Alors qu’ils disposent déjà d’une pléthore de services de renseignement – 16, plus exactement – les Etats-Unis viennent d’annoncer la création du Defense Clandestine Service (DCS), son personnel provenant majoritairement de la DIA, qui compte 16 300 personnes.

En l’occurrence, elle se focalisera sur l’Asie et doit permettre de constituer une interface entre les services nationaux – comprendre, la CIA – et les services militaires. Cette adaptation, qui suscite nombre de critiques, peut également se comprendre comme étant le résultat d’un intérêt américain plus marqué pour le renseignement politico-stratégique, là où les agences militaires se focalisaient traditionnellement sur le renseignement technique/capacitaire ou strictement opérationnel.

La mise sur pieds découle aussi du constat, effectué dans un rapport classifié, d’un manque de considération pour des zones d’intérêt stratégiques autres que celles où des forces américaines sont engagées – soit l’Iran, la Chine ou la Corée du Nord, voire la bande sahélienne. Comme les autres agences de renseignement, le DCS sera supervisé par le Director of National Intelligence (DNI), actuellement le général James R. Clapper.

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