Archives pour août, 2011

Royal Navy : machine arrière en matière aéronavale ?

La publication en 2010 de la Strategic Defense and Security Review avait certes confirmé la construction des deux porte-avions longtemps attendus par la Royal Navy mais elle avait également indique que l’un des deux bâtiments serait tenu en réserve. La décision, en réalité, offrait un panel d’options assez larges. Toutefois, Londres commence à tirer les leçons de l’engagement de ses forces en Libye et les débats sur l’avenir des deux bâtiments – dont la construction présente déjà une situation de surcoût – ne semblent pas clos.

En l’occurrence, le ministre de la défense britannique a indiqué que la prochaine révision de 2015 permettrait d’éventuellement revenir sur la décision de 2010, permettant de laisser le Queen Elizabeth en service. Il y a, toutefois, un « hic » : si la SDSR indique que le bâtiment en service serait un CATOBAR, équipé de catapultes et de brins d’arrêts, la décision de quitter la configuration STOVL (Short Take-Off, Vertical Landing) est intervenue trop tard pour le Queen Elizabeth. La suite >

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DSI n°73, septembre 2011

Sommaire DSI 73 – septembre 2011

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Editorial
Agenda et nominations
Veilles contre-terroristes
Industries françaises
Contrats du mois
Veilles stratégiques
La chronique de Carl von C.

Sur le vif

Présidence polonaise de l’Union européenne. Vers une relance de l’Europe de la défense ?
Par Antonin Tisseron, chercheur associé à l’Institut Thomas More

Stratégie

Chronique : Préparer la guerre
Par Benoist Bihan, chercheur en études stratégiques et animateur du blog La plume et le sabre

Ethique et opérations militaires : quel équilibre ?
Entretien avec le capitaine (air) Emmanuel Goffi, enseignant en relations internationales et en droit des conflits armés aux Écoles d’officiers de l’Armée de l’air, doctorant en éthique militaire et auteur de Les armées françaises face à la morale – Une réflexion au cœur des conflits modernes.

Médias sociaux et guerre d’Afghanistan
Par Florent de Saint Victor, étudiant à l’École de Guerre Économique (EGE), rédacteur du blog Mars Attaque. La suite >

Libye : Quels paramètres pour une opération lancée sans filet ?

Extraits du dossier conacré à Harmattan et paru dans DSI n°70, mai 2011.

Le 19 mars à 17 h 45 heure locale, près d’un mois après l’émergence d’une insurrection apparaissant comme le volet libyen des « révolutions arabes », un Rafale largue une bombe sur un blindé libyen dans un contexte marqué par des négociations diplomatiques intenses sur l’opportunité d’une intervention militaire en Libye. L’opération « Harmattan/Aube de l’Odyssée/Protecteur unifié » vient de commencer. Retour à chaud sur une opération dont l’issue est encore incertaine.

La frappe se produira moins rapidement que prévu par plusieurs observateurs, soit plus de 36 heures après l’adoption de la résolution des Nations Unies accordant la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Celle-ci autorise les forces coalisées à « prendre toutes mesures nécessaires […] pour protéger les populations et les zones civiles menacées ». Pour autant, l’opération a soulevé nombre de questions, de sa légitimité à celle du partage des commandements politique et militaire, en passant par celles concernant la stratégie à l’œuvre.

Des premiers mouvements de foule à l’improbable définition des objectifs

Si les premiers mouvements sociaux en Libye remontent à la mi-janvier, il faut attendre un mois pour voir se développer une insurrection et la prise de contrôle, peu à peu et dans un climat relativement pacifique, de plusieurs villes. Les revendications en faveur d’un abandon du pouvoir par Kadhafi se développent ensuite. Après avoir bloqué les communications et fait procéder à des arrestations de dissidents, Tripoli riposte plus massivement dès le 6 mars, engageant des opérations contre les villes prises par les insurgés : Ras Lanouf, Brega, Zawyiah, ses forces poussant ensuite vers Benghazi. Au passage, Kadhafi fait tirer sur les insurgés, mais également sur la population civile dont ils sont issus, à l’artillerie et l’aviation, dont les tirs sont très peu précis. Dans les villes, les dégâts sont souvent considérables. Dans les médias occidentaux, la pression monte peu à peu et l’éventualité d’une intervention se pose au niveau politique, dans plusieurs États. À ce stade, nul ne sait encore quelle sera la forme prise par l’intervention ou son champ d’action : le consensus finira par s’établir autour d’une intervention aérienne, moins invasive qu’une intervention terrestre dont les risques politiques ne sont pas négligeables (« zéro mort », perception des pays arabes, perception d’un risque d’enlisement). Certes, les états-majors font leur travail quotidien de planification en prenant le cas libyen en considération, mais l’officialisation de ces planifications n’interviendra que plus tard. La suite >

L’Adroit à la mer

L’Adroit a effectué sa première sortie à la mer le 27 juillet. Après son retour au dock, les travaux se poursuivront jusqu’à l’achèvement du navire, fin 2011. (copyright DCNS).

DSI Hors-Série n°19 – août-septembre 2011

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Éditorial

POINTS DE VUE

Adapter toujours plus les moyens aux missions
Entretien avec Guy Teissier, Président de la commission de la Défense et des forces armées de l’Assemblée nationale

La DGA au cœur des relations État-industries
Entretien avec Laurent Collet-Billon, Délégué général pour l’armement au sein de la DGA

Stratégie des moyens, l’avis des chefs d’état-major
Entretien avec le général Elrick Irastorza, Chef d’état-major de l’armée de Terre
Entretien avec le général Jean-Paul Palomeros, Chef d’état-major de l’armée de l’Air
Entretien avec l’amiral Pierre-François Forissier, Chef d’état-major de la Marine

ENJEUX CAPACITAIRES

La France a besoin d’une stratégie des moyens
Benoist Bihan, Chercheur en études stratégiques et animateur du blog La plume et le sabre La suite >

Histoire & Stratégie n°7 – Histoire et perspectives des opérations amphibies

Éditorial

C’est avec une étude transversale consacrée aux opérations amphibies qu’Histoire & Stratégie entame, avec ce septième numéro, sa deuxième année d’existence. C’est à la découverte de plus de deux millénaires d’histoire militaire que Benoist Bihan, historien, chercheur en stratégie et rédacteur du blog La Plume et le Sabre, et Guillaume Lasconjarias, historien, chargé d’études à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM) et officier de réserve, nous emmènent dans les pages qui suivent, sous l’angle particulier de ces opérations conduites par la mer pour aller frapper l’ennemi sur ses propres côtes.

Au-delà du détail des opérations, dont les plus remarquables sont retracées, c’est à une approche thématique que ce numéro invite, en se plaçant comme à l’habitude à la jonction entre l’histoire militaire et la réflexion stratégique. Des rives de Marathon, en 490 avant notre ère, aux opérations amphibies que l’avenir ne manquera pas de nécessiter, en passant par les plus grands assauts amphibies de l’histoire – la Sicile, la Normandie, les Mariannes, Iwo Jima, Inchon ou les Malouines –, il s’agit de décrypter comment et pourquoi marins et soldats se sont lancés dans ces actions complexes à planifier, risquées à conduire et soumises à la fois aux aléas des opérations aéronavales et à ceux des opérations aéroterrestres. La suite >