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	<title>Magazine DSI &#187; Livres</title>
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	<description>Défense et Sécurité Internationale</description>
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		<title>La stratégie de l’audace. Quatorze cas concrets</title>
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		<pubDate>Fri, 31 May 2013 12:36:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Gilbert Forray, Coll. « Défense », Economica, Paris, 2013, 280 p. Général ayant commandé en Indochine, en Allemagne et premier commandant de la Force d’Action rapide, G. Forray revient sur un concept d’audace souvent mobilisé et finalement peu explicité : où commence l’audace et où s’arrête la prudence ? Un premier chapitre revient sur le&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Gilbert Forray, Coll. « Défense », Economica, Paris, 2013, 280 p.</p>
<p>Général ayant commandé en Indochine, en Allemagne et premier commandant de la Force d’Action rapide, G. Forray revient sur un concept d’audace souvent mobilisé et finalement peu explicité : où commence l’audace et où s’arrête la prudence ? Un premier chapitre revient sur le processus décisionnel. S’il ne marquera pas l’historiographie de la praxéologie, il a, à tout le moins, le mérite de la clarté et de la justesse.</p>
<p>Suivent les quatorze cas d’études, présentés de manière méthodique : les ordres donnés aux uns et aux autres, les faits, l’analyse et les leçons. La longueur des chapitres et variables : six pages pour Seelöwe, 26 pour le plan Manstein et la bataille de France, tous sauf deux des cas relevant de la Deuxième Guerre mondiale (majoritairement le théâtre européen), les deux autres étant consacrés à l’opération sur Kolwezi et à la guerre des Malouines. En dépit du titre de l’ouvrage, l’auteur est prudent. <span id="more-5912"></span></p>
<p>L’audace n’est pas exaltée et les occasions manquées sont soulignées – en fait, il s’agit plutôt d’un traité sur la notion d’opportunité à la guerre. Au final, le traitement est équilibré, il s’agit bien de prendre en compte l’ensemble des paramètres des opérations considérées et, au passage, de revenir sur des épisodes moins connus de la Deuxième Guerre, comme les opérations Felix (plan allemand de prise de Gibraltar) et Merkür (prise de la Crète). Le dernier chapitre, sur « l’avenir de l’audace » est plus convenu, mettant en avant la nécessité de disposer d’un volume de force adéquat, et d’ailleurs non sans surestimation des effets du renseignement. In fine, un ouvrage carré et clair, bien écrit et qui a le grand mérite de montrer que faire preuve d’audace ne revient pas à foncer bêtement et méchamment.</p>
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		<title>La bataille navale de l’écluse. 24 juin 1340</title>
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		<pubDate>Mon, 27 May 2013 14:15:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Guy Le Moing, Coll. « Campagnes et stratégies », Paris, 2013, 203 p. Une fois à Dunkerque, suivez la côte, continuez au long des 60 kilomètres du littoral belge et entrez de deux kilomètres aux Pays-Bas : vous y trouverez la petite bourgade de Sluys (l’Ecluse, en français), à l’époque sur la mer, qui fut&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Guy Le Moing, Coll. « Campagnes et stratégies », Paris, 2013, 203 p.</p>
<p>Une fois à Dunkerque, suivez la côte, continuez au long des 60 kilomètres du littoral belge et entrez de deux kilomètres aux Pays-Bas : vous y trouverez la petite bourgade de Sluys (l’Ecluse, en français), à l’époque sur la mer, qui fut le théâtre d’une des assez rares batailles navales décisives de l’histoire. Nous sommes en 1340 et la guerre de Cent ans a commencé depuis trois ans.</p>
<p>Pour la France, il s’agit d’empêcher le débarquement des Anglais sur le continent mais l’affaire vire à la catastrophe : plus de 15 000 morts dans une bataille où la flotte s’est laissée enfermer dans un véritable cul-de-sac. Ne pouvant être reconstituée, la flotte française ne pourra empêcher le débarquement de 1346. Si l’auteur revient sur cet épisode, il va également au-delà et le premier chapitre revient sur ce qu’est la guerre navale à l’aube du 14ème siècle, d’un point de vue tactique, stratégique et des méthodes de combat mais également du point de vue des navires ou encore des armements.</p>
<p>Les chapitres suivant reviennent sur l’équilibre des puissances de l’époque ; les relations franco-anglaises ; les premières années de la guerre. La deuxième partie de l’ouvrage traite de la bataille à proprement parler, en exploitant bien les maigres sources disponibles, offrant au lecteur un résultat convainquant. L’ouvrage est accompagné d’annexes, dont notamment la vision qu’en avaient les chroniqueurs (modifiée française contemporain). Au final, un ouvrage de belle facture, bien écrit et bien sourcé, clairement une référence de classe mondiale sur ce sujet et qui, au-delà de son objet, a le mérité de nourrir la réflexion autour de l’interaction entre opérations maritimes et opérations terrestres. P.L.</p>
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		<title>Les blessures psychiques en 10 questions</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5894</link>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 07:39:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Yann Andruétan, Coll. « Guerres et opinions », Economica, Paris, 2013, 116 p. La question des « blessures invisibles » n’est certes pas neuve mais elle devient plus urgente dès lors que les guerres ne sont plus menées pour une question de survie nationale « justifiant » plus facilement les traumatismes. Aussi, l’auteur, psychiatre et&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Yann Andruétan, Coll. « Guerres et opinions », Economica, Paris, 2013, 116 p.</p>
<p>La question des « blessures invisibles » n’est certes pas neuve mais elle devient plus urgente dès lors que les guerres ne sont plus menées pour une question de survie nationale « justifiant » plus facilement les traumatismes. Aussi, l’auteur, psychiatre et médecin en chef dans le service de santé des armées fait-il œuvre utile avec cet ouvrage qui présente plusieurs intérêts.</p>
<p>Le premier est « d’entrer » dans ce type de blessures, d’en comprendre le « comment » et les expressions, au-delà de la simple expression de témoignages. L’auteur traite de facto son sujet en dix questions en ne manquant pas de s’appuyer sur des exemples concrets et, surtout, en en donnant une bonne vue. Certes, ce n’est pas un ouvrage scientifique mais il a toute l’apparence d’un manuel pratique. <span id="more-5894"></span></p>
<p>Il s’agit de faire la part des choses entre les différentes gradations de traumatismes psychiques, les processus de réadaptation mais revient également sur le concret des droits du blessé psychiques, jusqu’aux adresses et numéros de téléphones des hôpitaux des armées. Nuancé, le propos est également prudent sur l’usage des psychotropes ou sur la valeur de la prévention et reste, surtout, très humain. Le phénomène est complexe et l’on sent le praticien y faire face de manière humble.</p>
<p>Le deuxième est de replacer le divan au milieu du cabinet et de revenir sur un certain nombre de mythes, à commencer par celui selon lequel la guerre rendrait automatiquement « fou ». Y. Andréutan n’hésite pas également à revenir sur l’histoire de son objet et, ce faisant, le rend extrêmement intéressant à lire dès lors qu’en français et hors publications médicales, peu a été écrit sur le sujet. Au final, un ouvrage éminemment utile pour ceux qui partent en opération mais aussi leurs familles et leurs amis mais également pour toute personne s’intéressant aux conséquences humaines des opérations militaires. J.H.</p>
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		<title>Théorie du drone</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5880</link>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 10:09:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Grégoire Chamayou, Editions La Fabrique, Paris, 2013, 363 p. Ce n’est pas une histoire du drone ou une étude comparative que nous propose l’auteur mais bien une réflexion philosophique autour du drone armé. Faisant de la stratégie génétique sans en avoir l’air – il repart de l’instrument pour chercher les intentions de ses concepteurs –&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Grégoire Chamayou, Editions La Fabrique, Paris, 2013, 363 p.</p>
<p>Ce n’est pas une histoire du drone ou une étude comparative que nous propose l’auteur mais bien une réflexion philosophique autour du drone armé. Faisant de la stratégie génétique sans en avoir l’air – il repart de l’instrument pour chercher les intentions de ses concepteurs – il revient, non sans malice ni une ironie très supportable, sur les rationalités propre à l’emploi de ces appareils.</p>
<p>Très foucaldien, le drone permettrait de « surveiller et anéantir » mais met également la guerre à distance, remettant en question, du coup, la valeur politique, souveraine, de la guerre. Ce faisant, le drone est un symptôme d’une mutation plus large de notre rapport à la politique ou à la mort. Qu’en penser ? <span id="more-5880"></span></p>
<p>D’abord, que « surveiller et punir/détruire » n’est absolument pas neuf et que la mise à distance entre l’opérateur de la mort et sa victime est pratiquée dès avant Gribeauval. C’est dire. Qu’ensuite, la « guerre sans risque », par déni d’attaquants que promet le drone, ne l’est que pour une fraction seulement des forces – sans encore compter que leurs opérateurs ont les mêmes taux de stress post-traumatiques que leurs camarades au sol. Bref, le drone (ou, plus généralement, toutes les armes de jet) ne peuvent être désincarnées des réalités militaires et ce sera bien la seule critique adressée à ce livre.</p>
<p>Par contre, en essentialisant la problématique du drone, l’auteur nous offre une vraie réflexion sur l’art de la guerre aujourd’hui. Le capital est devenu un substitut au travail et la machine un substitut au combattant, qui devient « opérateur ». Le dernier Livre blanc montre bien le résultat d’une mise en avant des technologies (pas nécessairement « hautes ») : des espoirs gains de productivité qui justifieraient une réduction des forces.</p>
<p>Par contre, la valeur politique derrière une entrée en conflit reste une constante. Rien que pour les développements effectués à cet égard par l’auteur, ce livre doit être lu. Mais pas uniquement : les nouveaux modes d’action, dont les drones ne sont qu’une composante, imposent une réflexion sur ce qu’est la force et cet ouvrage est assurément un bon commencement. J.H.</p>
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		<title>Penser la violence collective</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 05:23:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Cynthia Salloum et Benjamin Brice (Coord.), Coll. « La pensée stratégique », Nuvis, Paris, 2012, 288 p. Constituant les actes d’un atelier de travail organisé par l’IRSEM en février 2012, cet ouvrage est important, essentiellement parce qu’il permet de revenir sur des questions d’une nature épistémologique quant à la place accordée à la notion de&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cynthia Salloum et Benjamin Brice (Coord.), Coll. « La pensée stratégique », Nuvis, Paris, 2012, 288 p.</p>
<p>Constituant les actes d’un atelier de travail organisé par l’IRSEM en février 2012, cet ouvrage est important, essentiellement parce qu’il permet de revenir sur des questions d’une nature épistémologique quant à la place accordée à la notion de violence. Qu’est-ce qui relève des phénomènes criminel et guerrier ? Les tenants des security studies ont fréquemment travaillé sur la « violence politique » mais de quoi parle-t-on, sachant que l’on va alors d’actes de police politique et de « pseudo-bavures » aux émeutes de la faim et jusqu’aux génocides en passant par des guerres « propres », soit menées suivant les canons du droit international ?<span id="more-5813"></span></p>
<p>Et d’ailleurs, comment penser la violence ? Si les dix chapitres de l’ouvrage ne permettent pas de faire le tour de la question, ils permettent néanmoins – et ce n’est pas le moindre de ses avantages – de revenir sur nombre de conceptions de la violence mais aussi de revenir sur des questions telles que la mobilisation des opinions publiques.</p>
<p>On n’est donc pas là totalement dans le domaine de la stratégie – quoiqu’une contribution d’O. Schmitt sur le concept de culture stratégique en relève – mais dans celui de l’épistémologie d’un certain nombre de ses composants. Lorsque Rémi Masson, par exemple, examine la question des corps d’élite dans les guerres de siège au 17ème siècle, il est bien plus proche des réalités contemporaines que ce que le lecteur pourrait croire : la « guerre d’Ancien régime », nous y revenons aujourd’hui. In fine, une lecture hautement recommandée donc, même si elle s’adresse à un lectorat averti. J.H.</p>
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		<title>La cyberstratégie russe</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 07:20:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Yannick Harrel, Coll. « Cyberespace et cyberdéfense », Nuvis, Paris, 2012, 245 p. Expert en cybersécurité, russophone ayant vécu sur place, Yannick Harrel fait œuvre utile en examinant la vision russe de la cyberstratégie et ce, d’une manière assez globale ; soit en prenant également en compte les ressorts socio-historiques du renseignement russe. C’est aussi&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Yannick Harrel, Coll. « Cyberespace et cyberdéfense », Nuvis, Paris, 2012, 245 p.</p>
<p>Expert en cybersécurité, russophone ayant vécu sur place, Yannick Harrel fait œuvre utile en examinant la vision russe de la cyberstratégie et ce, d’une manière assez globale ; soit en prenant également en compte les ressorts socio-historiques du renseignement russe.</p>
<p>C’est aussi une histoire de l’informatique soviétique, y compris dans des années 1990 pour le moins politiquement troublées et celle d’une mise en cohérence au service d’un projet stratégique plus large. Techniquement parlant, cette Cyberstratégie est donc plus large que son titre ne l’indique – en prenant en compte, caractéristiques russes obligent, des aspects liés aux opérations d’influence – mais également en cherchant à examiner les changements de politique stratégique à l’œuvre. <span id="more-5811"></span></p>
<p>Ce qui, au demeurant, n’empêche nullement l’auteur d’aborder les structures mises en place, ni de poser des questions complexes (celle de l’émergence d’une cyber-opératique, par exemple) en conservant une prudence exemplaire. Autre atout d’un ouvrage qui n’en manque pas, il recèle 55 pages d’annexes dont certains pourraient regretter que l’essentiel ne soit pas traduit en français.</p>
<p>Plus généralement, l’ouvrage souffre de peu de défauts, essentiellement localisés dans les notes de bas de page. Celle de la page 69 est peu compréhensible (le SR-71 n’est d’ailleurs pas un bombardier stratégique) ; et FELIN est difficilement assimilable à un Cyborg en bonne et due forme, du moins selon les critères des post-humanistes. A recommander donc dès lors qu’il est souvent question de la Russie comme cybermenace. J.H.</p>
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		<title>Gagner une guerre aujourd’hui ?</title>
		<link>http://www.dsi-presse.com/?p=5808</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 09:10:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Stéphane Chalmin (Dir.), Coll. « Stratégies et doctrines », Economica, Paris, 2013, 187 p. A la question plus que pertinente posée en titre par l’auteur répond une méthodologie assez particulière consistant en des chapitres courts – 14 pages au maximum mais le plus souvent quatre ou cinq – nécessitant d’en arriver à l’essentiel. Et ce,&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Stéphane Chalmin (Dir.), Coll. « Stratégies et doctrines », Economica, Paris, 2013, 187 p.</p>
<p>A la question plus que pertinente posée en titre par l’auteur répond une méthodologie assez particulière consistant en des chapitres courts – 14 pages au maximum mais le plus souvent quatre ou cinq – nécessitant d’en arriver à l’essentiel. Et ce, en sachant que les thématiques prédéfinies par le directeur de l’ouvrage ont été bien cernées et que les auteurs auxquels elles ont été confiées ont déjà travaillé dessus.</p>
<p>Au final, la méthode est payante : les nuances à apporter aux réponses à la question originelle sont bien là et la complexité même de la question est bien soulignée. Véritable exploit pour un ouvrage en direction, les contributions sont toutes porteuses de beaucoup de perspectives – signe indéniable de réussite. Parce que nous ne pouvons relayer ici les 19 interventions, nous ne citerons que celles liées à la question de la valeur militaire des démocraties. Au début des années 2000, plusieurs ouvrages et articles remettaient ainsi en question la possibilité pour une démocratie de gagner une guerre, particulièrement irrégulière.<span id="more-5808"></span></p>
<p>La démocratie serait molle, les guerres longues – comprendre, au-delà de quelques semaines – et les cris d’orfraie bruyants dès le premier mort, signifiant la fin de la mobilisation et la défaite, inexorable. Les auteurs qui traitent de ces questions dans l’ouvrage en prennent justement le contre-pied en replaçant les choses au niveau qui leur incombe : le Politique. Que voulons-nous faire ? La conclusion du directeur est sans appel : « un tournant s’amorce. Cet avenir n’est ni bon, ni mauvais, il est incertain ». Et à n’en pas douter, cet ouvrage est l’un des cinq plus importants parus en langue française sur les questions stratégiques ces dix dernières années. P.L.</p>
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		<title>Touaregs. La révolte des hommes bleus. 1857-2013</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 11:05:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Meriadec Raffray, Coll. « Stratégies et doctrines », Economica, 2013, 99 p. Ecrit dans le cadre du Centre de Doctrine d’Emploi des Forces (CDEF), l’ouvrage de M. Raffray arrive à point nommé : finalement, que savons-nous de ces seigneurs du désert, commerçants traditionnellement amis de la France certes mais aussi, durant Serval, adversaires parce qu’intégrés&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Meriadec Raffray, Coll. « Stratégies et doctrines », Economica, 2013, 99 p.</p>
<p>Ecrit dans le cadre du Centre de Doctrine d’Emploi des Forces (CDEF), l’ouvrage de M. Raffray arrive à point nommé : finalement, que savons-nous de ces seigneurs du désert, commerçants traditionnellement amis de la France certes mais aussi, durant Serval, adversaires parce qu’intégrés au MNLA et à Ansar Dine ?</p>
<p>L’auteur nous fait donc parcourir l’histoire des relations entre la France (et surtout son armée) et une nation nomade, qui va considérer que les frontières établies après les indépendances africaines sont illégitimes. Vu le contexte, l’ouvrage est donc plus qu’utile parce : tôt ou tard, Paris comme Bamako ne pourront fermer les yeux sur la question, tout conflit doit un jour se terminer. Et si certains pourraient trouver qu’une histoire en bonne et due forme serait intéressante, le propos de l’auteur n’est pas là : il s’agit de donner les élémentaires permettant de comprendre la situation. <span id="more-5805"></span></p>
<p>Passionnant, l’ouvrage se lit comme un roman et montre aussi qu’il faut se méfier du déterminisme des plateaux de télévision : et oui, ils ont aussi été malmenés par les djihadistes et ne demandent réellement qu’à en être débarrassés. C’est aussi, et au-delà, une question plus large, qui a trait à l’identité nomade à l’heure des frontières – laquelle n’est toujours pas résolue dans les théories dites « postmodernes » &#8211; et qui a plus de sens stratégique qu’on pourrait le croire a priori : en stratégie d’influence et en guerre de l’information, elle pourrait s’avérer déterminante… P.L.</p>
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		<title>Stratégique, n°102, Stratégie aérienne III.</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 08:27:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[février 2013, 434 p. Pour la troisième reprise, la revue de l’Institut de Stratégie et des Conflits revient sur la question de la stratégie aérienne, proposant rien moins que 25 articles, en plus d’un hommage au général Poirier (qui était également président du conseil scientifique de l’ISC) mais aussi d’une annexe qui ravira les plus&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>février 2013, 434 p.</p>
<p>Pour la troisième reprise, la revue de l’Institut de Stratégie et des Conflits revient sur la question de la stratégie aérienne, proposant rien moins que 25 articles, en plus d’un hommage au général Poirier (qui était également président du conseil scientifique de l’ISC) mais aussi d’une annexe qui ravira les plus aérophiles, la traduction en français du briefing Destruction et création du colonel John « OODA » Boyd.</p>
<p>La teneur des articles est variable. Il peut très historique (le bombardement aérien de Venise de 1849, le premier de l’histoire, l’emploi de l’aviation française en 1940, la force aérienne hongroise pendant la Deuxième Guerre mondiale) mais peut être également plus stratégique. C’est le cas sur l’évolution de la doctrine aérienne soviétique dans l’entre-deux guerres ou le « plan Gorrel », premier plan aérien de bombardement aérien de l’histoire.<span id="more-5692"></span></p>
<p>Si l’on ne peut ici citer tous les articles contenus dans le numéro, nous retiendrons ceux consacrés à l’expérience afghane et à Harmattan, ceux sur la stratégie aérienne suédoise, celui sur la surveillance américaine du programme nucléaire français, celui sur la base aérienne comme « chaînon manquant » de la stratégie aérienne, celui consacré à la pertinence du concept de génération d’appareil de combat ou celui consacré au temps comme quatrième dimensions dans la guerre aérienne. De quoi nourrir la réflexion sur un domaine beaucoup moins conceptuellement figé qu’il n’y paraît mais également de quoi tomber sur quelques pépites d’histoire militaire.</p>
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		<title>Cyberstratégie. L’art de la guerre numérique</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 11:16:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DSI</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Bertrand Boyer, Nuvis, Paris, 2012, 235 p. Officier des troupes de marine se spécialisant dans les systèmes d’information, l’auteur a manifestement travaillé son sujet en profondeur et propose un ouvrage découpé en trois parties : méthode stratégique et milieu ; nature de la cyberguerre ; fondements de la cyberstratégie. Paru en juin 2012, cet ouvrage&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bertrand Boyer, Nuvis, Paris, 2012, 235 p.</p>
<p>Officier des troupes de marine se spécialisant dans les systèmes d’information, l’auteur a manifestement travaillé son sujet en profondeur et propose un ouvrage découpé en trois parties : méthode stratégique et milieu ; nature de la cyberguerre ; fondements de la cyberstratégie.</p>
<p>Paru en juin 2012, cet ouvrage gagne largement à être connu, revenant non seulement sur les élémentaires techniques tout en les ancrant dans une continuité de pensée stratégique et en offrant au lecteur des schémas de raisonnement non seulement opérationnel mais, également, ne l’enfermant pas dans les logiques propres. Tirant parti du cyber comme stratégie particulière – induisant donc la possibilité d’une guerre particulière, à l’instar de la navale ou de l’aérienne – l’auteur effectue des allez-retours avec les classiques du genre pour y tirer les fondamentaux sur base desquels son objet pourra être construit. <span id="more-5689"></span></p>
<p>Il le fait assez remarquablement tout en offrant une bonne introduction aux positions américaine, française et européenne en la matière. Si l’on peut regretter que d’autres stratégies nationales ne soient pas prises en compte (Nuvis publie également une Cyberstratégie russe sur laquelle nous reviendrons), les démonstrations autour des aspects directs et indirects sont toutefois plus intéressantes, l’auteur fournissant par ailleurs des outils conceptuels de classification des attaques plus qu’utiles. Bien écrit dans l’ensemble et s’appuyant sur des références solides même si toutes ne sont pas exploitées, l’ouvrage est franchement à conseiller. J.H.</p>
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