Défense et Sécurité Internationale
Archives pour juin, 2012
DSI n°83, juillet-août 2012
28/06/12

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Editorial
Nominations et agenda
La chronique de Carl von C.
Veilles contre-terroristes
Veilles conflits
Veilles stratégiques
Veilles industrielles
Les contrats du mois
Sur le vif
La diplomatie du missile de Pyongyang à l’ère de l’information
Par Nah Liang Tuang, associate research fellow à la S. Rajaratnam School of International Studies (RSIS), Nanyang Technological University (Singapour) et Alan Chong, professeur associé de relations internationales à la RSIS.
Sommet de Chicago : premier bilan
Par André Dumoulin, attaché à l’École royale militaire (Bruxelles), professeur à l’Université de Liège, Membre du RMES.
Deux évolutions de la défense belge : smart defense et « défense Benelux »
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au Centre d’Analyse et de Prévision des Risques Internationaux La suite >
Les Vikings à l’épreuve du feu. L’évolution des séries BV206S et BvS10
27/06/12
Par Joseph Henrotin, chargé de recherche au CAPRI. Cet article est paru dans DSI-Technologies n°17, mai-juin 2009
La formule est connue depuis le milieu des années 1960 et la mise en service du BV202 (Band Vagn – véhicule chenillé) : pour faire face à la question de la mobilité dans le grand Nord, les Suédois conçoivent un véhicule articulé en deux parties, monté sur deux trains de roulement équipés de chenilles particulièrement larges en caoutchouc. But du jeu : réduire au maximum la pression au sol et passer là où aucun autre véhicule ne peut le faire. Mais l’engin a évolué. À partir du BV206, la production passe de Volvo à Hägglunds, au milieu des années 1970. Plus de 11 000 unités sont vendues à plus de 40 pays et en plus de 50 versions. Le concept est amélioré au milieu des années 1990, donnant naissance au BV206S, vendu à 462 unités dans cinq pays (1) et dont quatre variantes sont en production (six autres étant en cours de développement).
L’engin est blindé et son design général change. L’enveloppe tactique d’emploi change également. Le véhicule n’est plus réservé au combat en Arctique mais à tous les environnements « difficiles », depuis les estrans découverts par les marées au cours d’opérations amphibies (2) jusqu’aux environnements de type « jungle », désertique ou encore montagneux. Avec le BvS10, développé depuis la fin des années 1990 et en service opérationnel, le concept est poussé plus loin. Si le véhicule gagne en masse à vide comme en charge utile, il gagne également en puissance, sa protection étant revue à la hausse. Pour l’heure, 203 unités du véhicule ont été vendues à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. La suite >
Combattre en ville – introduction
26/06/12
Introduction du Histoire & Stratégie n°11 – Combattre en ville. Les fondamentaux de la guerre en zone urbaine
Traditionnellement, les armées font « campagne », livrant leurs combats sur des « champs » de bataille et, de fait, le combat urbain a été négligé par les armées occidentales jusqu’à une période assez récente. L’environnement complexe des zones bâties, susceptible de piéger les forces s’y aventurant, a fait de la ville un endroit considéré comme devant être évité par des armées qui se sont traditionnellement structurées pour un combat en zone ouverte.
C’est pourtant une vérité universelle de l’histoire militaire, on choisit rarement l’endroit où l’on se bat, l’adversaire cherchant à bénéficier de l’avantage défensif que lui confère la connaissance du terrain. La donne, pourtant, a changé. L’urbanisation du monde est une réalité appelée à se renforcer : plus de 50 % de la population mondiale vit maintenant en ville, les projections de l’ONU montrant que ce chiffre atteindrait les 60 % en 2030. À ce moment, un milliard de personnes pourraient vivre dans des bidonvilles. Déjà aujourd’hui, nombre de batailles récentes portent le nom de villes : Falloujah, Sarajevo, Grozny, Mogadiscio, Bassorah ou encore Vukovar. À l’avenir, cette tendance devrait se renforcer et le dernier rapport Horizons stratégiques de la Délégation aux affaires stratégiques d’indiquer que « les espaces urbains, centres de pouvoir et lieux symboliques, devraient, compte tenu de l’urbanisation croissante, rester des zones privilégiées d’affrontement. Avec le développement des mégapoles et le rôle croissant des villes-États, les zones urbaines pourraient constituer bien plus qu’un simple espace d’engagement tactique ou opératif et devenir un espace stratégique à part entière caractérisé par des modes et des tactiques d’affrontement asymétrique spécifiques (1) ». La suite >
Histoire & Stratégie n°11 – Combattre en ville. Les fondamentaux de la guerre en zone urbaine
25/06/12
Les villes occupent dans l’histoire militaire une place à part. Objectifs stratégiques par excellence, tant par leur poids démographique, économique, logistique – on y trouve les carrefours et les « hubs » routiers, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires – que par leur importance symbolique – celle de Stalingrad vient immédiatement à l’esprit -, leurs conditions particulières exigent des armées qui désirent y combattre de multiples adaptations, tant du point de vue des matériels que de celui des modes d’actions.
Ce sont ses adaptations qui font l’objet du présent numéro de Histoire & Stratégie, rédigé par Joseph Henrotin, chercheur au Centre d’Analyse et de Prévention des Risques Internationaux (CAPRI). En partant des spécificités de l’environnement urbain, il analyse ensuite les aspects théoriques du combat urbain, avant d’évaluer la place – considérable – que jouent les divers moyens d’appui dans les opérations urbaines. Des études de cas, consacrées respectivement aux expériences russes à Grozny et israéliennes à Beyrouth et dans les Territoires palestiniens, complètent ce numéro, dont la thématique mérite particulièrement que l’on s’y attarde aujourd’hui.
En effet, après avoir été pendant plusieurs années marquée par son engagement en Afghanistan, où la majeure partie de ses opérations ont été conduites en milieu rural, l’armée de Terre française s’apprête aujourd’hui à se désengager de ce pays. À son instar, nombre d’armées européennes engagées en Afghanistan s’inscrivent désormais dans la perspective du retrait des forces de l’OTAN à l’horizon 2014. Après cette date, peu nombreux sont les commentateurs qui envisagent des opérations aéroterrestres de contre-insurrection de longue haleine, et les opérations futures pourraient davantage être constituées d’actions « coup de poing » contre des cibles à haute valeur stratégique : les villes, dont la saisie comme gage ou pour parachever la chute d’un adversaire affaibli au préalable par d’autres moyens pourrait constituer le couronnement de campagnes courtes, avant un rapide retrait.
Dès lors, il est particulièrement pertinent de se replonger dans la théorie et la pratique des opérations urbaines, y compris de haute intensité. L’importance de ces espaces et l’urbanisation de l’ensemble de l’humanité rendent en effet inévitable que les villes soient, demain, les espaces de bataille par excellence. La suite >
Guerre froide et espionnage naval
22/06/12
Peter A. Huchtausen et Alexandre Sheldon-Duplaix, Nouveau Monde, Paris, 2012, 538 p.
Le renseignement naval est particulier : non seulement il porte sur des forces et des intentions politiques mais il implique également de considérer des marines et des navires, objets techniques par excellence. Ce n’est pourtant pas un manuel de la question que nous livrent les auteurs mais bien leur analyse d’une série d’épisodes, plus ou moins connus, allant de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 1990.
L’ouvrage démarre fort : non, le U-234 n’a pas été coulé alors qu’il ralliait le Japon avec de l’or et des systèmes IR ou encore des pièces de réacteurs. En fait, apprenant la capitulation allemande, le commandant du bâtiment entendait passer aux États-Unis – qui avaient tout intérêt à faire croire à la disparition du navire – quitte à ce que les deux officiers japonais présents à bord se suicident. La suite >
Première étape pour CONTACT
22/06/12
La DGA a notifié le 21 juin 2012 à Thales la première étape du programme CONTACT (Communications Numériques Tactiques et de Théâtre) pour un montant de 1,06 milliards d’euros. Ce programme vise à équiper les armées de postes de radio de nouvelle génération en remplacement des postes existants, en particulier les PR4G, offrant ainsi des performances accrues en termes de débit, de protection et d’interopérabilité.
Contact est un programme à haute valeur technologique, avec un fort potentiel à l’exportation qui pourra capitaliser sur le grand succès du PR4G auprès de nombreux pays. Son développement et sa production vont mobiliser les compétences de plus de 2 000 personnes en France. La suite >
La démocratie et la guerre au XXIe siècle. De la paix démocratique aux guerres irrégulières
21/06/12
Jean-Vincent Holeindre et Geoffroy Murat (Dir.), Hermann, Paris, 2012, 237 p.
Quelle est la place de la démocratie dans la paix ? Un Etat démocratique est-il raisonnablement gage d’une politique non-offensive ? Peut-on à la fois vouloir la paix par la démocratie et faire la guerre pour la démocratie ? Ce sont là des questions centrales dans la théorie des relations internationales en tant que discipline avec, en arrière-plan, un débat qui a considérablement évolué depuis ses prémices, au début des années 1990. La suite >
Plates-formes blindées : roues ou chenilles ?
18/06/12
Par Philippe Langloit, Chargé de recherche au CAPRI. Article paru dans DSI Hors-Série, n°12, juin-juillet 2010
Le débat n’est ni neuf, ni simple : entre la roue et la chenille, la question de la mobilité des blindés reste posée. Si cet article ne permettra pas de trancher – chaque option ayant ses détracteurs –, il peut cependant remettre en perspective une question qui s’avère cruciale : c’est la mobilité qui détermine la dynamique d’un système militaire, quel qu’il soit et son aptitude à la manœuvre. Or, le milieu terrestre, qualifié de « strié », est bien plus complexe que l’air et l’eau, milieux dits « lisses », isotropes et uniformes. Terre, tarmacs, sable, marécages, neige, boue sont autant de types de sols dont les caractéristiques de densité vont influencer directement la mobilité des forces. Cette dernière se définit comme la faculté à se déplacer quelles que soient les conditions du terrain – la vitesse, au moins dans un premier temps, n’intervient pas.
Sols et mobilité
En théorie, plus un sol est sec et dense, plus la mobilité sera favorisée. Mais la donnée est évidemment complexe. Ainsi, le sol d’une partie de la Russie européenne se prêtait magnifiquement aux déplacements de troupes blindées – donc lourdes – en juin puis durant l’été 1941. À l’automne et au dégel se formera la terrible « raspoutitsa », une boue poisseuse dans laquelle s’enfoncent hommes et véhicules, ralentissant considérablement tout mouvement, lorsqu’elle ne les empêche pas, forçant les forces allemandes à emprunter les rares routes bétonnées ou encore à construire des lignes de chemin de fer, certes pratiques pour le ravitaillement mais inutiles à la mobilité tactique. À ce stade, la pression exercée par un véhicule sur le sol au centimètre carré est déterminante : plus elle est importante, moins la mobilité sera assurée. À ce stade, entre la roue et la chenille, cette dernière permet de mieux répartir la masse d’un engin – en particulier si elle est large. Cas extrême, les engins de la famille des BvS10/BV206S, aux chenilles très larges et qui ont d’abord été conçus pour se déplacer dans la neige, ont une pression au sol inférieure à celle d’un homme à skis, en dépit de leur masse supérieure, pour les premiers, à plus de dix tonnes. La suite >
Retour sur terre du deuxième X-37B
17/06/12
Le deuxième X 37B a effectué son atterrissage le 15 juin à Vandenberg, en fonction des conditions météorologiques. Lancé le 5 mars 2011 et opéré depuis par le 30th Space Wing, le deuxième drone spatial X 37B est donc resté plus d’un an en orbite.
Peu de précisions sur ses missions avaient été apportées, le Space Command indiquant que l’appareil devait réaliser de nombreux essais de ses systèmes. En tout état de cause, son retour sur terre pourrait être rapidement suivi du lancement d’un autre drone du même type. Depuis 2010, les États-Unis assurent en effet ce qui s’apparente à une permanence spatiale sur les orbites basses.
DSI à Eurosatory
11/06/12
Vous pouvez retrouver une (bonne) partie de l’équipe de DSI sur le salon Eurosatory dans les allées ou bien sur notre stand (Hall 6 Stand A31 – secteur de la presse internationale de Défense)… toute la semaine.
Et évidemment un compte-rendu détaillé de toutes les innovations présentées dans notre prochain numéro (n° 83, juillet/août)











