<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Magazine DSI &#187; Types</title>
	<atom:link href="http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;cat=5" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.dsi-presse.com</link>
	<description>Défense et Sécurité Internationale</description>
	<lastBuildDate>Thu, 23 May 2013 07:39:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Nouveau groupe Facebook</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5891</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5891#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 May 2013 15:52:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dsi-presse.com/?p=5891</guid>
		<description><![CDATA[Notre rédacteur en chef étant manifestement plus doué pour l&#8217;écriture que pour l&#8217;informatique, il avait rendu secret le précédent groupe Facebook de DSI. L&#8217;occasion d&#8217;en créer un neuf, de &#171;&#160;liker&#160;&#187; mais aussi de venir débattre de nos articles. A voir ici.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notre rédacteur en chef étant manifestement plus doué pour l&#8217;écriture que pour l&#8217;informatique, il avait rendu secret le précédent groupe Facebook de DSI. L&#8217;occasion d&#8217;en créer un neuf, de &laquo;&nbsp;liker&nbsp;&raquo; mais aussi de venir débattre de nos articles. <a href="https://www.facebook.com/DsiMagazine" target="_blank">A voir ici</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;p=5891</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lorsque l&#8217;on parle de drones&#8230;</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5887</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5887#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 May 2013 09:53:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie et armement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dsi-presse.com/?p=5887</guid>
		<description><![CDATA[Le débat autour de l&#8217;usage de drones armés connait des développements intéressants en France. Reste qu&#8217;il apparaît comme considérablement en retard : le premier drone RQ-1 a volé en 1994 et le premier tir opérationnel s&#8217;est déroulé au Yémen (déjà), en 2002. Il y a donc respectivement près de vingt ans et plus de dix&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le débat autour de l&#8217;usage de drones armés connait des développements intéressants en France. Reste qu&#8217;il apparaît comme considérablement en retard : le premier drone RQ-1 a volé en 1994 et le premier tir opérationnel s&#8217;est déroulé au Yémen (déjà), en 2002. Il y a donc respectivement près de vingt ans et plus de dix ans (!). Voici ce que nous écrivions à son sujet dans DSI n°32 (décembre 2007), dans le cadre de la fiche technique qui était consacrée aux R/MQ-1A et C. La fiche technique consacrée au MQ-9 est parue dans DSI n°85.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Petit (et donc facilement projetable), très adaptable, affichant un taux de disponibilité supérieur à 90 % et peu coûteux (l’appareil est estimé à un million de dollars), le Predator a déjà une riche carrière opérationnelle derrière lui et l’on peut estimer qu’à bien des égards, il a radicalement contribué à l’engouement des forces aériennes pour les drones MALE. Certes, son développement s’est souvent produit à la suite de missions opérationnelles (les premiers appareils ne disposant pas d’un système de dégivrage, plusieurs s’étaient écrasés sous le poids de la glace accumulée sur les ailes) et les pertes – 48 ou 49 exemplaires – ont été nombreuses. <span id="more-5887"></span></p>
<p>Cependant, elles sont aussi à relativiser très largement à la fois en vertu du nombre d’heures (plus de 300 000 pour 25 000 sorties en 12 ans) mais aussi de la dangerosité de certaines missions. Ainsi, deux appareils ont été abattus par la défense antiaérienne serbe en 1995, tandis qu’un autre sera abattu par un Mig-25 irakien en 2002. Plutôt que de rompre le contact à l’approche du Foxbat, le pilote du drone avait voulu l’engager au moyen des Stinger dont il était doté pour son autoprotection.</p>
<p>Durant la phase de haute intensité d’Iraqi Freedom, plusieurs appareils seront également utilisés comme appâts pour la défense AA irakienne et perdus de la sorte. Mais les apports du drone sont également importants et seront révélés, en particulier, par la frappe de novembre 2002, lorsqu’un Predator de la CIA engagé depuis Djibouti détruira une voiture où se trouvait le responsable de l’attaque sur l’USS Cole (2000). En Afghanistan comme au Pakistan, plusieurs frappes viseront également des responsables d’al Qaïda ou des talibans. La charge explosive relativement faible du missile Hellfire couplée à la précision de la désignation laser ont ainsi fait de cette arme, antichar à l’origine, un instrument considéré comme très utile dans la lutte armée contre les groupes terroristes.</p>
<p>Et, de fait, l’appareil démontre à merveille ce que nous pourrions poser comme le principe de persistance : la capacité à « durer » au-dessus d’une zone spécifique et, le cas échéant, à détruire tout objectif planifié ou d’opportunité. Très discret lorsqu’il évolue à son altitude nominale – ce qui permettra une utilisation au Pakistan où les Américains ne sont pas censés combattre – la modularité de ses charges découlant de la simplicité de sa conception lui offre des capacités que des appareils de combat modernes n’atteignent qu’au prix de plusieurs dizaines de millions de dollars.</p>
<p>Certes, en matière de frappe, le Predator n’est pas la panacée – ce que démontre par ailleurs le développement du MQ-9 comme l’attachement de l’US Air Force à ses appareils pilotés. Mais il s’avère sans doute être l’une des trouvailles les plus brillantes de ces 20 dernières années. En contrepoint, il fait cependant se poser à l’Europe une question assez dérangeante : comment se fait-il que nos constructeurs, capables de concevoir des appareils considérés comme parmi les meilleurs du monde, ne sont pas capables de produire un appareil d’un coût dérisoire comparativement aux services qu’il peut rendre ; qui peut être produit rapidement et en grande quantité ; et qui peut être doté d’armements en effectuant ce qui s’apparente plus à du bricolage qu’à un effort complet de R&amp;D ?</p>
<p>A fortiori, mais la question s’adresse là au niveau politique, comment des investissements aussi faibles n’ont-ils pas été consentis ? Il y a là des questions que nombre d’experts ont été amenés à se poser et qui ne trouvent sans doute de réponse solide que dans une culture américaine de l’innovation où de petites entreprises – comme General Atomics – et des officiers innovants peuvent atteindre plus rapidement et plus brillamment leurs objectifs que les lourdes structures hiérarchiques et industrielles. Le R/MQ-1, de ce point de vue, est probablement l’illustration la plus brillante de ce que pouvait apporter la Révolution dans les Affaires Militaires. J.H.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;p=5887</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Drones 101. Pourquoi la France n&#8217;est pas prête de renouveler ses MALE</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5882</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5882#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 May 2013 10:52:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie et armement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dsi-presse.com/?p=5882</guid>
		<description><![CDATA[Dans la foulée des récentes déclarations portant sur l&#8217;acquisition de drones MQ-9 Reaper, il nous a paru intéressant de revenir sur cet article, publié en octobre 2012, avant donc la parution du Livre blanc et alors qu&#8217;était évoqué le projet de fusion EADS/BAE System. Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI. Article paru dans&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la foulée des récentes déclarations portant sur l&#8217;acquisition de drones MQ-9 Reaper, il nous a paru intéressant de revenir sur cet article, publié en octobre 2012, avant donc la parution du Livre blanc et alors qu&#8217;était évoqué le projet de fusion EADS/BAE System.</p>
<p>Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI. Article paru dans DSI, n°85, octobre 2012 (pp. 90-95), aucune reproduction sans l&#8217;autorisation préalable de la rédaction.</p>
<p><strong>C&#8217;est malheureusement banal de l&#8217;écrire, le dossier du renouvellement des drones MALE a pris un retard phénoménal et l&#8217;actualité récente (évocation d&#8217;une fusion entre BAE et EADS, collaboration sur les MALE entre l&#8217;Allemagne et la France, questionnements autour du Telemos franco-britannique) va dans le sens d&#8217;une redistribution industrielle des cartes qui pourrait ne pas permettre une réflexion posée. Tout cela laisse peu de place à la réflexion militaire autour de ces appareils. Mais comment conçoit-on un MALE ? </strong></p>
<p><strong>Les trois vecteurs militaires </strong></p>
<p>La valeur de toute force militaire et des équipements dont elle est dotée se mesure à l&#8217;aune des effets politiques qu&#8217;ils sont en mesure de produire. Pour les drones, MALE comme HALE<a title="" href="#_edn1">[i]</a>, ceux-ci sont fondamentalement de deux grandes catégories d&#8217;ordres. Le premier est évidemment l&#8217;ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) en ayant à disposition des plateformes dotées de capteurs dont l&#8217;avantage comparatif réside dans la <em>persistance</em> au détriment de la <em>fugacité</em>, qui est le propre des appareils de reconnaissance. En orbitant sur une zone donnée, un drone autorise une surveillance constante des points qui lui sont assignés.  Stratégiquement parlant, le drone apparaît comme utile : parce que les dispositifs militaires se contractent, le drone troque de la présence humaine sur zone contre une présence technologique. Cette dernière est trompeuse dès lors que le système n&#8217;est pas autonome. Il n&#8217;élimine nullement le recours à l&#8217;homme, dès lors que 24 heures de vol d&#8217;un MQ-9, par exemple, requièrent 66 analystes du renseignement, en plus de l&#8217;équipage et des maintenanciers de l&#8217;appareil, même s&#8217;ils restent au sol. <em>In fine</em>, le drone est donc un facteur d&#8217;anticipation augurant d&#8217;une action militaire pouvant jouer avec le temps. <span id="more-5882"></span></p>
<p>Le deuxième ordre d&#8217;utilité stratégique continue de faire débat, en particulier en France : la possibilité, précisément parce qu&#8217;il est persistant, de pouvoir frapper des objectifs fugaces (TST &#8211; Time Sensitive Targeting). Le drone est &laquo;&nbsp;tout en un&nbsp;&raquo;, un chasseur-tueur qui présente un avantage décisif sur l&#8217;avion qui ne serait pas doté de pods de désignation efficaces<a title="" href="#_edn2">[ii]</a> et dont la mise en action dépend d&#8217;un système organisationnel (chaîne du renseignement préalable, ordres et transmissions, frappes, évaluation des dommages). Le gain de temps par simplification de la &laquo;&nbsp;boucle OODA&nbsp;&raquo; est donc un gain d&#8217;efficacité mais aussi, paradoxalement, un gain éthique. C&#8217;est, en effet, paradoxal dès lors que l&#8217;image du &laquo;&nbsp;drone tueur&nbsp;&raquo;, qui serait autonome dans ses décisions de frappe est un mythe, qui continue d&#8217;affecter les drones et qui participe, dans le cas français, des débats à rallonge sur la nécessité ou non d&#8217;armer les drones. Les ressorts de cette perception tenace sont complexe, mobilisant à la fois la peur d&#8217;une technique devenue incontrôlée, une culture populaire volontiers sensationnaliste et le quasi-désert intellectuel en ce qui concerne la sociologie des techniques. Plus prosaïquement, ce mythe s&#8217;appuie en particulier sur les frappes ayant touché des civils innocents au Pakistan, les missiles ayant été tirés depuis des drones.</p>
<p>Mais il convient aussi et sans doute de se poser deux questions, complémentaires. D&#8217;une part, l&#8217;engagement d&#8217;appareils de combat classiques, sans que leurs pilotes ne soient entourés d&#8217;analystes du renseignement et de conseillers juridiques, auraient-ils fait mieux ? D&#8217;autre part, est-ce le type de plateforme engagé qui pose problème où d&#8217;autres éléments, tels que la pertinence de la définition d&#8217;une campagne aérienne et de ses objectifs ; les règles d&#8217;engagement ; la formation des analystes ou encore les facteurs humains (stress, fatigue, pression cognitive, intrication envahissante de l&#8217;échelon supérieur, etc.) ? Si poser les questions revient à y répondre, pour nombre d&#8217;analystes, l&#8217;armement des drones est un facteur d&#8217;inefficacité politico-stratégique flagrante voire, pire encore, serait susceptible de violer le droit international.</p>
<p>Au-delà, la génération d&#8217;effets politiques ne peut se passer de la génération d&#8217;effets militaires. A ce stade, comprendre l&#8217;utilité des drones ne suffit plus, ce qui passe par l&#8217;édiction de cahiers des charges et qui implique de rentrer dans leur processus de conception. Mais comment concevoir un drone, MALE comme HALE ? Si l&#8217;on rationalise les différents ressorts de cette conception, quelles que soient les stratégies et concepts nationaux, trois vecteurs fondamentaux apparaissent :</p>
<p>- L&#8217;endurance des drones est ce qui va leur donner leur aptitude à la persistance. Si elle est également dimensionnante d&#8217;un point de vue organisationnel, elle a également des implications en termes de conception (motorisation, carburant et empreinte logistique, <em>etc</em>.). Au demeurant, grande endurance ne signifie pas nécessairement complexité : des drones comme le ScanEagle ou le RQ-21 peuvent dépasser la quinzaine d&#8217;heures de vol en étant dotés de petits moteurs. De l&#8217;endurance dépend également la question des liaisons nécessaires aux commandes de vol (et aux ordres de tir) aussi bien qu&#8217;à la récupération des informations ;</p>
<p>- La charge utile est au cœur de l&#8217;efficacité militaire des drones, ce sont les capteurs ou armements embarqués qui donnent un sens à l&#8217;achat et à l&#8217;emploi de l&#8217;appareil. Trois facteurs sont ici à prendre en considération. Le premier est la masse embarquée : plus elle est importante, plus le nombre de capteurs emporté sera important  et plus grande sera la probabilité d&#8217;adaptation de capteurs déjà existants, réduisant le besoin de développer de nouveaux systèmes. Le deuxième facteur est celui des possibilités en termes de volumes d&#8217;emport, qui rend possible le positionnement des charges utiles (et masse pouvant être supportées) et détermine leur modularité. D&#8217;une manière plus générale, c&#8217;est à la doctrine de déterminer ce que doit être cette charge. La boule optronique, par exemple, est systématique, mais elle induit également un &laquo;&nbsp;effet tunnel&nbsp;&raquo; : la fauchée optique est relativement faible et un drone peut ne pas détecter ce qui peut se passer à seulement quelques kilomètres, parce que la boule n&#8217;est pas orientée dans la bonne direction. Un radar SAR/GMTI (radar à ouverture de synthèse/indicateurs de mouvements au sol) offre une meilleure fauchée mais encore faut-il le calibrer correctement. D&#8217;autres capteurs peuvent être retenus : charges COMINT, ELINT, voire relais de communications. Enfin, le dernier facteur est lié aux systèmes de communication, dès lors que le drone n&#8217;est pas juste une composante venant se greffer sur les armées, il en a également besoin, notamment en matière de communications spatiales. Si l&#8217;US Air Force peut sereinement annoncer vouloir plus de 400 drones MALE à terme, c&#8217;est également parce qu&#8217;elle dispose de la première flotte mondiale de satellites de communication, qui couvrent pratiquement tous les espaces de la planète… ce qui n&#8217;est pas le cas de la France ;</p>
<p>- Le prix des systèmes n&#8217;est pas qu&#8217;un facteur de politique budgétaire ou de politique de défense, c&#8217;est également le déterminant du nombre d&#8217;appareils ou de systèmes (plusieurs appareils et leur station de contrôle) qui pourra être acheté, indépendamment des doctrines d&#8217;emploi retenues. Or, ce prix n&#8217;est pas uniquement le coût à l&#8217;achat, c&#8217;est également le coût de possession, qui est très variable suivant ce que les constructeurs incluent dedans : outre le coût à l&#8217;heure de vol en termes de carburant et de pièces détachées, il doit également comprendre le coût des personnels (salaires, temps, formation) et celui des grands entretiens, tout comme celui des capteurs. Dans plusieurs cas de figure, ce dernier n&#8217;est pas nécessairement pris en compte (il pourra inclure la boule optronique mais pas d&#8217;autres capteurs, <em>etc</em>.). Par ailleurs, plus qu&#8217;ailleurs en aéronautique, &laquo;&nbsp;mass matters&nbsp;&raquo; dans l&#8217;emploi des drones : le nombre importe. Les appareils sont naturellement vulnérables, à l&#8217;adversaire comme aux conditions météo, voire aux erreurs de pilotage, de sorte que l&#8217;US Air Force a perdu, ces quinze dernières années, une centaine de Predator. De même, accéder à la &laquo;&nbsp;capacité drone&nbsp;&raquo; sans considérer la taille du maillage ISR ou, concrètement, le nombre d&#8217;orbites qu&#8217;ils offrent démontre un manque de réflexion sur son emploi. De ce point de vue, ne disposer que de quatre Harfang ou de sept &laquo;&nbsp;SIDM bis&nbsp;&raquo;<a title="" href="#_edn3">[iii]</a> revient à investir beaucoup pour disposer de capacités non seulement limitées par elles-mêmes mais aussi limitant en cascade l&#8217;aptitude des autres armées : si l&#8217;on continue à faire surveiller chaque sortie d&#8217;une FOB par un drone, il est évident que, quelque soit le volume des forces, ces dernières ne sortiront guère sur le terrain…</p>
<p><strong>Tableau. Comparaison des différents types de drones MALE dont l&#8217;achat a été évoqué par la France</strong></p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="120"><strong>Type </strong></td>
<td valign="top" width="69"><strong>Charge utile (t)</strong></td>
<td valign="top" width="90"><strong>Endurance (heures)*</strong></td>
<td valign="top" width="88"><strong>Armement </strong></td>
<td valign="top" width="120"><strong>Coût </strong></td>
<td valign="top" width="131"><strong>Remarques</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">EADS Talarion</td>
<td valign="top" width="69">2,3</td>
<td valign="top" width="90">24</td>
<td valign="top" width="88">Evoqué</td>
<td valign="top" width="120">R&amp;D de 1,4 milliard et 90 millions d’euros par système (3 appareils et station de contrôle).</td>
<td valign="top" width="131">Nouveau type de cellule. Coût de R&amp;D à répartir sur les trois partenaires du programme.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">BAE Mantis/Telemos</td>
<td valign="top" width="69">2,15</td>
<td valign="top" width="90">24 à 36</td>
<td valign="top" width="88">Oui</td>
<td valign="top" width="120">?</td>
<td valign="top" width="131">Nouvelle plateforme.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">General Atomics MQ-9 Reaper</td>
<td valign="top" width="69">1,7</td>
<td valign="top" width="90">14 à pleine charge</td>
<td valign="top" width="88">Oui</td>
<td valign="top" width="120">Entre 80 et 175 millions de dollars par système suivant les contrats (4 appareils et station de contrôle). Dernières données : 209 millions d&#8217;euros pour 7 appareils et 2 stations de contrôle</td>
<td valign="top" width="131">Achat sur étagère.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">Dassault/Thales Voltigeur/Heron TP</td>
<td valign="top" width="69">1</td>
<td valign="top" width="90">24 à 36</td>
<td valign="top" width="88">Evoqué</td>
<td valign="top" width="120">318 millions d&#8217;euros par système (7 appareils et deux stations de contrôle).</td>
<td valign="top" width="131">Cellule Heron TP d’origine israélienne. Coût incluant la R&amp;D.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">Sagem Patroller</td>
<td valign="top" width="69">0,25</td>
<td valign="top" width="90">20 à 30</td>
<td valign="top" width="88">Evoqué</td>
<td valign="top" width="120">Coût : entre 20 et 30 millions d’euros par système (3 appareils et station de contrôle).</td>
<td valign="top" width="131">Cellule Stemme. Peut être utilisé en mode piloté ou drone. Coût incluant <em>a priori</em> la R&amp;D.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="120">EADS Harfang/Eagle</td>
<td valign="top" width="69">0,25</td>
<td valign="top" width="90">24 heures à pleine charge</td>
<td valign="top" width="88">Non</td>
<td valign="top" width="120">Coût : 380 millions  d’euros par système (3 appareils et station de contrôle).</td>
<td valign="top" width="131">Cellule Stemme. Peut être utilisé en mode piloté ou drone. Coût incluant <em>a priori</em> la R&amp;D.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>* Il est nécessaire de garder à l&#8217;esprit que l&#8217;endurance est fonction de la charge emportée. De ce fait, les données communiquées par les industriels ne sont pas nécessairement comparables.</p>
<p><strong>La conception d&#8217;une plateforme </strong></p>
<p>Une fois l&#8217;équilibre entre ces trois vecteurs trouvé &#8211; il se détermine en fonction des besoins des forces &#8211; reste encore à prendre en considération plusieurs facteurs. Le premier est celui de la place de la plateforme dans la réflexion. Pour un MALE, la plateforme est théoriquement le produit des trois vecteurs susmentionnés mais encore faut-il sortir des schémas de conception traditionnels en aéronautique, qui sacralisent la plateforme. Or, il importe d&#8217;en revenir aux fondamentaux et de considérer que les charges utiles importent plus que les performances de la plateforme, à tout le moins pour les drones MALE de première génération (grosso modo, ceux qui sont actuellement en service). Or, si l&#8217;on reprend le cas du Harfang, la récupération des boules optroniques des drones Hunter, si elle apparaissait comme une solution de bon sens économique, s&#8217;est avérée peu militairement intéressante, ses performances étant trop faibles. Paradoxe, ce manque de considération des capteurs a été l&#8217;une des principales raisons qui a poussé à rendre urgent à l&#8217;acquisition rapide d&#8217;un nouveau drone MALE…</p>
<p>Reste aussi que cette vision du drone comme &laquo;&nbsp;ascenseur à capteurs&nbsp;&raquo;, classique dans la littérature sur la question, pourrait bien être remise en cause par l&#8217;évolution du caractère de la guerre. Jusqu&#8217;ici, les forces aériennes occidentales n&#8217;ont pas été confrontées à des adversaires très dangereux pour leurs capacités aériennes. Or, il est évident que les forces aériennes, dans de nombreuses régions du monde, se modernisent. Pire, la polarité de la stratégie aérienne, traditionnellement offensive, pourrait bien devenir défensive. Nombre d&#8217;Etats se dotent ainsi de systèmes de défense aérienne perfectionnés, abandonnant même parfois une capacité &laquo;&nbsp;chasse&nbsp;&raquo; au sein de leur force aérienne<a title="" href="#_edn4">[iv]</a>. Dans pareil contexte, la sûreté des missions ISR est tout sauf garantie et la question d&#8217;un retour sur les fondamentaux de la conception des plateformes pourrait se poser. C&#8217;est, par exemple, l&#8217;approche de General Atomics sur l&#8217;Avenger (ex-Predator C), doté d&#8217;un réacteur et aux formes furtives. Cependant, sans doute ne faut-il pas trop attendre de la furtivité. Historiquement, tout avantage technologique n&#8217;est que transitoire et les recherches conduites sur les radars relativisera sans doute l&#8217;avantage conféré par la furtivité. En la matière, c&#8217;est plus de la résilience des flottes &#8211; et donc le nombre &#8211; que provient l&#8217;aptitude à maintenir une présence ISR.</p>
<p><strong>Les facteurs d&#8217;influence  </strong></p>
<p>Reste aussi que, comme tout objet technologique, les drones ne sont pas seulement le produit de considérations militaires : leur conception et les choix y afférant sont <em>toujours</em> le résultat d&#8217;influences multiples… et parfois contradictoires. Ainsi, si l&#8217;on revient au concept &laquo;&nbsp;d&#8217;effet politique&nbsp;&raquo; évoqué au début de cet article, ce dernier n&#8217;est pas nécessairement d&#8217;ordre stratégique-militaire. Dans un pays comme la France, il peut également être stratégique-économique, en sachant que l&#8217;acquisition ou la conservation de savoirs-faires est, en soi, aussi bien une garantie de puissance qu&#8217;un enjeu industriel. Reste aussi que cette vision se heurte au réel : comme le soulignaient les sénateurs se positionnant en faveur du MQ-9 Reaper, 7 drones ne constituent pas un marché, en sachant que les perspectives à l&#8217;export sont maigres face aux rouleaux compresseurs commerciaux américains et israéliens. Au passage, sans doute s&#8217;agit-il là d&#8217;une magistrale mais douloureuse leçon en matière d&#8217;art de l&#8217;innovation : il y a quinze ans, les Américains n&#8217;étaient à peu près nulle part en matière de drones MALE &#8211; soit au même niveau que nous. La différence a résidé dans une véritable réflexion, non pas sur les technologies mais bien sur ce que devaient être les engagements futurs et ensuite, seulement, ce qu&#8217;ils nécessiteraient comme nouvelles capacités…</p>
<p><em>In fine</em>, on serait bien en peine de discerner un responsable ou une catégorie de responsables dans le fiasco du programme français de drones MALE. En réalité, les hésitations du politique (le drone comme vecteur militaire ou économique ?) ; les compétitions entre industriels pour des ressources de plus en plus limitées ; et l&#8217;indécision des états-majors, DGA comprise (quel rôle pour les drones et quel cahier des charges ?) ont joué un rôle. Reste que désigner des responsables ne fera guère avancé un dossier trop peu avancé. Le Talarion abandonné, c&#8217;est le Telemos &#8211; symbole s&#8217;il en était de la coopération découlant des accords de Lancaster &#8211; qui voit son avenir s&#8217;assombrir, au point que certains évoquent un abandon pur et simple. Dans le même temps, la perspective d&#8217;une coopération franco-allemande (même élargie à d&#8217;autres partenaires) n&#8217;est pas sans poser question. En effet, l&#8217;époque des coopérations internationales fructueuses (qui avait donné lieu aux Gazelle, Puma, MILAN, Lynx, Transall et autres Alpha Jet, voire aux Tornado) semble bien terminée. Dans le même temps, les cibles de commandes sont réduites à quelques dizaines d&#8217;appareils tout au plus<a title="" href="#_edn5">[v]</a>.</p>
<p><em>Last but not least</em>, l&#8217;hypothétique drone franco-allemand &#8211; voire franco-germano-britannique, dans la perspective d&#8217;un rapprochement BAE/EADS &#8211; n&#8217;a même pas encore atteint le stade du premier trait de crayon sur la planche à dessins, ce qui ne manque pas de poser question quant à la date d&#8217;entrée en service d&#8217;un appareil que les planifications attendaient pour 2020 &#8211; soit demain. Sauf à considérer que les rapprochements entre BAE Systems et EADS sont le prélude à de grandes manœuvres dans le domaine aéronautique, avec à la clé la poursuite du Telemos par EADS… Dans ce scénario purement hypothétique &#8211; aucune indication ne semble aller en ce sens à l&#8217;heure où nous écrivons ces lignes &#8211;  Dassault serait évincé du programme MALE Telemos mais, en contrepartie, verrait sa position assurée dans le programme SCAF de drone de combat. Quant à Thales, la firme bénéficierait de la coopération entre Londres et Paris sur le Watchkeeper. En théorie, les lignes de partage seraient alors balisées. Mais la question du SIDM bis, qui doit permettre de combler le vide capacitaire jusqu&#8217;à l&#8217;entrée en service du drone MALE &laquo;&nbsp;définitif&nbsp;&raquo;, ne serait toujours pas réglée…</p>
<p><strong>Pour aller plus loin </strong></p>
<p>Joseph Henrotin, &laquo;&nbsp;Munitions de précision : de la course à l&#8217;allègement à l&#8217;avènement des micro-armes&nbsp;&raquo;,<strong> </strong><em>DSI</em>, n°82, juin 2012.</p>
<p>Christophe Fontaine, &laquo;&nbsp;La France a besoin d&#8217;orbites permanentes de surveillance de drones&nbsp;&raquo;, <em>DSI</em>, n°81, mai 2012.</p>
<p>Christophe Fontaine, &laquo;&nbsp;Commandement et drones : quelle place pour la subsidiarité à l&#8217;heure du temps réel ?&nbsp;&raquo;, <em>DSI Hors-Série</em> n°23, avril-mai 2012. <strong> </strong></p>
<p>Christophe Fontaine, &laquo;&nbsp;Les drones. Pourquoi faut-il investir dans des satellites de communication ?&nbsp;&raquo;, DSI n°68, mars 2011.</p>
<p>Grégory Boutherin et Christophe Pajon, &laquo;&nbsp;Drones 2025 : La relève de la garde&nbsp;&raquo;, <em>DSI Hors-Série</em> n°10, février-mars 2010. <strong> </strong></p>
<p>Grégory Boutherin et Christophe Pajon, &laquo;&nbsp;Persistance et maîtrise du temps au cœur du champ de bataille. Les drones comme instrument de contrôle des « présents »&nbsp;&raquo;,<em> DSI-Technologies </em>n°19, septembre-octobre 2009.</p>
<p>Grégory Boutherin et Christophe Pajon, &laquo;&nbsp;Des hoplites aux drones… en passant par la ceinture. Essai d’application de la sociologie des sciences aux systèmes non habités évoluant dans la troisième dimension&nbsp;&raquo;, <em>DSI-Technologies </em>n°18, juillet-août 2009.</p>
<div><br clear="all" /></p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="#_ednref1">[i]</a> Moyenne Altitude, Longue Endurance et Haute Altitude, Longue Endurance.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ednref2">[ii]</a> Le pod de désignation est sans doute, avec le drone, la plus grande innovation en opérations aériennes depuis trente ans. Nous sommes revenus à plusieurs reprises sur cet aspect, nous n&#8217;approfondirons donc pas ici.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ednref3">[iii]</a> Si l&#8217;on part du principe que les drones devant être achetés viennent en remplacement du SIDM Harfang (déjà intérimaire) et doivent</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ednref4">[iv]</a> Sur ces différentes questions dans une approche prospective : Joseph Henrotin, <em>La guerre aérienne en 2030. Prospective des systèmes de force</em>, Histoire &amp; Stratégie n°6, 2011.</p>
</div>
<div>
<p><a title="" href="#_ednref5">[v]</a> Pour l&#8217;heure, outre la France et l&#8217;Allemagne, seule l&#8217;Espagne (à la situation précaire), la Pologne et les Pays-Bas envisagent l&#8217;achat de drones.</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;p=5882</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Naissance de Kership</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5877</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5877#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 May 2013 07:59:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dsi-presse.com/?p=5877</guid>
		<description><![CDATA[Piriou et DCNS ont créé Kership, une société commune visant à constituer à terme un leader mondial des navires destinés à l’action de l’Etat en mer. La co-entreprise est déjà opérationnelle et est active le domaine des navires aux standards civils destinés à l’action de l’Etat en mer. Ce projet s’inscrit dans les stratégies de&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Piriou et DCNS ont créé Kership, une société commune visant à constituer à terme un leader mondial des navires destinés à l’action de l’Etat en mer. La co-entreprise est déjà opérationnelle et est active le domaine des navires aux standards civils destinés à l’action de l’Etat en mer. Ce projet s’inscrit dans les stratégies de croissance respectives des deux entreprises en élargissant leurs marchés accessibles.</p>
<p>Détenue par Piriou et DCNS à respectivement 55% et 45%, Kership est une société anonyme par actions simplifiées à Conseil de surveillance avec parité de représentation des deux partenaires. La société est dirigée par Patrick de Leffe, jusqu’à présent Directeur de l&#8217;Audit et des Risques de DCNS et qui avait notamment été de 1999 à 2008 directeur de l’ingénierie de ce groupe. Le siège social est basé à Concarneau (29). <span id="more-5877"></span></p>
<p>Cette nouvelle société exerce ses activités sur les marchés français et internationaux. Piriou et DCNS bénéficient d’une expérience commune réussie dans le cadre de la construction de l’OPV Gowind L’Adroit réalisé sur fonds propres en 2010-2011 par DCNS.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;p=5877</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Chine a-t-elle lancé un super-ASAT ?</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5873</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5873#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 May 2013 06:39:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie et armement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dsi-presse.com/?p=5873</guid>
		<description><![CDATA[La presse américaine indique aujourd&#8217;hui que la Chine a procédé au test d&#8217;un missile anti-satellite Dong-Neng-2, capable de frapper sur les orbites de satellites moyennes et géostationnaires. Concrètement, si les faits se vérifient, cela signifierait que Pékin serait en mesure de frapper les réseaux de navigation par satellite mais aussi les satellites de communication et&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La presse américaine indique aujourd&#8217;hui que la Chine a procédé au test d&#8217;un missile anti-satellite Dong-Neng-2, capable de frapper sur les orbites de satellites moyennes et géostationnaires. Concrètement, si les faits se vérifient, cela signifierait que Pékin serait en mesure de frapper les réseaux de navigation par satellite mais aussi les satellites de communication et de détection de lancement de missiles balistiques. La Chine a quant à elle indiqué qu&#8217;il s&#8217;agissait du tir d&#8217;une fusée-sonde à très haute altitude.</p>
<p>Voici ce que nous avions publié dans DSI n°86 (novembre 2012) : &laquo;&nbsp;Selon les analystes américains, la Chine serait sur le point de tester un nouveau type de missile antisatellite, le Dong Neng 2. A les suivre, l&#8217;engin serait une menace majeure pour les forces occidentales dès lors qu&#8217;il serait expressément conçu pour mener des frappes par collision directe sur des orbites géosynchrones, à environ 36 000 km de distance de la terre, soit l&#8217;altitude à laquelle opèrent les satellites de communication. Jusque là, les essais antisatellites menés, américains, russes ou chinois, visaient des satellites opérant sur des orbites basses&nbsp;&raquo;.<span id="more-5873"></span></p>
<p>Nous étions également revenus sur cette problématique dans notre <a href="http://www.dsi-presse.com/?p=5597" target="_blank">28ème DSI hors-série</a>, consacré à la militarisation de l&#8217;espace, en émettant toutefois plusieurs réserves : &laquo;&nbsp;D&#8217;un point de vue stratégique, supprimer les satellites GPS est a priori tentant. Reste que détruire une vingtaine de satellite pose un réel problème en termes de génération de débris, sur des gammes d&#8217;orbites où évoluent également GLONASS et Galileo&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dans le même temps, le nombre même de satellites à détruire impose une résilience systémique : on est loin de la possibilité d&#8217;une décapitation du réseau GPS. Reste aussi que disposer d&#8217;une trentaine ou d&#8217;une quarantaine d&#8217;intercepteurs pour un Etat dont les efforts balistiques, civils comme militaires, sont actuellement les premiers au monde ne semble pas de nature à constituer un problème.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;p=5873</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Echec du 6ème tir de M51, au mauvais moment politique</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5863</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5863#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 May 2013 07:55:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dsi-presse.com/?p=5863</guid>
		<description><![CDATA[L’affaire est aussi peu courante qu’embarrassante : le tir d’un missile balistique stratégique M51, lancé de sous-marin le 5 mai au large du Finistère, a abouti à un échec, le missile s’étant détruit en vol pour une raison inconnue. Engin de dernière génération d’une portée de 8 000 km et pouvant embarquer jusque six têtes&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’affaire est aussi peu courante qu’embarrassante : le tir d’un missile balistique stratégique M51, lancé de sous-marin le 5 mai au large du Finistère, a abouti à un échec, le missile s’étant détruit en vol pour une raison inconnue. Engin de dernière génération d’une portée de 8 000 km et pouvant embarquer jusque six têtes nucléaires, le M51 avait été tiré à cinq reprises avant ce vol, l’essai du 5 mai devant permettre de valider la conversion du SNLE Le Vigilant au missile.</p>
<p>C’est, par ailleurs, la première fois depuis 1996 qu’un essai de missile balistique est raté. Or, ce ratage tombe à un mauvais moment : le Livre blanc tout juste paru montre une réduction capacitaire et si elle ne touche pas le nucléaire, il est difficile de ne pas faire le rapprochement.<span id="more-5863"></span></p>
<p>Au-delà, les échecs de tirs balistiques sont traditionnellement embarrassants &#8211; d&#8217;autant plus lorsque l&#8217;on ne sait pas ce qui les a causé &#8211; dès lors que toute forme de dissuasion repose sur la crédibilité, mélange de technique et de politique. Reste que l’embarras est historiquement de courte durée pour peu que les succès dépassent les échecs. Le missile Trident 2D5 a subit plusieurs échecs de suite dans les années 1980 avant que plus de 120 essais consécutifs ne prouvent sa fiabilité.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;p=5863</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>150 ans de Camerone</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5857</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5857#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 14:57:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dsi-presse.com/?p=5857</guid>
		<description><![CDATA[Foule à Aubagne aujourd’hui, pour commémorer le 150e anniversaire de la bataille de Camerone. En présence de Jean-Yves Le Drian, du général Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre et, exceptionnellement, des 11 groupements et détachements de la Légion, avec à leur tête les chefs de corps accompagnés des gardes aux drapeaux. Inauguration également du&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5858" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.dsi-presse.com/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0085_BD.jpg"><img class="size-medium wp-image-5858" title="DSC_0085_BD" src="http://www.dsi-presse.com/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0085_BD-300x200.jpg" alt="(c) VS/Areion" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">La main du capitaine Danjou était portée par le général d’armée (2S) Michel Guignon, accompagné de l’adjudant (er) Berthold Vossler et du caporal-chef Sully Laplagne du 2e REI. (c) VS/Areion</p></div>
<p>Foule à Aubagne aujourd’hui, pour commémorer le 150e anniversaire de la bataille de Camerone. En présence de Jean-Yves Le Drian, du général Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre et, exceptionnellement, des 11 groupements et détachements de la Légion, avec à leur tête les chefs de corps accompagnés des gardes aux drapeaux.</p>
<p>Inauguration également du nouveau musée de la Légion, agrandi, dont les portes n’ouvriront au public qu’au mois de juin.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;p=5857</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LBDSN 2013. La France, première force européenne ? Plus maintenant.</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5852</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5852#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 11:41:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Forces armées]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dsi-presse.com/?p=5852</guid>
		<description><![CDATA[Depuis la SDSR britannique, la France se trouvait de facto en position de leader militaire européen : elle avait plus de frégates, de brigades et d&#8217;appareils de combat que la Grande-Bretagne, qui la &#171;&#160;battait&#160;&#187; seulement sur quelques points (SNA, tonnage des bâtiments amphibies, drones, capacités GMTI). Or, au regard des décisions publiées hier, on constate&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la SDSR britannique, la France se trouvait de facto en position de leader militaire européen : elle avait plus de frégates, de brigades et d&#8217;appareils de combat que la Grande-Bretagne, qui la &laquo;&nbsp;battait&nbsp;&raquo; seulement sur quelques points (SNA, tonnage des bâtiments amphibies, drones, capacités GMTI).</p>
<p>Or, au regard des décisions publiées hier, on constate un nouveau retournement de situation. Certes, comparaison n&#8217;est pas raison : les lecteurs de DSI sont bien placés pour savoir que les armées sont très loin d&#8217;être les listes de matériels publiées par l&#8217;IISS ou Brassey&#8217;s. Reste que sur l&#8217;échiquier militaire européen, la France a perdu son rang, il est vrai acquis par défaut et non par volonté : <span id="more-5852"></span></p>
<p>- 15 frégates de première ligne &#8211; on a appris que le nombre de FREMM serait réduit à 8 &#8211; c&#8217;est moins que les 19 britanniques. A vrai dire, c&#8217;est même moins que l&#8217;Italie (16 ; 14 à terme) et une de plus que les 14 frégates allemandes (nuançons : 11 à terme). Certes, le porte-avions et trois des quatre BPC sont conservés mais le GAN et la protection des SNLE absorberont l&#8217;essentiel capacités d&#8217;escorte.</p>
<p>- Au plan aérien, à 225 appareils de combat, nous rejoignons la RAF (219 appareils pour l&#8217;heure, hors-Reaper qui peuvent être armés). Avantage à la France, son dispositif de projection : 12 MRTT (11 Voyager britanniques) ; une combinaison de 50 A400M/C-130 (contre 32 C-17/A400M à terme) et surtout des unités telles que le 25ème RGA traité il y a peu dans nos pages.</p>
<p>- Au plan terrestre, nos 7 brigades (une brigade perdue), ce sont moins que les 8 allemandes mais cela reste plus que les 5 britanniques de la Reaction force (7 brigades sont disponibles au titre de l&#8217;Adaptable force mais qui comptent des forces de réserve). Les Britanniques conservent toutefois 227 chars et les Allemands 350 Leopard 2A6 &#8211; contre 200 Leclerc. A la LPM, ensuite, de trancher dans les autres matériels devant être reçus par l&#8217;armée de Terre&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;p=5852</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LBDSN 2013. Quelles menaces ?</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5844</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5844#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 16:55:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dsi-presse.com/?p=5844</guid>
		<description><![CDATA[Le spectre des menaces potentielles reconnu par le LBDSN est large. S’il est question de menaces irrégulières, il est également question de la résurgence de conflits interétatiques avec des engagements de haute intensité nécessitant de conserver une &#171;&#160;supériorité technologique&#171;&#160;. La question de la prolifération nucléaire est considérée comme primordiale mais n’est citée que trois fois&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le spectre des menaces potentielles reconnu par le LBDSN est large. S’il est question de menaces irrégulières, il est également question de la résurgence de conflits interétatiques avec des engagements de haute intensité nécessitant de conserver une &laquo;&nbsp;<em>supériorité technologique</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>La question de la prolifération nucléaire est considérée comme primordiale mais n’est citée que trois fois dans le document. Au passage, s&#8217;il est question de défense antimissiles, c&#8217;est soit de théâtre et en mettant en avant la nécessité de disposer d&#8217;une capacité de détection, soit dans le cadre de l&#8217;OTAN. La menace de la prolifération nucléaire est bien moins citée que le terrorisme, reconnu au passage comme mode d’action.</p>
<p>On notera l&#8217;apparition dans le lexique stratégique des « menaces hybrides », uniquement considérées comme devant être le fait d’acteurs non-étatiques et devant s&#8217;entrevoir dans des phases de transition. Fréquemment traitées dans DSI elles nécessitent, paradoxalement, une réelle masse de combat pour leur traitement, en plus de modes de combat voire de structures adaptés. A l&#8217;aune de l&#8217;histoire, elles sont un mode de combat en soi et non le résultat d&#8217;une transition dans l&#8217;emploi de la force.<span id="more-5844"></span></p>
<p>Au surplus, on peut sans doute douter de la pertinence de cette interprétation face aux exemples historiques et quasi-étatiques (Hezbollah, Polisario, Serbes de Bosnie, LTTE) voire étatiques (en Chine, les forces côtières ou les milices « de dissuasion populaire de troisième génération » ; l&#8217;Allemagne nazie durant la bataille de Berlin). Par ailleurs, pour nombre de groupes irréguliers, les opérations hybrides sont un mode de combat en soi, impliquant une stratégie des moyens propre ayant des ramifications dans les domaines du combat mais aussi en termes de stratégie médiatique ou d&#8217;influence.</p>
<p>Au-delà, la cyberdéfense est largement prise en compte, bien plus qu’en 2008. Les problèmes potentiels vont du renseignement adverse par le biais des réseaux jusqu’à la possibilité future de destruction de nos infrastructures ; le spectre retenu est donc le plus large qui soit. Pour contrer les problèmes rencontrés, il s’agira de déterminer l’origine des attaques (une gageure en la matière), d’organiser la résilience de la nation mais aussi de pouvoir répondre par des actions offensives.</p>
<p>Plus largement, le rôle du renseignement est conforté, y compris par un meilleur partage des capacités entre les divers organismes, la place du coordonateur (comme de l&#8217;Assemblée nationale, en matière de contrôle) sera renforcée. On notera que la fonction stratégique &laquo;&nbsp;anticipation&nbsp;&raquo;, dont la pertinence avait fait débat en 2008, est conservée, devenant même la première des fonctions stratégiques.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;p=5844</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LBDSN 2013. Format et capacités des armées, ce qui change</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5828</link>
		<comments>http://www.dsi-presse.com/?p=5828#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 11:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dsi-presse.com/?p=5828</guid>
		<description><![CDATA[La publication du Livre blanc 2013 induit un certain nombre de changements quant aux structures de force telles qu’elles étaient projetées en 2008, à commencer par les effectifs, avec 24 000 pertes de postes supplémentaires. Depuis 2008, 78 000 postes auront donc été perdus &#8211; c&#8217;est près de deux fois le format de la Marine&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La publication du Livre blanc 2013 induit un certain nombre de changements quant aux structures de force telles qu’elles étaient projetées en 2008, à commencer par les effectifs, avec 24 000 pertes de postes supplémentaires. Depuis 2008, 78 000 postes auront donc été perdus &#8211; c&#8217;est près de deux fois le format de la Marine nationale de 2011 (elle était alors à 40 3853 personnels).</p>
<p>Paradoxalement, on notera l&#8217;apparition dans le lexique stratégique des &laquo;&nbsp;menaces hybrides&nbsp;&raquo;, qui nécessitent pourtant une réelle masse de combat pour leur traitement, en plus de modes de combat adaptés (1). La cyberdéfense, y compris par actions offensives, est prise en compte. Plus largement, le rôle du renseignement est conforté, y compris par un meilleur partage des capacités entre les divers organismes, la place du coordonateur (comme de l&#8217;Assemblée nationale, en matière de contrôle) sera renforcée.</p>
<p>D&#8217;un point de vue budgétaire, de 2014 à 2025, les armées sont sensées recevoir 364 milliards d&#8217;euros &#8211; ressources exceptionnelles comprises (mais on sait ce qu&#8217;il faut en penser&#8230;) &#8211; dont 179 pour la prochaine LPM, qui couvre la période 2014-2019.</p>
<p>Concrètement, l’armée de Terre va se structurer autour de 7 brigades &laquo;&nbsp;interarmes&nbsp;&raquo; (- 1) qui se répartissent entre deux brigades aptes au combat de coercition contre des chars lourds, trois brigades multirôles, deux brigades légères. Un total de 66 000 hommes seraient projetables. Elles seront dotées d’« environ » 200 Leclerc (- 54) ; 250 chars médians (- 166) ; 2 700 blindés (actuellement : 3 586 VAB). La composante aérienne est la moins touchée : le format 2013 prévoit 140 machines de reconnaissance et d’attaque (80 Tigre au total ont été commandés &#8211; ce qui semble laisser de la place pour le futur X-4) ; 115 machines de transport (64 NH90 ont été commandés, 23 Cougar et 8 Caracal sont disponibles hors-Puma) ; 30 drones tactiques (le Watchkeeper est en test).<span id="more-5828"></span></p>
<p>Si elle va conserver ses futurs SNA (et le Charles de Gaulle, de même que les 4 SNLE), la Marine va surtout perdre des capacités en termes d’escorte : le nouveau format prévoit 15 frégates de premier rang. Or, au terme du LBDSN de 2008, les La Fayette étaient considérées comme de premier rang. Si 2 Forbin et 5 La Fayette sont disponibles, cela veut donc dire soit que 8 Aquitaine seulement (sur 11) seront reçues, soit que des La Fayette quitteront le service à mesure de l’entrée en service des Aquitaine. La force comprendra également 15 patrouilleurs et les 6 frégates de surveillance. Trois BPC sur 4 seront reçus. Les ravitailleurs ne sont pas évoqués, par contre les capacités de guerre des mines devront être projetables.</p>
<p>L’ambition en matière de capacité aériennes subit une réduction majeure : il n’est seulement plus question que de 225 appareils de combat (-75 &#8211; l&#8217;objectif de 300 appareils était toutefois trop optimiste), Marine comprise. Les capacités de transport semblent également une déflation : il en est question « d’une cinquantaine » (la cible de 2008 comprenait 50 A400M, 14 C-130 et les CN235 &#8211; 27 pour l&#8217;heure). Douze MRTT sur 14 envisagés seront reçus. Les drones montent en puissance mais moins que prévu en 2008 : 12 unités (il avait été question de 16 à 18 drones MALE). Des avions légers de surveillance et de reconnaissance seront acquis et les 8 systèmes SAMP reçus sont conservés.</p>
<p>Les forces spéciales sont les grandes gagnantes de l’opération « LB2013 » : « <em>leurs effectifs et leurs moyens de commandement seront renforcés, comme leur capacité à se coordonner avec les services de renseignement</em> ».</p>
<p>Au niveau de la réactivité &#8211; elle a été essentielle pour Serval &#8211; il est question d&#8217;un échelon national d&#8217;urgence, interarmées, de 5 000 hommes. En son sein, une FIRI (Force Interarmées de Réaction Immédiate) de 2 300 hommes devra permettre de s&#8217;engager jusqu&#8217;à 3 000 km en 7 jours. Sous préavis plus long (jusque 6 mois), il est question de pouvoir engager &laquo;&nbsp;dans la durée&nbsp;&raquo; jusque 2 brigades représentant 15 000 hommes, en plus de 45 appareils de combat, de forces spéciales et de forces navales (porte-avions, 2 BPC et bâtiments d&#8217;escorte compris).</p>
<p><a href="http://www.elysee.fr/assets/pdf/Livre-blanc-sur-la-Defense-et-la-Securite-nationale.pdf" target="_blank">Le Livre blanc peut être lu à cette adresse.</a></p>
<p>(1) Sur la question des conflits/guerres hybrides, techno-guérillas et autres menaces posées, nous renverrons le lecteur à l&#8217;imposante masse des articles que nous avons publié sur le sujet depuis 2006.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.dsi-presse.com/?feed=rss2&#038;p=5828</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
