n&#8217;est pas sans poser question. En effet, l&#8217;époque des coopérations internationales fructueuses (qui avait donné lieu aux Gazelle, Puma, MILAN, Lynx, Transall et autres Alpha Jet, voire aux Tornado) semble bien terminée. Dans le même temps, les cibles de commandes sont réduites à quelques dizaines d&#8217;appareils tout au plus<a title="" href="#_edn5">[v]</a>.</p>
<p><em>Last but not least</em>, l&#8217;hypothétique drone franco-allemand &#8211; voire franco-germano-britannique, dans la perspective d&#8217;un rapprochement BAE/EADS &#8211; n&#8217;a même pas encore atteint le stade du premier trait de crayon sur la planche à dessins, ce qui ne manque pas de poser question quant à la date d&#8217;entrée en service d&#8217;un appareil que les planifications attendaient pour 2020 &#8211; soit demain. Sauf à considérer que les rapprochements entre BAE Systems et EADS sont le prélude à de grandes manœuvres dans le domaine aéronautique, avec à la clé la poursuite du Telemos par EADS… Dans ce scénario purement hypothétique &#8211; aucune indication ne semble aller en ce sens à l&#8217;heure où nous écrivons ces lignes &#8211;  Dassault serait évincé du programme MALE Telemos mais, en contrepartie, verrait sa position assurée dans le programme SCAF de drone de combat. Quant à Thales, la firme bénéficierait de la coopération entre Londres et Paris sur le Watchkeeper. En théorie, les lignes de partage seraient alors balisées. Mais la question du SIDM bis, qui doit permettre de combler le vide capacitaire jusqu&#8217;à l&#8217;entrée en service du drone MALE &laquo;&nbsp;définitif&nbsp;&raquo;, ne serait toujours pas réglée…</p>
<p><strong>Pour aller plus loin </strong></p>
<p>Joseph Henrotin, &laquo;&nbsp;Munitions de précision : de la course à l&#8217;allègement à l&#8217;avènement des micro-armes&nbsp;&raquo;,<strong> </strong><em>DSI</em>, n°82, juin 2012.</p>
<p>Christophe Fontaine, &laquo;&nbsp;La France a besoin d&#8217;orbites permanentes de surveillance de drones&nbsp;&raquo;, <em>DSI</em>, n°81, mai 2012.</p>
<p>Christophe Fontaine, &laquo;&nbsp;Commandement et drones : quelle place pour la subsidiarité à l&#8217;heure du temps réel ?&nbsp;&raquo;, <em>DSI Hors-Série</em> n°23, avril-mai 2012. <strong> </strong></p>
<p>Christophe Fontaine, &laquo;&nbsp;Les drones. Pourquoi faut-il investir dans des satellites de communication ?&nbsp;&raquo;, DSI n°68, mars 2011.</p>
<p>Grégory Boutherin et Christophe Pajon, &laquo;&nbsp;Drones 2025 : La relève de la garde&nbsp;&raquo;, <em>DSI Hors-Série</em> n°10, février-mars 2010. <strong> </strong></p>
<p>Grégory Boutherin et Christophe Pajon, &laquo;&nbsp;Persistance et maîtrise du temps au cœur du champ de bataille. Les drones comme instrument de contrôle des « présents »&nbsp;&raquo;,<em> DSI-Technologies </em>n°19, septembre-octobre 2009.</p>
<p>Grégory Boutherin et Christophe Pajon, &laquo;&nbsp;Des hoplites aux drones… en passant par la ceinture. Essai d’application de la sociologie des sciences aux systèmes non habités évoluant dans la troisième dimension&nbsp;&raquo;, <em>DSI-Technologies </em>n°18, juillet-août 2009.</p>
<div><br clear="all" /></p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="#_ednref1">[i]</a> Moyenne Altitude, Longue Endurance et Haute Altitude, Longue Endurance.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ednref2">[ii]</a> Le pod de désignation est sans doute, avec le drone, la plus grande innovation en opérations aériennes depuis trente ans. Nous sommes revenus à plusieurs reprises sur cet aspect, nous n&#8217;approfondirons donc pas ici.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ednref3">[iii]</a> Si l&#8217;on part du principe que les drones devant être achetés viennent en remplacement du SIDM Harfang (déjà intérimaire) et doivent</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ednref4">[iv]</a> Sur ces différentes questions dans une approche prospective : Joseph Henrotin, <em>La guerre aérienne en 2030. Prospective des systèmes de force</em>, Histoire &amp; Stratégie n°6, 2011.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ednref5">[v]</a> Pour l&#8217;heure, outre la France et l&#8217;Allemagne, seule l&#8217;Espagne (à la situation précaire), la Pologne et les Pays-Bas envisagent l&#8217;achat de drones.</p>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>La Chine a-t-elle lancé un super-ASAT ?</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5873</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5873#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 May 2013 06:39:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie et armement]]></category>

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		<description><![CDATA[La presse américaine indique aujourd&#8217;hui que la Chine a procédé au test d&#8217;un missile anti-satellite Dong-Neng-2, capable de frapper sur les orbites de satellites moyennes et géostationnaires. Concrètement, si les faits se vérifient, cela signifierait que Pékin serait en mesure de frapper les réseaux de navigation par satellite mais aussi les satellites de communication et&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La presse américaine indique aujourd&#8217;hui que la Chine a procédé au test d&#8217;un missile anti-satellite Dong-Neng-2, capable de frapper sur les orbites de satellites moyennes et géostationnaires. Concrètement, si les faits se vérifient, cela signifierait que Pékin serait en mesure de frapper les réseaux de navigation par satellite mais aussi les satellites de communication et de détection de lancement de missiles balistiques. La Chine a quant à elle indiqué qu&#8217;il s&#8217;agissait du tir d&#8217;une fusée-sonde à très haute altitude.</p>
<p>Voici ce que nous avions publié dans DSI n°86 (novembre 2012) : &laquo;&nbsp;Selon les analystes américains, la Chine serait sur le point de tester un nouveau type de missile antisatellite, le Dong Neng 2. A les suivre, l&#8217;engin serait une menace majeure pour les forces occidentales dès lors qu&#8217;il serait expressément conçu pour mener des frappes par collision directe sur des orbites géosynchrones, à environ 36 000 km de distance de la terre, soit l&#8217;altitude à laquelle opèrent les satellites de communication. Jusque là, les essais antisatellites menés, américains, russes ou chinois, visaient des satellites opérant sur des orbites basses&nbsp;&raquo;.<span id="more-5873"></span></p>
<p>Nous étions également revenus sur cette problématique dans notre <a href="http://www.dsi-presse.com/?p=5597" target="_blank">28ème DSI hors-série</a>, consacré à la militarisation de l&#8217;espace, en émettant toutefois plusieurs réserves : &laquo;&nbsp;D&#8217;un point de vue stratégique, supprimer les satellites GPS est a priori tentant. Reste que détruire une vingtaine de satellite pose un réel problème en termes de génération de débris, sur des gammes d&#8217;orbites où évoluent également GLONASS et Galileo&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dans le même temps, le nombre même de satellites à détruire impose une résilience systémique : on est loin de la possibilité d&#8217;une décapitation du réseau GPS. Reste aussi que disposer d&#8217;une trentaine ou d&#8217;une quarantaine d&#8217;intercepteurs pour un Etat dont les efforts balistiques, civils comme militaires, sont actuellement les premiers au monde ne semble pas de nature à constituer un problème.</p>
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		<title>LBDSN 2013. La France, première force européenne ? Plus maintenant.</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 11:41:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Forces armées]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis la SDSR britannique, la France se trouvait de facto en position de leader militaire européen : elle avait plus de frégates, de brigades et d&#8217;appareils de combat que la Grande-Bretagne, qui la &#171;&#160;battait&#160;&#187; seulement sur quelques points (SNA, tonnage des bâtiments amphibies, drones, capacités GMTI). Or, au regard des décisions publiées hier, on constate&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la SDSR britannique, la France se trouvait de facto en position de leader militaire européen : elle avait plus de frégates, de brigades et d&#8217;appareils de combat que la Grande-Bretagne, qui la &laquo;&nbsp;battait&nbsp;&raquo; seulement sur quelques points (SNA, tonnage des bâtiments amphibies, drones, capacités GMTI).</p>
<p>Or, au regard des décisions publiées hier, on constate un nouveau retournement de situation. Certes, comparaison n&#8217;est pas raison : les lecteurs de DSI sont bien placés pour savoir que les armées sont très loin d&#8217;être les listes de matériels publiées par l&#8217;IISS ou Brassey&#8217;s. Reste que sur l&#8217;échiquier militaire européen, la France a perdu son rang, il est vrai acquis par défaut et non par volonté : <span id="more-5852"></span></p>
<p>- 15 frégates de première ligne &#8211; on a appris que le nombre de FREMM serait réduit à 8 &#8211; c&#8217;est moins que les 19 britanniques. A vrai dire, c&#8217;est même moins que l&#8217;Italie (16 ; 14 à terme) et une de plus que les 14 frégates allemandes (nuançons : 11 à terme). Certes, le porte-avions et trois des quatre BPC sont conservés mais le GAN et la protection des SNLE absorberont l&#8217;essentiel capacités d&#8217;escorte.</p>
<p>- Au plan aérien, à 225 appareils de combat, nous rejoignons la RAF (219 appareils pour l&#8217;heure, hors-Reaper qui peuvent être armés). Avantage à la France, son dispositif de projection : 12 MRTT (11 Voyager britanniques) ; une combinaison de 50 A400M/C-130 (contre 32 C-17/A400M à terme) et surtout des unités telles que le 25ème RGA traité il y a peu dans nos pages.</p>
<p>- Au plan terrestre, nos 7 brigades (une brigade perdue), ce sont moins que les 8 allemandes mais cela reste plus que les 5 britanniques de la Reaction force (7 brigades sont disponibles au titre de l&#8217;Adaptable force mais qui comptent des forces de réserve). Les Britanniques conservent toutefois 227 chars et les Allemands 350 Leopard 2A6 &#8211; contre 200 Leclerc. A la LPM, ensuite, de trancher dans les autres matériels devant être reçus par l&#8217;armée de Terre&#8230;</p>
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		<title>Corée du Nord &#8211; la problématique de la crédibilité</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 14:02:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Forces armées]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis son dernier essai nucléaire en février, la Corée du Nord n’a eu de cesse de faire monter la pression diplomatique mais aussi stratégique, accumulant les menaces, jusqu’à la « guerre thermonucléaire » &#8211; et sans guère de sens ni de la crédibilité, ni de l’escalade. Reste que les déclarations de Pyongyang ont déclenché un&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis son dernier essai nucléaire en février, la Corée du Nord n’a eu de cesse de faire monter la pression diplomatique mais aussi stratégique, accumulant les menaces, jusqu’à la « guerre thermonucléaire » &#8211; et sans guère de sens ni de la crédibilité, ni de l’escalade. Reste que les déclarations de Pyongyang ont déclenché un débat autour des capacités nord-coréennes. Plusieurs constats sont, de ce point de vue, à faire.</p>
<p>Au plan nucléaire, le nord ne disposerait pas de plus d’une dizaine de têtes selon les estimations les plus optimistes. Une partie d’entre-elles seulement pourraient être installées sur les Musudan (copie des vieux SS-N-6 soviétiques) dévoilés relativement récemment et de 3 500 à 4 000 km de portée – Le système de guidage de ces missiles n’autorise que des erreurs circulaire probables supérieures au kilomètre. <span id="more-5793"></span></p>
<p>Au plan conventionnel, l’activité des forces nord-coréennes n’a guère connu d’évolutions depuis l’année passée. La succession de visites de Kim Jong-un aux forces armées ne traduit pas un accroissement de la préparation de celles-ci. D’une manière plus générale, l’essentiel des efforts militaires du nord se sont portés sur le domaine balistique.</p>
<p>Ce faisant, toute possibilité de modernisation de forces classiques est réduite &#8211; leur situation matérielle n&#8217;a guère évolué depuis le dossier que nous avions publié dans le DSI n°20, en novembre 2006. Elles restent pataudes et si elles peuvent être entraînées au niveau des petites unités – les entraînements au niveau divisionnaire restant rares –, le commandement est paralysé par le poids d&#8217;une idéologie contraignante au plan tactique et opératif (primat de la puissance de feu, actions linéaires, manque d&#8217;initiative aux échelons inférieurs).</p>
<p>In fine, face aux armadas sud-coréenne et américaine, les gesticulations du nord sont certainement plus à interpréter comme une volonté du nouveau leader nord-coréen d’asseoir sa légitimité, presque un an exactement après qu’il ait gagné tous les pouvoirs. Et ce, d’autant plus que, dans le même temps, il faisait nommer un nouveau premier ministre, plutôt considéré comme une « colombe » suivant les critères nord-coréens.</p>
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		<title>Premier essai à la mer de la FREMM destinée au Maroc</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 07:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie et armement]]></category>

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		<description><![CDATA[La FREMM destinée à la Marine Royale du Maroc vient d’effectuer le 17 avril sa première sortie à la mer (photo ci-contre, copyright DCNS). Cet événement constitue le coup d’envoi des essais en mer qui se dérouleront au cours des prochaines semaines au large des côtes bretonnes. La livraison du navire interviendra à la fin&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.dsi-presse.com/wp-content/uploads/2013/04/Femm-Maroc1.jpg"><img class="alignleft  wp-image-5788" title="Femm Maroc" src="http://www.dsi-presse.com/wp-content/uploads/2013/04/Femm-Maroc1-1024x681.jpg" alt="" width="451" height="300" /></a>La FREMM destinée à la Marine Royale du Maroc vient d’effectuer le 17 avril sa première sortie à la mer (photo ci-contre, copyright DCNS). Cet événement constitue le coup d’envoi des essais en mer qui se dérouleront au cours des prochaines semaines au large des côtes bretonnes. La livraison du navire interviendra à la fin de l’année.</p>
<p>Lors de cette première sortie à la mer, l’équipage, composé de membres de la Marine nationale, de représentants du client et de collaborateurs de DCNS, a pour principal objectif de tester les performances de la propulsion et du système de navigation du navire. Les hautes qualités nautiques des FREMM ont déjà été démontrées par l’Aquitaine, première frégate de la série, livrée en novembre dernier à la Marine nationale.<span id="more-5786"></span></p>
<p>« Le franchissement de ce jalon industriel est le fruit d’un remarquable effort collectif qui a réuni autour d’un même but les équipes de DCNS, celles de ses partenaires et fournisseurs ainsi que l’équipage de conduite et les représentants du client », indique Anne Bianchi, directrice des programmes FREMM. « Ces navires, conçus et construits par DCNS, sont capables de répondre aux attentes de très nombreuses marines ainsi que le démontre le premier contrat FREMM de DCNS au Maroc. Ce sont les navires les plus avancés technologiquement et les plus compétitifs du marché. Polyvalentes, les FREMM peuvent répondre à tous les types de menaces. Innovantes, elles offrent une interopérabilité et un niveau de disponibilité inégalés. »</p>
<p>De jour comme de nuit, l’ensemble de l’équipage va enchaîner les différents essais en mer, et ce à un rythme soutenu. Durant les trois prochains jours sera ainsi menée la phase dite « d’appropriation » au cours de laquelle les équipes à bord procèderont à la vérification du bon fonctionnement de toutes les installations et dispositions de sécurité, telles que la lutte contre les sinistres (incendie et voie d’eau), l’évacuation du navire, la manœuvrabilité ou encore la tenue au mouillage.</p>
<p>Dans un second temps, les essais se concentreront sur la propulsion et notamment sur le système hybride CODLOG (COmbined Diesel eLectric Or Gas). Très performant, ce système propulsif permet aux FREMM d’évoluer silencieusement à basse vitesse &#8211; grâce aux moteurs électriques – ou d’atteindre une vitesse supérieure à 27 nœuds grâce à la turbine à gaz du navire.</p>
<p>En complément des essais de propulsion, les équipes DCNS procéderont aux vérifications des systèmes de navigation (calculs de vitesse, position, cap) ou encore des centrales inertielles qui permettent un positionnement très précis du navire où qu’il soit sur les océans.</p>
<p>Au cours de ces prochaines semaines, ce sont plus de 150 femmes et hommes, dont soixante membres de la Marine nationale, qui sont amenés à évoluer à bord de la deuxième FREMM. Un bateau-taxi assurera quotidiennement la navette jusqu’au navire pour la relève des équipes.</p>
<p>Une fois cette première phase d’essais achevée, la frégate regagnera pour quelques jours le quai du site DCNS de Lorient. Dans les prochaines semaines, une nouvelle campagne d’essais débutera, cette fois-ci axée sur le système de combat.</p>
<p>A noter qu’en parallèle de cette première sortie à la mer, une partie du futur équipage de la Marine Royale du Maroc a entamé au sein du site DCNS de Lorient une formation sur simulateur afin de bien s’approprier les systèmes de conduite des frégates FREMM. Cette démarche de formation va monter en puissance, avec l’arrivée dans les prochains mois de nouveaux membres du futur équipage.</p>
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		<title>Le Sixième cavalier de l’apocalypse</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 06:31:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[La minute de Carl von C.]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[La chronique de Carl von C., parue dans DSI n°51, septembre 2009. Ils sont quatre, on fait un passage remarqué dans le Nouveau Testament et sont en représentation permanente « dans un théâtre (d’opérations) près de chez vous » : nos quatre premiers cavaliers de l’apocalypse sont décidément de bons acteurs. Le 5ème est arrivé&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La chronique de Carl von C., parue dans DSI n°51, septembre 2009.</p>
<p>Ils sont quatre, on fait un passage remarqué dans le Nouveau Testament et sont en représentation permanente « dans un théâtre (d’opérations) près de chez vous » : nos quatre premiers cavaliers de l’apocalypse sont décidément de bons acteurs. Le 5ème est arrivé plus tard dans un roman éponyme de Lapierre et Collins – New York atomisé, ça le fait toujours (ou, au choix, noyé, gelé, bombardé, avec ou sans Godzilla et/ou King Kong) – mais le dernier petit copieur, le 6ème donc, est en action chez nous. Si, si, il est Français (quoique, les Américains sont aussi de grands admirateurs de la France), porte le béret (vert), râle en permanence et à la fâcheuse habitude de distribuer des bras d’honneurs aux élémentaires de la pensée stratégique la plus élémentaire. Je veux bien entendu parler de notre obsession pour le terrorisme et sa petite sœur, cette vicieuse nommée insécurité. Allons bon. Carl ne va pas vous écrire dans ces illustres pages que le terrorisme n’existe pas – on va laisser ça à Michael Moore – mais bien qu’il faut tout de même commencer à remettre les choses en perspective avant que nos armées ne subissent les foudres de ce 6ème cavalier. <span id="more-5783"></span></p>
<p>Regardons les choses en face : mode de guerre (si, si, pas un de ces trucs pseudos-sécuritaires), le terrorisme génère relativement peu de morts. Entendons-nous bien, ils sont déjà trop nombreux. Mais comparativement aux opérations régulières et irrégulières, coups d’Etats foireux, raids, razzias et rezzous (ah, le charme du Darfour…) divers et variés, ce bon vieux terrorisme ne fait guère recette. Evidemment, on peut le considérer comme un risque en soi. Mais nombreux sont ces risques – nous sommes baignés dedans, depuis la possibilité de l’explosion de la maison d’à côté) jusqu’à l’accident de voiture, la chute accidentelle, l’émeute urbaine ou la guerre elle-même. Or, ces risques causent des perceptions de vulnérabilité qui ne manquent pas de causer des dommages : ce que les sociologues appellent une « culture de la peur ». Corollaire, pour un Frank Furedi – un des pères de la résilience en tant que stratégie – paralysés par la trouille, nous passerions à la défensive, serions incapables d’articuler des stratégies correctes et, au surplus, nos serions obnubilés par la possibilité de subir des pertes en opérations. Au point que F. Furedi relaie l’appel au secours du général Michel Rose (pas le même genre que Michael Moore), qui pestait contre la perte de l’éthos militaire, la crainte du risque et… petite surprise, l’appel aux sociétés militaires privées.</p>
<p>Qu’en penser ? D’abord, que la résilience, devenue principe chez nous, commence par le traitement de ses propres névroses en matière de sécurité et qu’il est normal de vivre parmi le risque. Ensuite, que ce n’est pas une raison pour ne rien faire, bien au contraire, c’est un appel à travailler avec des méthodologies sortant de ce cadre théorique très poussé qu’est le YAMP-EISV (Y’A des Méchants Partout – Et Ils Sont Vilains). Jusqu’ici, nous en sommes à la stratégie de « sécurité globale » mais ce cadre est has been, sauf si l’ont veut paniquer face à son ombre. Il faut en revenir aux méthodes probabilistiques dans la détermination des véritables risques et ces méthodes doivent prendre en compte la possibilité du terrorisme. Enfin, il faut peut-être et aussi rompre cette fichue culture de l’infantilisation – fruit, selon Furedi, de la culture de la peur – indiquant qu’il y a les « gentils » (en gros, l’Etat) et les « méchants potentiels » (en gros, les autres, de vous et moi aux autres Etats). Et d’en appeler à une meilleure éducation à la sécurité, dès le plus jeune âge. Militarisation de la société me direz-vous ? Ce n’est pas ce que pensait Jaurès dans sa vision de l’enseignement. Et puisqu’on apprend à nos gosses à respecter le code de la route, on peut peut-être aussi leur apprendre à appeler le 112 sans paniquer, à les encourager à suivre les cours de secourisme ou, tout simplement, à avoir un regard critique sur la grande scène du monde, où nos quatre premiers cavaliers ne manqueront pas de continuer s’ébrouer. Penser sereinement, c’est être libre… Carl.</p>
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		<title>Quelques réflexions sur le journalisme, le Mali et le rôle de l&#8217;image</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2013 08:32:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JH</dc:creator>
				<category><![CDATA[Stratégie]]></category>

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		<description><![CDATA[On a pu entendre, ça et là, pas mal de critiques à l&#8217;endroit de l&#8217;armée, sur la question des images, du contrôle de l&#8217;information, de l&#8217;accès au terrain, des restrictions faites au &#171;&#160;embed&#160;&#187;, du fait que des victimes ne soient pas visibles, etc. Quelque part, la &#171;&#160;couverture médiatique&#160;&#187; aurait été réduite comparativement notamment au Vietnam,&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On a pu entendre, ça et là, pas mal de critiques à l&#8217;endroit de l&#8217;armée, sur la question des images, du contrôle de l&#8217;information, de l&#8217;accès au terrain, des restrictions faites au &laquo;&nbsp;embed&nbsp;&raquo;, du fait que des victimes ne soient pas visibles, etc. Quelque part, la &laquo;&nbsp;couverture médiatique&nbsp;&raquo; aurait été réduite comparativement notamment au Vietnam, à la Corée ou encore à la Deuxième Guerre mondiale. Ce qui appelle, me semble-t-il, quelques précisions mais aussi quelques réflexions.</p>
<p>- La première sur la 2ème GM, quelque fois vue comme une sorte de &laquo;&nbsp;paradis perdu&nbsp;&raquo; entre Hemingway et Capa, mais qui pourrait être en fait la forme la plus achevée d&#8217;autocensure. Environ 40 % des GI ont fait un battle stress au combat, débouchant le cas échéant sur des cas de fragging (de mémoire, c&#8217;est dans l&#8217;excellent War de Freedman). Globalement la même proportion a fait ce que nous appellerions aujourd&#8217;hui un PTSD. Ce qui est remarquable, c&#8217;est que ces proportions sont, pour les armées OTAN, égales ou moindre aujourd&#8217;hui, alors que ces aspects bénéficient d&#8217;une couverture média supérieure : nous nous interrogeons plus sur ces questions qui estompent l&#8217;image des &laquo;&nbsp;jolies petites guerres&nbsp;&raquo; et nuancent les victoires décisives. De fait, on peut me semble-t-il légitimement interroger le degré d&#8217;autocensure de la plupart des médias américains de l&#8217;époque. Si pas mal de gens ont été impressionnés par la scène du débarquement d&#8217;Il faut sauver le soldat Ryan, assez réaliste, c&#8217;est aussi parce que le gros des images du débarquement ont été &laquo;&nbsp;adoucies&nbsp;&raquo;. Certes, il y avait Capa. Mais finalement beaucoup de camions, du déploiement de puissance &laquo;&nbsp;neutre&nbsp;&raquo; du point de vue de la violence, quelques blockhaus et surtout très peu de corps et encore moins de corps mutilés par les tirs d&#8217;artillerie, les mines ou les mitrailleuses&#8230;  <span id="more-5640"></span></p>
<p>- La deuxième sur le Mali en tant que tel, au regard des interventions récentes. Des MQ-9 frappent tous les jours au Yémen et il est possible que des civils soient dans les death toll. En Afghanistan, en 2001, les impératifs du combat couplé ont impliqué la distribution par les forces spéciales US de radios permettant de commander des raids de B-52 à des tribus. Le principe était qu&#8217;elle les utilisent contre des talibans. Ce qu&#8217;elles ont fait, juste après avoir éliminer l&#8217;une ou l&#8217;autre rivale &#8211; l&#8217;épisode est peu connu, il n&#8217;a guère duré. Nous n&#8217;avons eu aucun &laquo;&nbsp;visuel&nbsp;&raquo; de ces occurrences dans de courts laps de temps et comme pour les 40 % de soldats déstabilisés de la 2ème GM, il a fallu attendre le travail des chercheurs (et des militaires eux-mêmes, qui sont souvent les premiers à essayer de comprendre ce qu&#8217;il s&#8217;est passé). Réclamer les images d&#8217;une guerre dans des espaces aussi vastes que le Mali, n&#8217;est-ce pas céder à l&#8217;E(i)-media-cratie, à ce que Laurent Henninger indiquait dans un des séminaires que je dirigeais, comme la &laquo;&nbsp;civilisation de l&#8217;oeil&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>- Une troisième interrogation : l&#8217;image importe-t-elle en soi au point de créer du sens ? La critique faite sur la couverture du Mali est parfaitement légitime. Mais, me semble-t-il, des flux d&#8217;image même &laquo;&nbsp;live&nbsp;&raquo; et suivis de nombreuses d&#8217;interviews de soldats et de locaux ne disent rien des raisons, des intérêts, des modes d&#8217;actions, des enjeux (il y a tout un volet de rivalité intra-otanienne extrêmement important derrière cette affaire), des risques pour le reste de l&#8217;Afrique (le Niger était assez critique à l&#8217;égard du Mali, l&#8217;emprise d&#8217;AQMI s&#8217;accroissant et le menaçant), des rivalités autour de l&#8217;Afrique d&#8217;ailleurs (dans une optique marxiste, le premier bénéficiaire de l&#8217;opération ne sera pas la France&#8230; mais la Chine). Les images ne montrent qu&#8217;une partie d&#8217;une vérité, que les gens connaissent d&#8217;ailleurs en partie &#8211; la guerre, c&#8217;est atroce et ça coûte cher &#8211; et elles sont évidemment importantes mais il y a tellement d&#8217;autres choses intéressantes à essayer de comprendre.</p>
<p>D&#8217;où une autre critique, que le chercheur travaillant sur les études stratégiques que je suis adresse cette fois aux écoles de journalisme : la formation générale des journalistes ne comprend pratiquement rien sur les affaires militaires et la suspension de la conscription &#8211; qui pouvait, au moins, donner quelques élémentaires &#8211; n&#8217;a rien arrangé. Or, la guerre, comme la politique dont elle est l&#8217;extension directe, est devenue plus complexe, techniquement mais aussi politiquement. Et au train où vont les choses, en rendre compte sera de plus en plus difficile pour les journalistes. Les interrogations des médias autour du Mali, encore une fois légitimes, ne devraient-elles dès lors pas avoir une portée plus prospective ?</p>
<p>J. Henrotin</p>
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		<title>Essais en vol du Hyunmoo-3C</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 10:39:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Technologie et armement]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[La marine sud-coréenne a mis en ligne les images de lancements d&#8217;essais de missiles de croisière d&#8217;attaque terrestre Hyunmoo-3C, de conception locale. Outre un tir depuis un des destroyers KDX-2, ont peut également observer un lancement sous-marin, via une capsule de lancement. Le Hyunmoo-3C est un engin de conception conventionnelle, similaire au Tomahawk et au&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La marine sud-coréenne a mis en ligne les images de lancements d&#8217;essais de missiles de croisière d&#8217;attaque terrestre Hyunmoo-3C, de conception locale. Outre un tir depuis un des destroyers KDX-2, ont peut également observer un lancement sous-marin, via une capsule de lancement. Le Hyunmoo-3C est un engin de conception conventionnelle, similaire au Tomahawk et au futur SCALP Naval, d&#8217;une portée estimée à 1500 km et dont la charge explosive est estimée entre 450 et 500 kg.  </p>
<p><iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/phhNtxhSKOg" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>  </p>
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		<title>Etudes Marines, n°3</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5620</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 10:52:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le dernier Etudes Marines en date, publié par le CESM et consacré à la maritimisation des tensions régionales est accessible en ligne. Il comprend notamment un article de J. Henrotin, consacré à &#171;&#160;Géostratégie et vision de la mer dans les conflits terrestres. L&#8217;interfaçage entre le lisse et le strié&#160;&#187;.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le dernier Etudes Marines en date, publié par le CESM et consacré à la maritimisation des tensions régionales est <a href="http://fr.calameo.com/read/0001514996dd06291162d" target="_blank">accessible en ligne.</a> Il comprend notamment un article de J. Henrotin, consacré à &laquo;&nbsp;Géostratégie et vision de la mer dans les conflits terrestres. L&#8217;interfaçage entre le lisse et le strié&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>Terminator &#8211; l&#8217;arme du futur ?</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Feb 2013 09:18:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Technologie et armement]]></category>

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		<description><![CDATA[Joseph Henrotin était l&#8217;invité de Culturesmonde, sur France Culture, le 31 janvier, afin d&#8217;analyser les évolutions possibles dans le champ de l&#8217;armement. L&#8217;émission peut être réécoutée ici.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Joseph Henrotin était l&#8217;invité de Culturesmonde, sur France Culture, le 31 janvier, afin d&#8217;analyser les évolutions possibles dans le champ de l&#8217;armement. L&#8217;émission peut être réécoutée <a href="http://www.franceculture.fr/emission-culturesmonde-dans-les-armureries-du-monde-44-terminator-l%E2%80%99arme-du-futur-2013-01-31" target="_blank">ici</a>.</p>
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