Défense et Sécurité Internationale
Archives pour février, 2012
DSI n°79, mars 2012
29/02/12

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Editorial
Agenda et nominations
La chronique de Carl von C.
Veilles contre-terroriste
L’état de conflits
Veilles stratégiques
Veilles industrielles
Les contrats du mois
Sur le vif
Trois enseignements des « révélations » WikiLeaks pour l’espace, ou la guerre des étoiles est-elle inévitable ?
Par Guilhem Penent, doctorant, créateur et responsable du blog De la Terre à la Lune. Il est également lauréat 2011 du Prix de l’armée de l’Air.
Perspectives du terrorisme pour 2012 : la menace persiste
Par Rohan Gunaratna, directeur de l’International Centre for Political Violence and Terrorism Research (ICPVTR) à la S. Rajaratnam School of International Studies (RSIS), Nanyang Technological University (Singapour)
Stratégie
Penser la stratégie. L’ascension vers la stratégie
Par Benoist Bihan, chercheur en études stratégiques, rédacteur en chef adjoint d’Histoire et stratégie, animateur du blog La Plume et le Sabre La suite >
Opérations sur les perceptions
29/02/12
Par Benoist Bihan, chercheur en études stratégiques, animateur du blog La plume et le sabre et rédacteur en chef adjoint de Histoire & Stratégie
En février dernier, les forces de l’ISAF lançaient en Afghanistan l’opération « Moshtarak » (mot dari signifiant « Ensemble »). Cette opération, la plus importante lancée par la coalition assemblée autour des États-Unis depuis la chute du régime taliban en 2002, visait à s’emparer de la petite ville de Marja, dans la province du Helmand dans le sud du pays. Si cette ville était jusqu’alors un bastion des talibans et un carrefour important du trafic d’opium, la présentation de l’opération comme un tournant de la guerre a pu surprendre, et laisser sceptique. Pourtant, « Moshtarak » revêt effectivement un caractère vital, mais dans un espace au sein duquel les armées dites occidentales ont oublié comment opérer : celui des perceptions.
La prise de Marja, objectif tactique, y est en effet l’étape devant permettre la réalisation de l’objectif opératif immédiat, à savoir le changement des perceptions amies comme ennemies de la situation en Afghanistan. Plus que la destruction des talibans ou l’éradication du trafic de drogue, deux objectifs difficiles sinon impossibles à remplir au moins à court terme, l’opération « Moshtarak » vise avant tout à transformer les représentations de la situation en Afghanistan de manière à rendre crédible la possibilité de victoire des forces occidentales. Pour la première fois sans doute depuis le début de la guerre en Afghanistan, l’ISAF a conçu avec « Moshtarak » ce que l’on pourrait appeler une opération sur les perceptions, c’est-à-dire une opération où la force armée opère non tant pour vaincre l’adversaire que pour façonner les représentations que celui-ci, mais aussi la population, locale comme amie, se fait du conflit et de son évolution. La suite >
Ventes d’armements en 2010 : tassement de la progression
28/02/12
Le SIPRI a rendu public ses statistiques sur les ventes d’armes effectuées en 2010. Selon l’organisme de recherche, les 100 firmes d’armement les plus importantes ont effectué des ventes pour 411,1 milliards de dollars durant l’année. La croissance est donc continue au regard de 2009, même si elle se tasse (accroissement de 1 %). La suite >
Suite des accords de Lanchester House : des développements dans la robotique de combat
27/02/12
Le dernier sommet franco-britannique a été l’occasion de faire évoluer le dossier des coopérations bilatérales en matière de défense, particulièrement dans le domaine robotique, avec quelques évolutions à la clé. Le développement d’un drone MALE commun par Dassault et BAE Systems – le futur Telemos – est maintenu (la phase de réduction des risques est en cours) mais, au-delà, d’autres secteurs sont touchés. La suite >
Le professeur Coutau-Bégarie nous a quitté
24/02/12
C’est avec une grande tristesse que je viens d’apprendre le décès du professeur Hervé Coutau-Bégarie, aujourd’hui à 12h. Historien et juriste, auteur de dizaines d’ouvrages en nom propre ou comme directeur, titulaire du cours de stratégie à l’Ecole de Guerre, directeur d’études à l’EPHE, directeur de l’Institut de Stratégie et des conflits, il était sans doute le meilleur stratégiste que la France ait connu. Il a travaillé jusqu’au bout, pour la gloire des armes de la France, certes, mais surtout parce qu’il était un travailleur infatigable.
A titre personnel, c’est lui qui m’a donné la chance de mettre le pied à l’étrier dans la recherche stratégique alors que je venais d’entamer ma thèse de doctorat. Je lui dois beaucoup. Toutes mes pensées ainsi que celles de la rédaction vont à sa famille. Aujourd’hui, c’est le petit monde de la recherche stratégique qui a perdu un père, un ami, un inspirateur mais aussi sa boussole…
Masse critique
24/02/12
Par Benoist Bihan, chercheur en études stratégiques, animateur du blog La plume et le sabre et rédacteur en chef adjoint de Histoire & Stratégie
Pendant des siècles, les batailles se sont livrées en masse, c’est-à-dire en concentrant sur un espace de faibles dimensions donné – un champ de bataille – la majeure partie des forces vives d’une armée. La concentration des efforts ne pouvait se faire qu’au travers de la concentration des moyens chère à Foch, concentration des moyens perceptible jusque dans l’aspect visuel de dispositifs tactiques où les hommes combattaient littéralement épaule contre épaule. Cette situation se justifiait dans un contexte où le rendement du combattant individuel et de son armement était très faible. Imprécises, de portée très réduite, les armes exigeaient pour être efficaces d’être employées en grand nombre sur une surface réduite. Elle s’expliquait également par un raisonnement linéaire, qui voyait dans la bataille l’acmé de la guerre, et remettait à la tactique le soin de résoudre les problématiques stratégiques, les guerres napoléoniennes représentant sans doute l’aboutissement de cette logique. La suite >
Bilan 2011 de la DGA : 10 milliards d’euros investis, moins d’urgences opérations
23/02/12
Créée il y 50 ans par le général de Gaulle, la DGA est chargée de préparer les futurs systèmes de défense, d’équiper les forces armées et de promouvoir les exportations d’armement. Laurent Collet-Billon, Délégué général pour l’armement indique que le ministère de la Défense et des Anciens combattants, à travers l’activité de la DGA en 2011, a investi 10,7 milliards d’euros dans l’industrie au titre des programmes d’armement et de la recherche. La suite >
Euronaval 2012, vous serez bien informés !
21/02/12
Pour la troisième édition consécutive du salon EURONAVAL, toute l’équipe et la rédaction de DSI seront aux commandes de la rédaction des « daily news » (quotidiens bilingues anglais et français) distribués durant le salon et sur Internet. Nous nous réjouissons par avance de vous apporter ce complément d’information.
La cyber-vulnérabilité en mer
21/02/12
Conférence de l’Association Nationale des Auditeurs Jeunes de l’IHEDN (www.anaj-ihedn.org), par l’enseigne de vaisseau 1ère classe Eric Gaudefroy, adjoint au coordonnateur de la sécurité des systèmes d’information pour la Marine
Du fait de l’informatisation croissante des bâtiments de la Marine nationale, de nouveaux types de risques sont apparus lors des opérations en mer. Compte tenu de la complexité des systèmes d’armes et de navigation actuels, une cyber-attaque non anticipée pourrait s’avérer très handicapante voire dangereuse pour l’équipage et la réalisation de la mission. La suite >
Le brouillard de la guerre/The fog of war
21/02/12
Sous-titré « 11 leçons de la vie de Robert McNamara », ce documentaire de 2003 est doublement intéressant. D’une part, parce qu’il offre une plongée dans la vie stratégique américaine sur une période allant de la Deuxième Guerre mondiale à la guerre du Vietnam. Mais ce n’est pas que de l’histoire pure de sorte que, d’autre part, il y est question d’une figure aussi controversée que mythique du panthéon des secrétaires américains à la défense, R. McNamara. La suite >











