Archives pour janvier, 2011

Trois Scorpène de plus pour l’Inde…

…Du moins, d’après la télévision locale.

Neuron progresse

Saab a officiellement livré à Dassault, maître d’œuvre du programme Neuron, le fuselage avant et central du démonstrateur d’UCAV. La section de fuselage réalisée par Saab ira rejoindre le fuselage arrière déjà livré par HAI mi-janvier à Istres. Les éléments réalisés par les autres partenaires vont rapidement converger vers le site du maître d’œuvre : le pantographe de largage de l’armement à livrer par RUAG fin février ; les deux demi-voilures à livrer par EADS-CASA début mars ; les deux trappes de soute armement à livrer par Alenia fin mars ; et les trois trappes de train à livrer par Saab en avril. En outre, des éléments contribuant à la furtivité (bords d’attaque, bords de fuite, entrée d’air, …) réalisés par Dassault Aviation à Argenteuil et Biarritz seront livrés entre janvier et mars. La suite >

DSI n°67, février 2011

Feuilleter la revue

Editorial
Nominations et agenda
Veilles contre-terroristes
Contrats du mois
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C. : « Le déclassement stratégique au risque de la psychanalyse »

Sur le vif
Et si nous liquidions la « géopolitique » ?
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI

OTAN : le 3ème Concept stratégique
Par André Dumoulin, Attaché à l’Ecole Royale Militaire (Bruxelles), enseignant à l’Université de Liège, membre du RMES

L’Alliance après Lisbonne
Par Olivier Kempf, maître de conférence à Sciences Po’

Des antimissiles de défense de territoire pour l’OTAN
Entretien avec Jean-Philippe Baulon, docteur en histoire, auteur de L’Amérique vulnérable ? (Economica, 2009) La suite >

Le Forbin en opération

Cavalry. From hoof to track

Roman JARYMOWYCZ, Coll. « War, technology, and history », Praeger Security International, Westport/Londres, 2008, 276 p.

Certains ouvrages en histoire militaire décoiffent et celui de cet auteur le fait clairement : comment le concept de cavalerie est-il né et a-t il évolué jusqu’à nos jours ? L’auteur répond à cette question avec le dynamisme d’une charge de dragons, examinant le rapport complexe avec le cheval, certes, mais surtout avec la mobilité, le territoire, la tactique ou encore l’art opératif, en passant évidemment par la logistique. Détaillant l’emploi de la cavalerie par les Mongols ou dans l’Europe médiévale, il entre ensuite dans l’époque moderne, la question de la mécanisation et termine ses raisonnements par la terrible question d’une fin de la cavalerie – du moins, celle que nous avons connue. Bien documenté, riche en références et épisodes historiques appréciés à leur juste valeur, tout en bousculant la doxa officielle, l’ouvrage mérite franchement le détour. Écrit avec humour, profond et subtil, il pose de vraies questions sur nos modes d’action terrestres et votre serviteur n’a pour regret que de ne pas l’avoir lu avant. Carl

La bataille de l’Atlantique (1939 1945). La victoire logistique et celle du renseignement clés de la victoire des armes

Guy MALBOSC, 2e édition, Coll. « Campagnes et stratégies », Economica, Paris, 2011, 544 p.

La première édition de l’ouvrage de G. Malbosc était déjà devenue un classique : en français, c’est tout simplement l’ouvrage le plus complet sur la question et l’intérêt qu’on peut lui porter est accru par le fait que l’auteur est aussi ORSEM (Officier de Réserve Spécialiste d’État-Major). Comprenant finement les interactions entre les aspects politiques, stratégiques, tactiques, techniques, doctrinaux, économiques, ainsi qu’entre les personnalités, il nous livre une analyse pointue d’une bataille qui a largement déterminé le cours de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Truffé de données (mais, et c’est l’un des seuls défauts de l’ouvrage, manquant souvent de citer ses sources), il offre une vue claire sur de nombreuses questions, jusqu’à celle, par exemple, de l’efficacité des opérations de minage et de leurs formes les plus efficaces (cette question prend ainsi plus de 30 pages). La suite >

Faut-il brûler la contre-insurrection ?

Georges-Henri Bricet des Vallons (Dir.), Choiseul, Paris, 2010, 307 p.

Depuis quelques mois, le débat sur la validité des théories de la contre-insurrection va bon train : dans la conduite des conflits irréguliers, ne serait-elle qu’un leurre, tentative désespérée de reprendre le contrôle dans des conflits pour lesquels nos objectifs sont peu clairs et nos moyens insuffisants ? Sans répondre à cette question et malgré un titre provocateur, les auteurs de cet ouvrage (chercheurs ou opérationnels dont les rapports personnels aux opérations COIN sont très variables), dirigés par G.‑H. Bricet des Vallons, commencent néanmoins par le commencement et reviennent sur ce qu’est la, ou plutôt ce que sont « les » contre-insurrection(s), tant il est vrai que le domaine recouvre des réalités différentes. La suite >

Petit coup d’oeil sur DSI 67

L’année stratégique commence sous le signe de la violence : de la Tunisie à la Côte d’Ivoire, de l’Afghanistan au Sahel, la situation est chaque jour un peu plus compliquée et l’on peut s’interroger sur notre aptitude à trouver, dans chaque situation, la posture adéquate, et à mettre en œuvre des moyens suffisants et adaptés pour la défendre. D’où les trois contributions de ce prochain numéro sur le dernier sommet de l’OTAN, à Lisbonne. Entre le nouveau Concept stratégique (le premier depuis plus de dix ans) et le déploiement d’une défense antimissile de territoire, les décisions prises vont engager nos modèles de défense. La suite >

Nouveau contrat pour les JIM-LR

La DGA a notifié à Sagem un contrat portant sur 1 175 Jumelles Infrarouges Multifonctions longue portée (JIM LR 2) dans le cadre du programme JIR – TTA – NG (Jumelle Infrarouge Toutes Armes de Nouvelle Génération). JIM LR 2 permettra la détection des menaces, la désignation précise des cibles et le renseignement au profit du commandement et des unités au contact. Elément de la Numérisation de l’Espace de Bataille (NEB), JIM LR 2 sera interopérable avec les moyens de commandement et de coordination de FELIN. La jumelle JIM LR 2 regroupe : vision jour et thermique, télémétrie, pointeur laser, compas, GPS et transmissions de données. La suite >

Piraterie : la pire année depuis 1991, selon l’IMB

Un total de 53 navires embarquant 1 181 membres d’équipage ont été capturés en 2010 selon l’International Maritime Bureau (IMB), essentiellement en Somalie. Les pirates ont obtenu l’an dernier 238 millions de dollars de rançon, alors que le coût total de la piraterie se situait en 2010 entre 7 et 12 milliards de dollars. La suite >